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ANNALES

SOCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE

DE FRANCE

ANNALES

DE LA

SOCIÈTÉ ENTOMOLOGIQUE

DE FRANCE

Natura maxime miranda in minimis,

D. série.

nr

TOME DEUXIÈME

PARIS

AU BUREAU DU TRÉSORIER DE LA SOCIÉTÉ

rue Saint-Placide, 50 (Faubourg S'-Germain).

1862

ARTICLE 38 DU REGLEMENT. Les opinions émises dans les ANNALES de la Société sont exclusivement propres à leurs auteurs. La Société n'entend aucunement en assumer la responsabilité.

PARIS, Typographie FELIX MALTESTE »r Ce, rue des Deux-Portes-Saint-Sauveur, 22

ANNALES

DE LA

DCIÉTÉ ENTOMOLOGIQUE DE FRANCE

SUPPLÉMENT

A LA

MONOGRAPHIE DES HISTÉRIDES

(Suite) (1).

Par M. S.-A. de MARSEUL.

(Séance du 28 Décembre 1859.)

KXIV. Genre GARCINOPS Mars., Hist. (1855), p. 83, pl. 13, G'° xx1r.

L'auteur du Genera des Coléoptères d'Europe, S'appuyant sur l'autorité M. Lacordaire, dont il suit pas à pas les travaux, n’a pas voulu admettre te coupe générique. Elle forme cependant un genre si tranché et si urel, que personne autre ne le pourra contesler. Les caractères se ssent pour le distinguer: la configuration des jambes, surtout des anté- ares, les stries profondes des élytres, la strie marginale du mésoster- m et enfin l'absence de la curieuse sculpture du pygidium que l’on narque dans les Paromalus. Le savant professeur de l’Université de ge n'avait alors qu'un aperçu de cette partie de mon travail; mon ire n’était pour lui caractérisé que par quelques mots et les espèces qui composaient lui étaient pour la plupart inconnues; ces circonstances

1) Voir, pour la Monographie, les Annales de 1853, 1854, 1855, 1856 et 1857, pour le Supplément, les Annales de 1860, pages 581 et 835, et 1861, page 141 >09.

he Série, TOME II. 4

6 S.-A. DE MARSEUL. 166

expliquent parfaitement ses hésitations, et je suis sûr qu'aujourd'hui il ne maintiendrait pas ses premières idées.

J'avais d’abord nommé ce genre Carcinus et ce n’est que d’après ses observations que je l’ai changé en Curcinops, à cause d’un genre de Crus- lacés qui porte ce nom. N'ayant pu surveiller la gravure de la planche 13 de ma Monographie des Histérides, parue pendant mon voyage en Amé- rique, l’ancien nom y a été conservé.

Le nombre des espèces ayant doublé, je crois utile d’en dresser de nouveau le tablean synoptique, pour servir à la rectification de certaines erreurs provenant de fautes typographiques, et de donner la liste com- plète des espèces avec quelques notes.

On peut répartir les espèces en trois groupes, qui plus tard deviendront probablement autant de genres.

I. CARCGINOPS RADULA, se raltachant aux Æpéerus par la forme de son front et l'épaisseur du corps. On pourrait l’appeler Xestipyge (de Æizrne, rayé, et muyh, pygidium).

1. CARCINOPS (XESTIPYGE) RADULA. PI. 9, f. 4.

Ovalis, parum convexæus, niger, Subnitidus, antennis pedibusque brun- neis, dense strigosus, dorso medio lævi; fronte ad oculos elevata, stria nulla; pronoto stria marginali tenui integra; elytris striis posticis obso- letis, 1-4 dorsalibus integris, basi cum suturali arcuatim juncta, basi abbreviata, subhumerali interna ad humerum producta, externa inte- gra, margine inflexo bisulcato ; prosterno bistrialo, mesosterno sinuato marginatoque ; tibiis anticis 8-denticulatis ; posticis linearibus spinosulis. Long. 2 mill., larg. 4 4/3 mill.

Ovale, assez convexe, noir, peu luisant, si ce n’est sur le dos du prono- tum et sur la partie antérieure des élytres. Antennes brunes. Front arrondi, convexe, élevé au-dessus des yeux, épistome déclive, couverts l’un et l’autre d’une fine strigosité serrée; sans strie circulaire qui l'enveloppe. Labre court, transverse. Mandibules recourbées en pointe aiguê. Prono- tum beaucoup plus large que long, couvert de rides très fines au milieu, bien marquées dans son pourtour; arqué et découpé à la base, oblique sur les côtés, rétréci et largement échancré en devant, avec les angles abaissés, aigus et saillants ; strie marginale entière, plus fine et plus rap- prochée le long du bord antérieur. Écusson en triangle allongé, très petit. Elytres presque deux fois aussi longues que le pronotum, de sa largeur à la base, dilatées à l’épaule, presque parallèles sur les côtés, un peu rétré- cies et coupées droit au bout, avec les angles externes arrondis, couvertes

167 Supplément à la Monographie des Histérides. 7

de strigosités longitudinales vers le bout; stries fortes, confuses dans la partie rugueuse, 1-4 dorsales entières, presque droites et presque équi- distantes, quatrième réunie par un arc basal avec la suturale qui est assez écartée et s’éloigne de plus en plus de la suture; cinquième raccourcie en devant et décomposée; subhumérale interne atteignant l'épaule ; externe forte, entière, rabattue et coudée à l'épaule; bord infléchi finement rugueux et bisillonné. Propygidium en hexagone déclive assez long ; pygi- dium en ogive, peu convexe, tout à fait rabattu, l’un et l’autre couverts de fines strigosités longitudinales serrées, obscurs. Dessous finement rugueux. Prosternum assez large, plan, arrondi à la base, à stries parallè- les; mentonnière à peine rabattue, rebordée et arrondie au bout. Mésos- ternum sinué et rebordé. Pattes brunes; jambes antérieures courbées, dilatées de bonne heure, 3-denticulées, rétrécies au bout, avec un long éperon recourbé; intermédiaires et postérieures courbées, allongées, pres- que linéaires, garnies de quelques épines en dehors ; tarses filiformes, à premier et dernier articles très longs.

Cette remarquable espèce, provenant de la Cafrerie, et que je crois iné- dite, m'a été communiquée par M. Boheman sous le nom d’Africanus Ecbl. et Zeyher, que j'ai changer parce qu’il y a déjà un Saprinus de ce nom.

Elle vient se placer à côté du Garc. minimus, dont elle a quelques traits. Comme cette dernière, elle forme une coupe un peu disparate avec les autres espèces du genre. Il sera, du reste, aisé d’en faire un genre à part, lorsqu'il en sera besoin.

IL 2. CARGINOPS MINIMUS Aubé, Soc. Ent. 1850, 329, 31. Mars., Hist. (1855), p. 90, pl. 13, genre xx11, f. 8.

Varie extrêmement pour la taille et pour la ponctuation qui couvre la surface du corps.

On peut distinguer ce groupe sous le nom de Kassister (Kis, per., et civw, détruire).

IL. Carcinors proprement dit, à forme aplatie et généralement peu convexe, ovalaire ou parallèle.

8. CARCGINOPS coNsors Le Conte, Calif., Col. 40, 2 (1852). Mars., Hist. (1855), p. 88, pl. 13, genre xxx, Î. 1.

8 ._ S.-A. DE MARSEUL. 168

h. CARCINOPS CONJUNCTUS Say, Phil, 38, 8 (1825). Mars., Hist. (1855), p. 89. pl. 13, genre xxIt, Î. 2.

J'ai pu comparer mon espèce avec un type que je tiens du docteur Le Conte.

5. CARCINOPS PUMILIO Er., Jahr., 169, 4 (1834). Mars., Hist., p. 91, fig. 4.

Le type d’Erichson, que j'ai reçu du docteur Gerstäker, provient d’Alle- magne ; il est plus étroit et plus fortement ponctué que les individus importés que l’on rencontre à Marseille dans les Arachides, ou à Rouen dans la cale des navires.

6. CARCINOPS TROGLODYTES Payk., Hist., 46, 34, t. X, f. 1 (1811). Mars., Hist., p. 92, £ 5.

L’Epierus rubripes, de Buénos-Ayres, que M. Boheman a publié dans Eugenies Resa (1858), p. 37, 81, et dont il m'a donné un individu, n’est qu’un Carcinops et ne me paraît pas différer de cette espèce. Cepen- dant jen donne la figure et la description :

(5 a.) CARCINOPS RUBRIPES. PI 9, f. 6.

Ovalis, convexiusculus, piceus nilidus; antennis pedibusque rufis ; capite plano punctulato, stria marginali integra; pronoto dense punctu- lato, punctis grossis intermixtis: elytris apice punctatis, striis validis crenatis, dorsalibus 1-5 integris, basi arcuata, suturali basi abbreviata ; subhumerali interna integra, extlerna brevi ; margine inflexo trisulcato ; propygidio valide, pygidio subtiliter punctatis ; prosterno stria continua, mesosterno sinualo marginatoque ; tibiis anticis contortis bidenticulatis, mediis dilatatis, posticis linearibus bispinosis. Long. 2 1/2 mill., larg. 1 1/3 mill. :

Hister troglodytes Payk., Mon., 48, 34 (1811).

Epierus rubripes Bohem., Eugen. Resa (1858), 37, 81.

Ovale oblong, assez convexe, brun de poix luisant. Antennes roussés. Front légèrement convexe, ponctué, entouré d’une strie entière, avec l’épistome dont il n’est pas distinct. Labre court, petit. Mandibules cour- bées en pointe aiguë. Pronotum large et court, arqué et déchiqueté à la base, avec une impression antéscutellaire, faiblement courbé sur les côtés,

169 Supplément à la Monographie des Héstérides. 9

largement échancré en devant, avec les angles abaissés, saillants et aigus ; couvert d’un pointillé serré, entremélé de points plus forts espacés. Écus- son très petit. Élytres une fois deux tiers plus longues que le pronotum, de sa largeur à la base, dilatées à l'épaule, rétrécies, coupées droit et ponctuées au bout, avec les angles externes obtus. Stries fortes, créne- lées, dérsales 1-5, courbées en dedans à la base, entières, cinquième for- mant un crochet qui joint presque l’écusson; suturale raccourcie vers la base; subhumérale interne entière, externe courte au dessous de l’épaule ; bord infléchi creusé de trois sillons ponctués, coudés à l'épaule. Propy- gidium en hexagone transverse, convexe, incliné, pointillé et parsemé de gros points. Pygidium en demi-cerele bombé, ponctué. Prosternum court, un peu rétréci au milieu, arrondi à la base, bordé d’une strie dans tout son pourtour; mentonnière presque de la même longueur, un peu rabat- tue, étroite, ponctuée, arrondie. Mésosternum échancré en devant, bordé d’une strie entière, pointillé. Pattes rouge brun; jambes antérieures con- tournées, bidentées, terminées par une forte épine courbée, dirigée en dehors; intermédiaires dilatées, bi-épineuses ; postérieures faiblement élar- gies, munies de quelques épines.

Buenos-Ayres (coll. Boheman).

Gette espèce est tellement voisine du Carc. troglodytes Payk., que je n'ose l’en séparer.

7 (4 a). CARGINOPS PALANS. PI, 9, f, 7,

Ovalis, parum convexus, piceus nitidus, antennis pedibusque ferrugi- neis; fronte plana stria tenui integra; pronoto puncticulato, punctis extus validis, stria marginali integra; elytris apice punctatis, striis crenatis dorsalibus 1-5 integris, suturali antice abbreviata, subhumerali interna interrupta, externa brevi, margine inflexo trisulcato; propygidio punc- tato, pygidio puncticulato; prosterno bistriato, mesosterno sinuato margi- natoque; tibiis anticis 2-denticulatis, posticis bispinosis. Long. 2 mill., larg. 4 1/4 mill.

Dendrophilus minutus Fahr. in Bohem., Ins. Cafr, I, 551, 602 (1851). Mars., Hist., 1857, supl., p. 18.

Ovale, peu convexe, noir de poix luisant. Antennes rousses. Tête pres- que plane, densément pointillée, ceinte d’une strie fine entière. Front sans ligne qui le sépare de l’épistome, Labre court, transverse. Mandibules courtes, courbées en pointe assez aiguë, Pronotum court, beaucoup plus large que long, couvert d’un pointillé très fin et très serré, ponctué sur les côtés; arqué à la base avec un point antéscutellaire, arqué sur les

10 S.-A. DE MARSEUL. 470

côtés, rétréci et profondément échancré en devant, avec les angles abais- sés, aigus; strie marginale fine, non interrompue. Écusson petit, triangu- laire. Parapleures visibles. Élytres une fois et demie plus longues que le pronotum, de sa largeur à la base, dilatées à l’épaule, rétrécies et coupées droit au bout, avec les angles externes arrondis ; pointillées, avec de gros points espacés postérieurement. Stries fortes, crénelées, dorsales 4-5 courbées en dedans, entières; suturale un peu raccourcie à la base; subhumérale interne interrompue à l’épaule; externe courte, obso- lète; bord infléchi ponctué, bisillonné. Propygidium en hexagone, déclive, convexe, couvert d'assez forts points espacés. Pygidium entièrement rabattu, convexe, arrondi, très finement pointillé. Prosternum plan, paral- lèle, bistrié, arrondi à la base; mentonnière réfléchie, ponctuée, arrondie au bout. Mésosternum pointillé, sinué en devant et rebordé d’une strie entière. Pattes ferrugineuses ; jambes antérieures contournées, dilatées et munies en dehors de deux petites dents, et au bout d’un éperon courbé en dehors; postérieures médiocrement élargies, bi-épineuses et ciliées.

Cafrerie (coll. Boheman).

Cette espèce publiée par M. Bcheman, sous le nom de Dendrophilus minutus, est certainement un Carcinops, mais je ne sais si elle est bien distincte du Carc. pumilio, qui varie beaucoup pour la taille et la ponc- tuation et qu’on trouve abondamment dans les Arachides apportées de Gambie. Elle me semble être un peu plus petite que les plus petits indi- vidus de ma collection, et elle a la strie suturale un peu raccourcie et la subhumérale interne obsolète à l’épaule.

Si l'espèce est conservée, puisqu'il y a déjà un autre Carcinops de ce nom, On pourra l’appeler Carc. palans.

8. GARCINOPS MERULA. PI, 9, f. 8.

Oblongus parallelus, depressus, niger nitidus, clava rufa, pedibus brun- neis; fronte puncticulata plana, stria marginali integra; proncto parce puncliculato, undique marginatlo; elytris humero et sutura elevatis, puncticulatis ; striis 1-5 dorsalibus tenuibus, integris, apice evanescentibus, suturali vix: basi abbreviata; subhumerali interna integra; margine inflexo bisulcato, impunctato ; propygidio sat valide, pygidio subtilius, parce punctulatis ; prosterno marginato; mesosterno subsinualo, stria arcuala ; tibiis anticis bidentatis. Long. 2 mill., larg. 4 1/5 mill.

Allongé, parallèle, aplati, noir lisse et luisant. Antennes brunes, massue rousse, Front large, assez convexe, très finement pointillé, entouré d’une fine strie entière. Pronotum court, large, à peine arqué à la base, avec un gros point antéscutellaire et les angles droits; faiblement courbé sur

171 Supplément à la Monographie des Histérides. ut

les côtés ; rétréci et largement échancré en devant, avec les angles abais- sés, peu saillants, aigus; strie marginale entière; ponctuation écartée, fine, plus marquée sur les côtés. Écusson punctiforme. Élytres au moins deux fois plus longues que le pronotum, de sa largeur à la base, élevées à la suture et saillantes à l'épaule, presque parallèles sur les côtés, fort rétrécies et coupées droit au bout, avec les angles externes arrondis, cou- vertes d’un fin pointillé superficiel peu serré; bord infléchi imponctué, avec deux sillons forts coudés à l'épaule, rapprochés; subhumérale interne fine, entière, externe nulle; dorsales peu enfoncées, surtout les 4-5 qui sont réduites pour ainsi dire à des lignes de points superficiels, ainsi que la suturale qui est un peu raccourcie à la base, s’évanouissant vers le bout, arquées en dedans. Propygidium large, très court, convexe, un peu déclive, avec des points peu serrés et bien marqués. Pygidium ponctué, mais presque imperceptiblement, en demi-cercle bombé, entièrement rabattu. Prosternum plan, court, peu élargi, arrondi à la base, rebordé dans tout son pourtour par un fort sillon ; mentonnière longue, abaissée, arrondie et rebordée. Mésosternum subsinué, bordé d’une strie entière, arquée; pointillé. Pattes brun-rouge; jambes antérieures contournées, élargies, armées de deux petites dents écartées,

Mexique (coll. Mnizech).

Cetle espèce ne peut se confondre avec aucune autre, encore moins avec celles de sa section, à cause de sa forme parallèle luisante et aplatie, de ses stries très superficielles, etc.

9. CARCGINOPS TRISTIS (éantèllus) Mars., Hist., p. 93, f. 6.

J'avais déjà changé en Carc. tristis le nom de tantillus, employé par le docteur L. Le Conte, pour un Bacanius.

10 (6 a). CARCINOPS LANISTA. PI. Q, f, 40.

Ovalis, depressus, nigro-piceus nitidus, fronte transversa parce punc- tata, stria tenui, integra; pronoto lateribus parce punctato stria margi- nali haud interrupta; elytris striis punctalis, dorsalibus 1-4 integris rectis, parum, sulurali amplius abbreviatis; subhumerali interna integra, externa abbreviala, margine inflexo bisulcato ; propygidio forti- ter, pygidio tenue punctatis; prosterno elliptico marginato ; mesosterno sinualo marginatoque ; tibiis brunneis, anticis extus bidentatis, mediis A-spinosis. Long. 2 mill., larg. 4 1/2 mill.

Ovale, déprimé, noir de poix luisant. Antennes brunes. Front trans- verse, à peine convexe, couvert de gros points épars, entouré d’une fine strie entière. Labre court, transverse. Mandibules courtes, recourbées en

12 S.-A, DE MARSEUL 172

pointe assez aiguë. Pronotum court, beaucoup plus large que long, à peine arqué à la base, arrondi sur les côtés, avec une large bordure de gros points épars, rétréci et fortement échancré en devant, avec les angles abaissés, assez aigus; strie marginale forte, non interrompue. Parapleures visibles. Écusson petit, triangulaire. Élytres une fois et demie plus longues que le pronotum, de sa largeur à la base, faiblement courbées sur les côtés, rétrécies et coupées droit au bout, avec les angles externes arron- dis et des points espacés à la marge ; stries fortes, presque droites, créne- lées ; dorsales presque droites, mais cessant un peu avant le bord posté- rieur; 4-4 entières, à peu près parallèles et équidistantes ; cinquième rac- courcie un peu avant la base, suturale vers le milieu; subhumérale interne entière, atténuée à l'épaule; externe fine, raccourcie à l’épaule; bord infléchi avec deux sillons ponctués, coudés à l’épaule. Propygidium en hexagone transverse, incliné; pygidium en demi-cercle bombé, entiè- rement rabattu; couverts l’un d’une forte ponctuation, l’autre de petits points à peine visibles. Prosternum elliptique, entouré d’une forte strie marginale, arrondi à la base; mentonnière ponctuée, rabattue, assez large et obtuse au bout. Mésosternum sinué et bordé d’une strie entière. Pattes brunes; cuisses antérieures fortement ponctuées en dessous; jambes anté- rieures contournées, médiocrement élargies, armées de deux dents mous- ses espacées et crénelées au delà, terminées par un éperon recourbé en dehors; intermédiaires bi-épineuses; postérieures sinuées au bout,

Mexique.

Ressemble beaucoup au Carc. tristis, près duquel elle se range, mais elle est un peu moins allongée; elle à une subhumérale externe bien accusée, l'extrémité des élytres ponctuée, la strie suturale un peu plus courte, la tête et le pronotum parsemé de points plus forts.

AL. CARCINOPS FUMATUS. PL 9, f. 14.

Ovalis, parum conveæus, brunneo-piceus, nitens; fronte indistincte punctulata marginata, pronoto lateribus Sparsim punctato, stria marginali éntegra ; elytris apice punctis sparsis, striis validis crenatis parallelis, 1-l dorsalibus integris, longe ante medium, suturali in medio abbreviatis ; subhumerali interna rudimento basali, et 2 mediis obsoletis, mar gine inflexo bisulcalo, lævi; propygidio sat valide, pygidio tenuissime, parce punctulatis ; prosterno marginalo, mesosterno sublævi, strid integra sub- recta; tibiis anticis bidentatis. Long. 2 mill., larg. 4 mill.

Ovale, court, peu convexe, brun de poix luisant. Antennes à -massue ferrugineuse. Front convexe, à peine visiblement pointillé, bordé d’une fine strie entière. Pronotum court, large, à peine arqué et finement cré-

178 Supplément à la Monographie des Histérides. 13

nelé à la base, avec un gros point antéscutellaire et l'angle droit; faible- ment courbé sur les côtés, rétréci et largement échancré en devant, avec les angles courts, abaissés, peu aigus et peu saillants; pointillé invisible à un fort grossissement, quelques points épars latéralement; strie margi- nale entière. Écusson en triangle très petit. Élytres à peine deux fois plus longues que le pronotum, de sa largeur à la base, faiblement curvilinéaires sur les côtés, rétrécies et coupées droit au bout, avec les angles arrondis et quelques points irréguliers apicaux ; bord infléchi lisse et longé de deux sillons assez rapprochés, coudés à l’épaule; humérale très fine, oblique ; subhumérale interne formée d’un trait basal profond et d’une ligne ponc- tuée, obsolète au milieu; externe représentée par quelques points; dor- sales fortes, crénelées, parallèles, 1-4 entières, cinquième raccourcie au tiers antérieur, suturale au milieu. Propygidium en hexagone transverse, un peu déclive, ponctué peu densément. Pygidium en demi-cercle bombé, avec de très petits points écartés. Prosternum plan, assez large, court, arrondi à la base, rebordé d’un fort sillon dans son pourtour; menton- nière arrondie et rabattue. Mésosternum faiblement sinué en devant, avec une forte strie marginale, presque droite en devant, et formant un angle droit de chaque côté. Pattes brun-rouge foncé; jambes antérieures bidentées.

Brésil, Sainte-Catherine.

Diffère du Garc. lanista par ses stries subhumérales à peine marquées et

la ponctuation plus espacée, plus fine et moins étendue de ses élytres et de son pronotum.

12. CARCGINOPS TENELLUS Er., Jabr., 170, 8 (1834). Mars., Hist., D 9h 67.

Je me suis assuré de l'identité de mon type avec celui d’Erichson, par la comparaison des deux individus.

13. CARCINOPS COLLARIS. PI, 9, f, 13,

Ovalis brevis, depressus, piceus nitidus; fronte marginata; pronoto stria marginali integra, punctoque antesculellari; elytris striis validis crenatis, 4-4 dorsalibus integris, ultra medium, sulurali ante abbre- vialis ; subhumerali interna basali brevi; margine inflexo bisulcato ; pro- pygidio sat dense, pygidio vix distincte puncticulatis ; prosterno angusto ulrinque profunde marginalo; mesosterno stria antice biangulala a mar- gine distanti; tibiis anticis bidentatis, intermediis in medio unispinosis. Long. 2 mill, larg. 4 4/5 mill,

4 S.-A. DE MARSEUL. 174

Ovale, court, déprimé, d’un brun de poix luisant, lisse. Front convexe, arrondi, entouré d’une fine strie entière. Pronotum court, large, à peine arqué à la base, finement crénelé sur le bord, avec les angles droits et un gros point antescutellaire ; faiblement courbé sur les côtés, rélréci et largement échancré en devant, avec les angles abaissés, peu aigus et peu saillants ; couvert d’un pointillé fin, serré, à peine visible; strie marginale entière. Écusson en triangle, très petit. Élytres près de deux fois plus longues que le pronotum, de sa largeur à la base, un peu curvilinéaires sur les côtés, rétrécies et coupées droit au bout, avec l’angle externe arrondi ; suture un peu élevée; bord infléchi lisse, avec deux sillons cou- dés à l'épaule ; strie humérale fine, oblique; subhumérale interne réduite à un trait basal bien enfoncé ; externe nulle; dorsales fortes, crénelées, parallèles, presque droites, 1-4 entières, cinquième raccourcie au tiers antérieur ; suturale un peu avant le milieu. Propygidium en hexagone transverse, déclive, parsemé de petits points assez écartés. Pygidium en demi-cercle convexe, entièrement rabattu, couvert d’un pointillé peu serré, à peine visible. Prosternum plan, assez étroit, arrondi à la base, bordé de deux sillons profonds non réunis postérieurement; mentonnière assez longue, arrondie, saillante et rabattue. Mésosternum sinué, bordé d’une strie entière bien marquée, formant un angle très aigu sur les côtés, coudé en devant et s’éloignant davantage du bord. Pattes noir-brun ; jambes antérieures armées de deux faibles dents très écartées; intermé- diaires 1-épineuses au milieu.

Mexique.

cette espèce se distingue de toute autre à la forme de la strie margi- nale du mésosternum.

A4. CARCINOPS MISER (musellus) Mars., Hist., p. 95, Î. 8.

J'avais changer déjà le nom de Dejean en celui de miser, à cause du Bacanius misellus Le Conte.

15. CARCINOPS MISERULUS. PI, 9, f, 45.

Parallelus, depressus, brunneus nitidus, antennis pedibusque rufis : fronte parum conveæa, tenue marginata; pronoto parce punctulato, stria margi- nali late interrupta; elytrès apice sparse punctulatis, sutura elevata, striis dorsalibus sat validis, parallelis, poslerius apicem non attingentibus, 1-4 integris, basi, suturali versus medium abbreviatis, sublumerali interna postice tenui abbreviata; margine inflexo bistriato; pygidio punc-

175 Supplément à la Monographie des Histérides. 15

ticulato prosterno latiore utrinque sulcato; mesosterno stria integra ; tibiis anticis obtuse bidentatis. Long. 4 1/4 mill., larg. 2/3 mill.

Parallèle, déprimé, brun luisant. Antennes rousses. Front très finement pointillé, large, peu convexe, entouré d’une strie fine entière. Pronotum court, large, droit à la base, faiblement arqué sur les côtés, échancré en devant, avec les angles abaissés, peu saillants, obtus; pointillé très fine- ment sur la surface, avec quelques points plus forts, très écartés sur les côtés; strie marginale cessant en dedans des yeux. Écusson en triangle très petit. Élytres une fois et demie plus longues que le pronotum, de sa largeur à la base, subparallèles sur les côtés, rétrécies et coupées droii au bout, avec les angles externes arrondis; suture élevée; stries bien marquées, ponctuées, n’atteignant pas le bord apical qui est parsemé de points écartés ; 1-4 dorsales entières, droites, parallèles, cinquième rac- ccurcie vers la base, suturale un peu au-delà du milieu ; humérale très fine, oblique; subhumérale interne forte à la base et devenant très fine au dessous de l'épaule, cessant au delà du milieu; bord infléchi lisse, avec deux stries assez écartées, courbées à l'épaule. Propygidium en hexa- gone court, transverse, déclive, pointillé. Pygidium en demi-cercle con- vexe, entièrement abaissé, pointillé de même. Prosternum large, court, plan, parallèle, presque droit à la base, bordé de chaque côté de forts sillons non réunis par derrière ; mentonnière saillante, un peu rabattue, aussi longue que le pronotum, arrondie au bout, pointillée. Mésosternum largement échancré en devant, bordé d’une forte strie entière, formant des angles aigus de chaque côté et arquée en devant. Pattes rousses ; jambes antérieures contournées, élargies, obtusément bidentées ; inter- médiaires bi-épineuses.

Colombie.

Encore plus petit que le Carc. miser, il est plus aplati, plus parallèle, n'a pas de subhumérale externe, et les stries du pronotum ne sont pas réunies à la base,

16. CARCINOPS VIRIDICOLLIS Mars., Hist., p. 96, f. 9.

17. CARCINOPS GUPRINUS, PI, 9, f. 47.

Ovalis, conveæus, subtus niger, supra æneus, violaceus micans, antennis pedibusque rufis; fronte puncticulata, marginata; pronolo lateribus spar- sissime punclato; Stria marginali integra ; elytris apice punctatis parce, slriis punctatis, dorsalibus arcuatis, 1-4 integris, basi, suturali versu medium abbreviatis, apicem haud attingentibus; subhumerali interna

16 S.-A, DE MARSEUL. 176

integra; margine inflexo bistriato; propygidio pygidioque puncticulatis; prosterno angusto marginato ; mesosterno sinualo marginatoque ; tibiis anticis obluse bidentatis. Long. 4 4/5 mill., larg. 4 mill.

Ovale, convexe, luisant, noir en dessous, vert-bronzé métallique, avec des reflets violacés en dessus. Antennes rousses. Front large, arrondi, convexe, très finement poinlillé, entièrement rebordé. Pronotum court, large, arqué à la base, avec les angles droits, courbé sur les côtés, rétréci et échancré en devant, avec les angles abaissés, assez saillants et assez aigus; parsemé de points très espacés; strie marginale entière. Écusson en trianglé, très petit. Élytres presque deux fois aussi longues que le pro- notum, de sa largeur à la base, dilatées à l'épaule, curvilinéaires sur les côtés, très rétrécies et coupées droit au bout, avec les angles externes arrondis ; parsemées au bord apical d’assez gros points très épars ; stries dorsales ponctuées, subparallèles, arquées en dedans, 4-4 entières, cin- quième raccourcie à la base, suturale au milieu, n’atteignant pas le bord apical; humérale très fine, oblique; subhumérale interne fine, imponc- tuée, entière; bord infléchi lisse, avec deux sillons coudés à l'épaule, rapprochés. Propygidium court, transverse, déclive, pointillé au milieu. Pygidium en demi-cercle bombé, très abaissé, pointillé. Prosternum étroit, plan, court, arrondi à la base, bordé dans son pourtour; menton- nière avancée, abaissée, arrondie en devant et rebordée. Mésosternum sinué; strie marginale sinuée au milieu, arrondie aux angles externes et assez éloignée de la marge. Pattes ferrugineuses; jambes antérieures con- tournées, dilatées, obtusément bidentées.

Colombie (coll. Mnizech).

Se reconnaît aisément à sa couleur, à sa forme épaisse et bomhée, et à la marginale de son mésosternum non interrompue sur les côtés.

18. CARGINOPS DOminIcANUS Mars., Hist., p. 97, f. 40,

19. GARCINOPS BELLULUS. PI, 9, f, 19,

Ovalis, depressus, subtus niger, supra æneus nitidus, antennis pedibus- que rufis ; fronte convexa puncticulata, marginata ; pronoto parce punctato, stria marginali inltegra; elytris sutura elevata, striis validis crenatis, 1-4 integris, basi, suturali ultra medium abbreviatis, apicem puncta- tum non atlingentibus, subhumerali interna integra, margine inflexo striis 2 approæimatis ; propygidio punctato, pygidio puncticulato; pros- terno bistriato ; mesosterno marginato; tibiis anticis 2-dentatis, Long, 4 4/2 mill., larg. 3/4 mill,

177 Supplément à la Monographie des Histérides. 17

Ovale, déprimé, noir en dessous, bronzé luisant en dessus. Antennes rousses. Front largement arrondi, peu convexe, couvert de petits points peu serrés et finement rebordé. Pronotum court, large, peu arqué et cré- nelé à la base, avec les angles droits, courbé légèrement sur les côtés, rétréci et largement échancré en devant, avec les angles abaissés, obtus et peu saillants; couvert de points écartés; strie marginale entière. Écus- son en triangle très petit. Élytres deux fois plus longues que le prono- tum, de sa largeur à la base, curvilinéaires sur les côtés, rétrécies et cou- pées droit au bout, avec les angles externes arrondis; élevées le long de la suture et parsemées au bout d’assez forts points écartés; stries dorsa- les fortes, crénelées, parallèles, un peu arquées en dedans, n’atteignant pas le bord apical, 1-4 entières, cinquième un peu raccourcie à la base, suturale au delà du milieu; humérale très fine, oblique; subhumérale interne fine, entière, droite; externe nulle; bord infléchi lisse, avec deux sillons très rapprochés, coudés à l'épaule. Propygidium en hexagone transverse, déclive, densément pointillé. Pygidium en demi-cercle bombé, entièrement abaissé, très superficiellement pointillé. Prosternum court, plan, étroit, arrondi à la base, bordé sur les côtés et non à la base ; men- tonnière avancée, rabattue, arrondie au bout. Mésosternum sinué au milieu. Pattes brun-ferrugineux ; jambes antérieures contournées, dilatées, obtusément bidentées; intermédiaires bi-épineuses.

Colombie (coll. Mnizech).

Se rapproche du Carc. Dominicanus, dont il se distingue par sa couleur plus bronzée, son mésosternum avec une strie marginale sans interrup- tion de chaque côté et l’absence de gros point antéscutellaire.

20. CARCINOPS PLEBEJUS Mars., Hist., p. 98, f. 11.

24 (A1 a). CARCINOPS DELICATULUS. PI 9, f. 24.

Ovalis, convexiusculus, piceus nitidus, antennis pedibusque rufis ; capite punctulato, stria integra cincto ; pronoto punctulato, punctis validis parce intermixtis; Stria marginali integra; elytris striis crenatis, subhumerali interna, 1-5 dorsalibus integris, basi arcuata, suturali gemina basi abbreviata ; margine inflexo bisulcato; pygilio punctato; prosterno stria utrinque connexa, mesosterno sinuato marginatoque ; tibiis anticis contor- tès S-denticulatis; posticis angulato-dilatatis. Long. 1 2/3 mill., larg. 4 1/3 mill.

Paromalus delicatulus Fahr. in Bohem., Ins. Cafr. 1, 550, 601 (1851). Mars., Hist, (1857), p. 11, supt.

48 S.-A. DE MARSEUL. 178

Ovale, assez convexe, brun de poix luisant. Antennes rousses. Tête arrondie, pointillée, entourée d’une strie entière, convexe sur le front, à peine déprimée sur l’épistome. Labre petit. Mandibules courbées en pointe aiguë, dentées en dedans. Pronotum court, beaucoup plus large que long, arqué à la base, courbé sur les côtés, largement et profondé- ment échancré, avec les angles abaissés, aigus et saillants; couvert d’un pointillé fin, parsemé çà et de gros points très espacés; strie marginale entière. Écusson très petit. Élytres près de deux fois aussi longues que le pronotum, de sa largeur à la base, légèrement arquées sur les côtés, rétrécies et coupées droit au bout, avec les angles externes arrondis; stries assez fortes, crénelées, subhumérale interne et 1-5 dorsales entières, courbées en dedans, cinquième arquée à la base vers l’écusson; suturale géminée, raccourcie vers la base; bord infléchi longé par deux forts sil- lons ponctués, coudés à l’épaule. Pygidium perpendiculaire, en cercle, peu convexe, couvert de points espacés. Prosternum ovalaire, bordé de stries qui se rejoignent devant et derrière; mentonnière de la longueur du pros- ternum, rabattue, arrondie et rebordée en devant. Mésosternum échancré en devant et bordé d’une forte strie non interrompue. Pattes rouge-ferru- gineux; antérieures contournées, terminées par une forte épine dirigée en dehors, avec trois denticules espacés; intermédiaires et postérieures for- tement dilatées en spatule, arrondies au bout et coudées en dehors vers le tiers.

Cafrerie (coll. Boheman).

Cette espèce a les plus grands rapports avec le Carc. plebejus du Cap de Bonne-Espérance, avec lequel je ne puis la comparer.

22. CARCINOPS MADAGASCARIENSIS Mars., Hist., p. 99, £ 42. HInvisæ species auctorum :

93. CARCINOPS GEMINATUS J, Le Conte, Phil., 1859, 314.

Subrotundus, convexiusculus, punctatus, niger, nitidus ; pronoto stria marginalè nulla, antice utrinque impresso; elytris stris punctatis, 4 primis dorsalibus integris, æqualibus, basi versus suluram arcuata; et suturäli antice abbreviatis, interstiliis sulcatis ; subhumerali ante medium abbreviata ; tibiis anticis 3-dentatis. Long. 2,6.

Arrondi, assez convexe, ponctué, noir luisant. Front convexe. Prono- tum sans strie marginale. Élytres avec les stries profondes, ponctuées, les quatre premières égales, entières, la quatrième courbée à la base vers

179 Supplément à la Monographie des Histérides. 19

la suturale, cinquième raccourcie antérieurement avant le milieu, suturale presque entière, les interstries profondément sillonnés, de sorte que les stries paraissent géminées, subhumérale raccourcie avant le milieu; épi- pleures ponctuées, bistriées; jambes antérieures tridentées.

New-York, États-Unis.

24. CARCINOPS PARVULUS J,. Le Conte, Phil., 1859, p. 314.

Ovalis depressus, niger nitidus; fronte puncticulata plana, non striata, pronoto lævi, lateribus punctulatis ; stria marginali integra, non ambiente; elytris striis dorsalibus 1-4 integris, et suturali antice abbrevialis ; subhumerali nulla, epipleuris lævibus bistriatis ; pygidio grosse punctato, Long. 1,4.

Ovale, déprimé, noir, luisant. Front pointillé, plan, sans strie. Prono- tum lisse, pointillé sur les côtés, strie marginale entière, interrompue. Écusson très apparent. Élytres lisses, imponctuées, stries ponctuées; 1-4 dorsales égales, entières ; cinquième raccourcie en devant avant le milieu; suturale au milieu; subhumérale nulle; épipleures imponctuées, bi- striées; pygidium densément ponctué. Pattes noires; jambes antérieures tridentées.

Cuba, Antilles.

XXV. Genre PAROMALUS Er., Jahr., 467, xIV (1834). Mars., Hist. (1855), p. 100, pl. 13, genre xxuI.

4 (5 a). PAROMALUS CORDIPYGUS. PI. 9, f. 4.

Ovalis, parum conveæus, niger nitidus, antennis tibiisque brunneis; fronte punctulata obsolele marginata; pronoto sat dense punctato, stria marginal integra ; elytris sat fortiler parce punctulatis, striis humerali, 4-2 dorsalibus brevibus, suturali utrinque parum abbreviata, margine inflexo bisulcato; prosterno basi submarginato; mesosterno lateribus stria- tis, postice stria biangulata terminato ; libiis anticis contortis dilatatis, L-, intermediis 8-, posticis 1-spinosis. Long. 2 1/3 mill., larg, 4 1/3 mill. e

Elliptique, peu convexe, noir luisant. Antennes brunes. Front large, légèrement convexe, finement pointillé et bordé d’une fine strie peu visi- ble, Pronotum beaucoup plus large que long, presque droit à la base, fai- blement anguleux à la jonction des élytres, l’on ne voit pas d’écusson,

90 S.-A. DE MARSEUL. 4180

avec les angles obtus: peu arqué sur les côtés, si ce n’est vers le devant ; largement échancré en devant, avec les angles saillants, abaissés et aigus ; strie marginale forte latéralement, fine antérieurement, mais non inter- rompue; ponctuation uniforme, assez forte et assez serrée. Élytres une fois et demie plus longues que le pronotum, de sa largeur à la base, cur- vilinéaires sur les côtés, rétrécies et coupées droit au bout, avec l’angle arrondi et la marge roussâtre; bord infléchi parcouru par deux sillons, dont l’externe très fort; strie humérale courte, oblique, première dorsale ne partant pas de la base, mais descendant un peu au dessous de la deuxième, qui en part et cesse avant le milieu, toutes obsolètes; suturale bien marquée, un peu raccourcie aux deux bouts ; ponctuation forte, espa- cée. Propygidium incliné, en trapèze pointillé et impressionné au milieu. Pygidium bombé en demi-cercle, tout à fait rabattu, à peine visiblement pointillé; on aperçoit dans l’un des sexes (9) une figure cordiforme cir- conscrite par un sillon irrégulier. Prosternum plan, long, arrondi à la base et rebordé d’une strie obsolète qui cesse bientôt; mentonnière dans le plan du prosternum, arrondie en devant, bordée d’une strie sur les côtés. Mésosternum large, échancré en devant, bordé d’une forte strie seulement sur les côtés, limité par derrière d’une fine strie; traversé d’une autre strie bien accusée, bianguleuse et biimpressionné. Pattes d’un brun plus ferrugineux vers les tarses; jambes antérieures dilatées et contournées, garnies de quatre épines vers le bout; intermédiaires munies de trois ou quatre épines et postérieures d’une seule.

Cette espèce découverte près de Mexico, par M. Sallé, vient se placer immédiatement avant le Par. infimus, avec lequel elle a les plus grands rapports de taille et de forme. La ponctuation de ses élytres est un peu plus forte et plus espacée; sa strie suturale remonte plus vers la base; son prosternum est bordé à la base d’une fine strie obsolète; enfin le dessin sexuel du pygidium est fort différent.

2 (5 b). PAROMALUS cAUSTICUS. PI. 9, f. 2.

Ovalis, parum conveæus, niger nitidus, antennis pedibusque brunneis ; fronte punctulata, stria mar ginali integra; pronoto dense punctulato, stria marginali haud interrupta; elytris parce punctatis, stria sulurali antice Lantum, dorsalibus 1-2 validis postice abbrevialis; margine inflexo bis- trialo ; pygidio densissime puncticulato ; prosterno haud striato, mesoslerno lateribus marginato, stria biangulata profunda, æqualiter dense puncta- tis; tibiis anticis contortis, k-denticulatis, mediis trispinosulis. Long. 2 1/2 mill., larg. 4 4/2 mill.

Ovale, peu convexe, noir luisant, couvert d’une ponctuation égale, fine sur ? P ?

181 Supplément à la Monographie des Histérides. 2

la tête, un peu plus serrée sur le pronotum, un peu moins sur le propygi- dium, et excessivement fine sur le pygidium, espacée et assez forte sur les élytres ; égale, assez rapprochée et fine sur les trois segments du ster- num. Antennes roux-ferrugineux. Front large, convexe, entouré d’une strie fine non interrompue. Pronotum beaucoup plus large que long, fai- blement arqué à la base, formant un petit angle à la suture, à peine courbé sur les côtés, profondément et largement échancré en devant, avec les angles abaissés et saillants ; strie marginale entière, forte latéralement, fine antérieurement. Élytres une fois et demie plus longues que le prono- tum, de sa largeur à la base, curvilinéaires sur les côtés, rétrécies et cou- pées droit au bout, avec les angles arrondis; stries dorsales profondes, bien marquées, première commencant au quart et descendant au delà du milieu, deuxième partant de la base et finissant au tiers; vers le bout externe on aperçoit deux ou trois petits appendices ; la suturale touche à la marge postérieure, mais s'arrête au tiers antérieur; bord infléchi bistrié. Propygidium en trapèze incliné. Pygidium en demi-cercle bombé : dessin de l’un des sexes (©) formé principalement de deux arcs concentriques, en- closant un croissant aux deux cornes duquel il y à un ovale. Prosternum long, assez étroit, plan, sans stries, arrondi à la base; mentonnière un peu rabattue, arrondie au bout. Mésosternum échancré, traversé par une strie bianguleuse, régulière, profonde. Pattes brunes; jambes antérieures dilatées et contournées, obtusément 4-denticulées ; intermédiaires garnies de cinq épines; postérieures d’une géminée.

Rio-Janeiro, Brésil.

Cette espèce vient se placer immédiatement après le Par. didymus, dont elle diffère surtout par la ponctuation du métasternum qui est serrée, assez fine et égale, tandis que chez ce dernier elle est plus forte, plus espacée le long des côtés qu’au milieu.

3 (5 c). PAROMALUS TRIFOLIUM. PI. 9, f. 3.

Ovalis, parallelus, depressus, niger nilidus, antennis pedibusque brun- neis; fronte dense punctulata, stria marginali integra; prosterno æquali- ler et sat dense punctato, stria marginali haud énterrupla ; elytris parce et valide punctalis, striis dorsalibus obsolelis, sulurali vix apice, et basi ante medium abbreviata, margine infexo bistriato ; propygidio punctulato ; prosterno haud striato, mesosterno strèa laterali valida, transversa bian- gulata, metasterno utrinque punctato; tibiis anticis tortis 3-denticulatis, intermediis k-spinosulis. Long. 2 mill., larg. 4 mill.

Ovale, allongé, presque parallèle, déprimé, noir luisant. Antennes bru- nes, ponctuation fine et assez dense sur la têle, un peu plus forte Série, TOME I. 2

29 S.-A. DE MARSEUL. 182

sur le pronotum, encore plus et très espacée sur les élytres, également forte et peu serrée de chaque côté le long du mésosternum. Front large, convexe, entouré d’une strie fine, entière. Pronotum beaucoup plus large que long, droit à la base, faiblement arqué sur les côtés, rétréci et large- ment échancré en devant, avec les angles abaissés et obtus; strie margi- nale assez grosse sur les côtés, plus fine et non interrompue en devant. Élytres une fois et demie plus longues que le pronotum, de sa largeur à la base, subparallèles, rétrécies et coupées droit au bout, avec les angles arrondis ; stries humérale et 1-2 dorsales obsolètes, courtes, à peine sen- sibles; suturale touchant presque la marge apicale et remontant jusqu’au tiers antérieur; bord antérieur bistrié. Propygidium en trapèze incliné, parsemé de points. Pygidium en demi-cercle, bombé, tout à fait rabattu, creusé dans l’un des sexes (9) d’une cavité circulaire, au milieu de laquelle ressortent en relief trois lobes formant une espèce de trèfle. Prosternum presque plan, élargi et arrondi à la base, sans stries ; mentonnière rebordée sur les côtés. Mésosternum échancré, avec une forte strie marginale de chaque côté, et une transversale bianguleuse nettement accusée. Métas- ternum parsemé latéralement de points oblongs espacés. Pattes brunes; jambes antérieures contournées et dilatées, garnies de trois dentelures ; intermédiaires de quatre petites épines.

Brésil.

Cette jolie espèce, si remarquable par la sculpture de son pygidiumi, vient se placer après le Par. cordipygus, dont elle diffère surtout par sa ponctuation plus forte, sa taille beaucoup plus petite et sa forme moins ovalaire et plus parallèle.

k (5 d). PAROMALUS HARIOLUS. PI. 9, f. 4.

Oblongo-ovatus, subdepressus, niger nitidus, antennis pedibusque rufis ; tenuissime punclulatus, pronoto sat distincte, elytris parum fortius et minus dense; fronte obsolete marginata; stria pronoti haud interrupta ; elytris dorsalibus striès obsolelis, suturali apice et anterius abbreviata, margine inflexo bistriato; prosterno sat lato; mesosterno emarginato, stria biangulata transversa; tibiis anticis contortis, 3-denticulatis, intermediis L-spinosulis. Long. 1 2/3 mill., larg. 3/4 mill.

Ovale, allongé, presque parallèle, subdéprimé, noir luisant. Antennes rousses. Front large, peu convexe, finement pointillé, bordé d’une strie obsolète, Mandibules ferrugineuses, aiguës, dentées en dedans. Pronotum beaucoup plus large que long, à peine arqué à la base, avec les angles droits, courhbé sur les côtés, rétréci et largement échancré en devant, avec les angles abaissés, obtus; couvert d’une fine ponctuation assez serrée ;

183 Supplément à la Monographie des Histérides. 23

bordé d’une strie entière, très ténue en devant. Élytres beaucoup plus longues que le pronotum, de sa largeur à la base, un peu élargies à l'épaule, rétrécies et coupées droit au bout, avec les angles arrondis; ponctuation assez forte et espacée; stries dorsales obsolètes ; suturale rac- courcie au tiers antérieur et n’atteignant pas tout à fait la marge apicale ; bord infléchi bistrié. Propygidium en trapèze incliné, couvert de quelques petits points. Pygidium en demi-cercle, convexe, entièrement rabattu. Prosternum assez large, plan, sans stries, dilaté et arrondi à la base ; mentonnière recourbée, arrondie et presque tronquée au bout, bordée d’une strie fine. Mésosternum échancré, boraé d'une forte strie sur les côtés, traversé d’une profonde strie bianguleuse. Pattes d’un roux-ferru- gineux; jambes antérieures contournées et dilatées, 3-denticulées ; inter- médiaires garnies de {rois ou quatre petites épines ; postérieures peu élar- gies au bout et terminées par une spinule géminée. Mexique. Cette petite espèce, découverte au Mexique par M. A. Sallé, ressemble beaucoup, pour la taille et la forme, aux plus petits individus du Par. istriatus Er., mais sa ponctuation est beaucoup plus fine et un peu plus serrée, les angles de la strie transversale de son mésosternum sont plus prononcés, et elle a une strie suturale bien accusée. Elle vient se placer à la suite du Par. trifolium, dont elle diffère également par sa ponctuation moins forte, surtout sur le mélasternum, par sa taille plus petite et sa forme plus aplatie.

b (6 a). PAROMALUS INUNGTUS. PI 9, £ 5,

Ovalis, convexiusculus, niger nitidus, antennis pedibusque brunneis ; fronte dense punctulata, stria mar ginali integra, pronolo æqualiler et dense punctalo, stria marginali haut interrupta, elytris parcius el validius punc- talis, striis 1-2 dorsalibus brevibus, suturali antice multum, apice vix abbreviata, margine inflexo bistriato ; propygidio dense, pygidio densis- sime punctulato; sterno æqualiter punctalo, prosterno haud striato, mesosterno stria transversa biangulata ; tibiis anticis 3-denticulatis, inter- mediis k-spinosulis. Long. 2 14/2 mill., larg. 4 2/3 mill.

Ovale, assez convexe, noir luisant, Antennes brun-roux. Front large, légèrement bombé, assez densément pointillé, bordé d’une strie entière. Pronotum beaucoup plus large que long, presque droit à la base, avec les angles obtus, arqué sur les côtés, rétréci et largement échancré en devant, avec les angles abaissés, peu aigus; couvert d’une ponctuation égale, serrée et assez forte, avec un gros point antéscutellaire ; bordé d’une strie marginale forte, atténuée et non interrompue au bord antérieur. Élytres une

2/ S.-A, DE MARSEUL. 18/

fois et demie plus longues que le pronotum, de sa largeur à la base, à peine arquées sur les côtés, rétrécies et coupées droit au bout, avec les angles arrondis; ponctuation forte, inégale et médiocrement espacée ; stries dorsales grosses, mal accusées, courtes, première n’atteignant pas la base, deuxième n’y tenant qu'obscurément; suturale bien marquée, partant du tiers antérieur et ne touchant pas le bord apical;: bord infléchi bistrié. Propygidium en trapèze incliné, très densément pointillé, Pygi- dium en demi-cerele bombé, couvert d’un pointillé excessivement serré, de gerçures irrégulières circulaires, ©. Sternum couvert de points fins et serrés. Prosternum plan, dilaté et arrondi à la base, sans stries; menton- nière courte, rabattue, obtusément arrondie au bout et bordée sur les côtés. Mésosternum échancré en devant, bordé latéralement, strie trans- versale bianguleuse, nettement accusée, très rapprochée de la limite pos- térieure. Pattes brunes; jambes antérieures contournées et dilatées, 4- denticulées : intermédiaires garnies de quatre épines; postérieures termi- nées par une épine géminée.

Sainte-Catherine, Brésil.

Cette grande espèce se rapproche du Par. infimus, dont elle se distingue par sa forme plus convexe, la ponctuation du sternum et la disposition de

la strie transversale, etc. 6 (6 a). PAROMALUS MALUS. PI. 9, f. 6.

Ovalis, depressus, niger nitidus, antennis pedibusque brunneis; fronte punctata, integre marginata; pronolo dense punctato, stria mar ginali inte- gra; elytris fortius punctatis, striès dorsalibus 1-2 distinctis brevibus, suturali utrinque valde abbreviata, margine inflexo bistrialo; propygidio parce, pygidio dense punctatis; prosterno haud striato, mesoslerno stria transversa biangulata; tibiis anticis k-denticulatis; intermediis 4-spinosis. Long. 2 9/3 mill., larg. 4 1/3 mill.

Ovale allongé, déprimé, noir luisant. Antennes brunes. Front large, peu convexe, assez densément pointillé, bordé d’une strie assez forte, entière. Pronotum court, beaucoup plus large que long, faiblement bisinué à la base, avec les angles droits, arqué sur les côtés, rétréci et largement échancré en devant, avec les angles abaissés, obtus; couvert de points serrés également espacés, bien marqués ; strie marginale forte, non inter- rompue en devant. Élytres une fois et demie plus longues que le prono- tum, de sa largeur à la base, presque droites sur les côtés, rétrécies et coupées droit au bout, avec les angles arrondis; ponctuation forte, moins serrée que celle du pronotum ; stries bien marquées, première dorsale rac- courcie de part et d'autre, ainsi que la suturale, deuxième dorsale attei-

185 Supplément à la Monographie des Histérides. 25

gnant le milieu; bord infléchi bistrié. Propygidium en trapèze incliné, parsemé de points assez profonds. Pygidium en demi-cercle bombé, très densément pointillé, rugueux au milieu dans l’un des sexes (9). Proster- num arrondi à la base, plan, avec quelques points fins, sans stries ; men- tonnière rabattue, large, ponctuée, bordée sur les côtés, arrondie el presque tronquée au bout, Mésosternum échancré, bordé d’une forte strie el traversé par une autre bianguleuse, bien marquée ; métasternum cou- vert de points écartés et égaux. Pattes brun-roux; jambes antérieures contournées, dilatées et garnies de quatre dentelures; intermédiaires h-épineuses.

Mexique.

Cette espèce, l’une des plus grandes après le Par. complanatus, vient se placer à côté du Par. énfimus, avec lequel elle a les plus grands rap- ports. Elle s’en distingue par une ponctuation plus forte et un peu plus serrée,

7 (6b). PAromALUS LuDERTI. PI. 9, f, 7.

Ellipticus, convexiusculus, niger nitidus, antennis pedibusque rufis; supra sat valide punctatus; fronte marginata; pronoto stria marginal haud interrupta; elytris striis dorsalibus indistinctis, suturali antice et vix poslice abbreviata; margine inflexæo bistriato; mesoslerno interruple mar ginato, stria transversa obtuse biangulata, metasterno parce punclu- lato ; tibiis anticis k-denticulatis, intermediis k-spinosis. Long. 2 mill., larg. 4 mill.

Elliptique, assez convexe, noir luisant, Antennes rousses. Ponctuation forte et espacée sur les élytres et le pronotum, moins sur la tête et le pro- pygidium; écartée et fine sur le métasternum. Front arrondi, convexe, entouré d’une strie fine, entière. Pronotum court, beaucoup plus large que long, droit à la base, arqué sur les côtés, rétréci et largement échan- cré en devant, avec les angles abaissés, obtus: strie marginale forte laté- ralement, fine et non interrompue le long du bord antérieur. Élytres une fois et demie plus longues que le pronotum, de sa largeur à la base, cour- bées sur les côtés, rétrécies et coupées droit au bout, avec les angles arrondis ; stries dorsales 4-2 courtes, indistinctes; suturale grosse et pro- fonde, raccourcie au tiers antérieur et n’atteignant pas tout à fait le bord apical; bord infléchi bistrié. Propygidium en trapèze incliné, inégal. Pygi- dium en demi-cerele bombé, marqué dans l’un des sexes (9) de tubercules irréguliers en relief. Prosternum assez étroit, plan, un peu dilaté el arrondi à la base, pointillé, sans stries: mentonnière rabattue, arrondie et rebordée en devant. Mésosternum échancré, traversé d’une Strie oblu..

26 S.-A. DE MARSEUL. 186

sément bianguleuse et impressionné à chaque angle, bordé sur les côtés d’une forte strie et en devant d’une autre courte, arquée, qui semble partir de l'impression, de sorte que tout le pourtour paraît bordé d’une strie interrompue en quatre ou cinq endroits. Métasternum couvert d’une ponctuation fine et écartée. Pattes d’un rouge-ferrugineux ; jambes anté- rieures contournées et dilatées, 4-denticulées; intermédiaires garnies de quatre petites épines; postérieures terminées par une épine géminée,

Mexique.

Cette espèce a de la ressemblance avec le Par. seminulum ; elle est à peu près de sa taille, mais moins convexe, un peu plus densément ponc- tuée en dessus; sa strie suturale et la configuration du mésosternum ne permettent pas de confondre ces deux espèces. Elle se place après le Par. enunctus.

8 (8 a). PAROMALUS BISTRIATUS,. PI. 9, f. 8.

Oblongus ovalis, convexiusculus, niger nitidus ; antennis pedibusque rufo- brunneis ; fronte marginata, tenue, prosterno validius, sat dense punctatis, stria marginali integra ; elytris fortius et parcius punclatis; striis dorsa- libus 1-2 brevibus distinclis, sulurali nulla; margine inflexo bistriato; pygèidio dense punclulalo ; prosterno lalo, haud striato; mesosterno stria transversa indistincle angulata; tibiis anticis k-denticulatis, mediis 4- spinosulis. Long. 2 mill., larg. 4 mill.

Paromalus bistriatus Kr., Jahrb., 171, 7 (1834). Le Conte, Hist, Amer., 97, 3, pl. 4, fig. 11 (1845).

. Ovale allongé, un peu convexe, noir luisant. Antennes rousses. Front large, faiblement convexe, parsemé de petits points inégaux, espacés, entouré d’une strie entière bien marquée, Pronotum court, beaucoup plus large que long, peu arqué à la base, avec les angles aigus, courbé sur les côtés, rétréci et largement échancré en devant, avec les angles abaiïssés, obtus; couvert de points assez forts, serrés et égaux ; strie mar- ginale entière, forte sur les côtés, plus fine, rapprochée du bord et non interrompue en devant. Élytres une fois trois quarts plus longues que le pronotum, de sa largeur à la base, presque parallèles au milieu, rétrécies et coupées droit au bout, avec les angles arrondis; stries dorsales 1-2 courtes, fortes et bien marquées, la première ne touchant pas la base; suturale nulle; bord infléchi bistrié ; suture élevée postérieurement, ponc- tuation forte, plus grosse et beaucoup plus écartée que sur le pronotum. Propygidium en trapèze, un peu incliné, parsemé de petits points. Pygi- dium en demi-cercle bombé, entièrement rabattu, très densément poin- tillé. Prosternum large, court, arrondi à la base; mentonnière rabattue,

187 Supplément à la Monographie des Histérides. 27

bordée. Mésosternum profondément échancré ; bordé d’une forte strie sur les côtés; traversé d’une autre strie à angles à peine marqués. Pattes d’un brun-rouge ; jambes antérieures contournées et dilatées, garnies de quatre denticules ; intermédiaires de quatre spinules, et postérieures d’une ou de deux.

États-Unis.

Cette espèce, qui m'était inconnue lors de mon travail, est celle de Le Conte, dont je possède plusieurs types, et aussi celle d’Érichson, d’après l'individu sur lequel j'ai fait cette description et que le docteur Kraatz a bien voulu comparer au type de cet auteur. J'en ai trouvé un certain nombre d'exemplaires sous les écorces pourries, en juin, dans le voisinage de Canandaigua, États-Unis (New-York).

9 (8). PAROMALUS BILINEATUS.

Oblongus, parallelus, convexiusculus, niger nitidus, dense et strigose punctulatus, antennis pedibusque brunneis; fronte et proslerno haud inter- ruple marginatis; elytris dorsalibus striis indistinclis, suturali nulla ; margine inflexo bistrialo; prosterno lato haud strialo; mesosterno stria transversa biangulata ; tibiis anticis k-denticulatis, intermediis h-spinosis, Long. 2 4/4 mill., larg. 4 mill.

Paromalus bistriatus Mars., Hist., 414, 8, pl. 13, genre xxrm, Î, 8.

Allongé, parallèle, faiblement convexe, noir luisant. Antennes brunes. Front large, un peu convexe, densément pointillé, bordé d’une fine strie entière. Pronotum court, beaucoup plus large que long, à peine arqué à la base, avec les angles droits, peu courbé sur les côtés, rétréci et large- ment échancré en devant, avec les angles abaissés et assez aigus ; marqué d’une faible impression au devant de la suture, couvert d’une ponctua- tion égale, serrée et aciculée; strie marginale entière, fine et non inter- rompue en-devant. Élytres deux fois plus longues que le pronotum, de sa largeur à la base, parallèles sur les côtés, rétrécies et coupées droit au bout, avec les angles arrondis; couvertes d’une ponctuation très serrée, strigueuse; suture un peu élevée postérieurement; stries 1-2 dorsales obsolètes, suturale nulle; bord infléchi bistrié. Propygidium bombé, en trapèze incliné, pointillé. Pygidium en demi-cercle convexe, rugueuse- ment et très densément pointillé. Prosternum large, plan, arrondi à la base ; mentonnière rabattue, ponctuée et rebordée. Mésosternum échan- cré, bordé d’une forte strie sur les côtés ; traversé d’une autre strie bian- guleuse, Métasternum parsemé de points allongés, écartés. Paltes brunes:

28 S.-A, DE MARSEUL, 188

jambes antérieures contournées et dilatées, 4-denticulées; intermédiaires garnies de quatre spinules et postérieures de deux au bout.

Mexique.

L'une des plus allongées du genre après le Par. productus; cetle espèce diffère de ce dernier par l'absence de strie suturale et par sa ponctuation beaucoup plus serrée et moins forte sur les élytres et le pronotum.

C'est elle que j'ai décrite sous le nom de Par. bistriatus; mais

le vrai bistriatus de Le Conte et d’Érichson est le précédent d’après M, Kraatz.

10 (12 a). ParoMmALUS ExIGUUS. PI, 9, f, 10.

Ovalis, depressus, niger nitidus, puncticulatus, antennis rufis, pedibus brunneis ; fronte marginata; pronoto stria marginali interrupta; elytris striis dorsalibus obsoletis brevibus, suturali nulla, margine inflexo bis- triato; prosterno bistriato; mesosterno emarginato, lateribus striato, stria transversali obtuse biangulata; tibiis anticis contortis, apice extus 3-den- liculatis, intermediis trispinosis. Long. 2 mill., larg. 4 mill.

Paromalus exiguus Fabr., in Bohem., Caff. 1, 552, 603 (1851). Mars., Hist, (1855), p. 121.

Ovale, déprimé, noir luisant. Antennes rousses, Front large, légère- ment convexe, pointillé, entouré d’une strie entière bien marquée. Prono- tum plus large que long, à peine visiblement pointillé, surtout au milieu, à peu près droit à la base, avec les angles peu obtus, à peine arqué sur les côtés, rétréci, fortement et largement échancré en devant, avec les angles abaissés et saillants, bordé d’une strie forte, latéralement plus fine et interrompue en devant. Élytres courtes, un peu plus longues que le pronotum, de sa largeur à la base, courbées sur les côtés, rétrécies et coupées droit au bout, avec les angles arrondis; couvertes d’une ponc- tuation peu serrée et assez forte; strie humérale et quelques dorsales représentées par de courts rudiments, qu’on aperçoit à peine en faisant miroiter la surface sous une forte loupe; suturale nulle; bord infléchi faiblement bistrié. Propygidium subtrapézoïdal, incliné; pygidium en demi-cercle bombé, entièrement rabattu ; lun et l’autre très finement pointillés. Prosternum assez court et assez large, arrondi à la base, bordé de chaque côté d’une strie bien marquée; mentonnière très avancée, arrondie au bout, bordée sur les côtés. Mésosternum échancré au milieu, avec une forte strie marginale latéralement, et traversé par une autre strie bianguleuse. Pattes d’un brun-ferrugineux ; jambes antérieures con-

189 Supplément à la Monographie des Histérides. 29

tournées, arrondies et dilatées, avec trois petites dentelures vers le bout ; intermédiaires 3-épineuses; postérieures inermes.

Cette espèce est originaire de Port-Natal. J'ai vu l'individu qui a servi de type à M. Boheman. Elle vient se placer dans le tableau synoptique après le Par. seminulum; mais elle a beaucoup de la forme du Par. ocea- nitès, qui comme lui manque de strie suturale et a le prosternum dis- tinctement bistrié; elle en diffère par la ponctuation moins forte sur les élytres, la strie marginale du pronotum interrompue et la strie biangu- leuse du mésosternum.

Aucforum invisæ species :

11. PAROMALUS ESTRIATUS J, Le Conte, Phil., 1859, 314.

Ovatus, depressus, niger, nitidus, supra Lotus puncticulatus ; fronte con- vextiuscula; pronoto stria marginali non ambiente; elytris estriatis. Long. 2 mill.

Pensylvanie, États-Unis.

Ovale, déprimé, noir, très luisant, dessus pointillé, dessous imponctué. Front convexe. Pronotum droit à la base, strie marginale entière, non ambiante. Élytres sans aucune strie, la subhumérale manque aussi. Épi- pleures bistriées. Pygidium sculpté. Jambes antérieures 4-dentées.

12. PAROMALUS PARALLELUS J. Le Conte, Phil., 1859, p. 314.

Oblongus, depressus, niger nitidus, dense puncticulatus, fronte estriata, pronoto stria marginali integra; elytris stria exteriore basali postice abbreviata, striis aliisque 3 medianis utrinque valde abbreviatis, suturali medio antice abbreviata. Long. 2 mill.

Cuba, Antilles.

Oblong, déprimé, noir luisant, densément pointillé. Front sans strie, un peu convexe. Pronotum à strie marginale entière. Écusson invisible. Élytres avec les côtés parallèles, avec quatre stries dorsales sur chacune, l’externe basale très raccourcie postérieurement avant le milieu, les trois autres placées au milieu de l’élytre, très raccourcies devant et derrière, suturale raccourcie par devant au milieu, subhumérale ou marginale nulle; épipleures bistriées. Pattes d’un brun foncé; jambes antérieures avec quatre dents. |

90 S,-A. DE MARSEUL, 190

13. ParoMALUS ROTH: Rosenh., Faune de l’Andal., 91, Note.

Scutellatus, oblongus, parallelus, subdepressus, niger, nitidus, denstus forliter punctalus, antennarum basi pedibusque piceis ; pygidio fortiter punctalo. Long. 2 mill., larg. 4 4/4 mill.

Plus grand et deux fois aussi large que le Par. parallelopipedus. Noir foncé, assez densément couvert de très grands points. Pattes beaucoup plus foncées. Pygidium fortement ponctué. Un écusson distinct.

Tête légèrement convexe, noire, luisante, assez densément et finement ponctuée. Antennes brun-rouge, premier article noir, massue jaune-rouge vif. Pronotum très peu rétréci par devant, presque droit sur les côtés, lé- gèrement rebordé, angles antérieurs arrondis, postérieurs droits, large- ment échancré en devant, légèrement arrondi par derrière, faiblement convexe, noir, luisant, ponctué densément et assez fortement (un peu va- guement et finement sur le dos). Écusson très petit, triangulaire, noir, luisant, lisse. Élytres aussi larges que le pronotum et deux fois aussi longues que lui, droites sur les côtés, tronquées par derrière, légèrement convexes, noires, fortement pointillées, sans trace de stries courtes et fines. Propygidium et pygidium densément et très fortement ponctués. Dessous noir, luisant, ponctué vaguement et finement, densément et for- tement sur les côtés. Pattes rouge-brun; jambes antérieures larges, ar- rondies en dehors, garnies de quatre à cinq petites dents.

De Grèce (M. Roth).

XXVIIL, Genre PELORURUS (PELORUS) Mars., Hist, (1855), p. 195, pl. 13, genre xxv.

Cédant aux raisons alléguées par M. Lacordaire, j'ai déjà remplacé le nom de Pelorus par celui de Pelorurus, afin d'éviter toute apparence de confusion avec le genre Pelor, qui est tombé cependant en désuétude et dont le type a été réuni aux Zabrus.

A, PELORURUS GLAUCOPTERUS. PI. 10, genre xxvint, f. 1,

Ovalis crassus, supra depressus, nigro-æneus, nitidus ; antennis brun- neis; fronte cava punctulata, lateribus marginata; pronoto late extus parce punctato, stria marginali integra; elytris viridibus, striis profun- dis integris, dorsalibus geminatis, sulurali el subhumerali interna sim-

191 Supplément à la Monographie des Histérides. 31

plicibus, externa apicali; margine inflexo bisulcalo; propygidio parce punctalo, pygidio trigono, rufo, exlus punctalo; prosterno sénuato, mesos- Lerno bisinualo marginatis ; tibiis anticis G-denticulatis, posticis spinosis, Long. 5 3/4 mill., larg. 4 3/4 mill.

Ovale, épais, déprimé en dessus, noir bronzé luisant, très finement pointillé à un fort grossissement. Antennes brunes. Front arrondi, un peu concave en devant, élevé au-dessus des yeux, couvert de points assez forts, irréguliers, non séparé de lépistome; strie marginale fine, s’arrê- tant sur les côtés. Pronotum court, fortement arrondi au milieu et bordé de points à la base, avec une double impression au-devant de lécusson et les angles droits; arrondi sur les côtés, très rétréci et échancré en devant, avec les angles abaissés, courts et obtus; couvert de gros points peu serrés sur une grande étendue le long du bord latéral; strie margi- vale très rapprochée de la marge qui est entière. Écusson en pelit trian- gle aigu. Parapleures visibles. Élytres un peu plus longues que le prono- tum, de sa largeur à la base, curvilinéairement dilatées sur les côtés, très rétrécies et presque droites au bout, avec les angles arrondis, et laissant entre elles un petit angle sutural rentrant, d’un vert foncé bleu, planes ; stries fortes, profondes, entières, dorsales 1-5 géminées, avec les deux premiers interslries élevés à la base surtout; suturale et subhumérale interne simples ; toutes ces stries forment comme douze stries parallèles très rapprochées, avec des interstries étroits, égaux, sauf les deux der- niers qui sont beaucoup plus larges; subhumérale externe courte, apicale, continuée quelque temps par des points; bord infléchi à deux stries cré- nelées très rapprochées. Propygidium long, presque droit, un peu con- vexe au milieu, en hexagone, couvert de points espacés. Pygidium rouge, formant une pyramide triangulaire, ponctué sur les faces inférieures. Pros- ternum plan, élargi et sinué à la base, bordé de stries fines sur les côtés ; mentonnière courte, abaissée, arrondie et rebordée. Mésosternum large, bisinué, bordé d’une strie crénelée, entière. Pattes étroites, allongées ; jambes antérieures garnies de six dentelures épineuses; postérieures de cinq ou six épines sur un seul rang ; tarses ferrugineux.

Port-Natal (Coll. Mnizech).

Cette magnifique espèce est beaucoup plus grande que le P. bruchoïdes ; ses stries dorsales complétement géminées, et la couleur des élytres et du pygidium ne permettent pas de la confondre avec ce dernier,

92 S-A, DE MARSEUL, 192

XXXI (XXVII bis). Genre PHYLLOSCELIS.

(Banor, feuille; œuétnos, jambe).

Soc. Ent. série, & IL, 1862, pl. 7, Mon. Suppl., pl. x, genre xxx1, La, La, 1 8.

Corpus sphæricum, læve, nitidum.

Caput retractum; fronte convexa, marginata, « clypeo haud distincta, supra 0$ abrupte elevala; labro brevi emarginato; mandibulis brevibus validis, «pice acuminata subito recurvis ; antennis sub margine ante oculos insertis.

Prosternum angustum bistriatum basi excisum, lobo lato, reflexo, apice sinualo; fossa antennali sub angulo prothoracis detecta, margine pecto- rali integra. Mesosternum latum medio acumine receptum, transverse bis- triatum.

Pronotum antice emarginatum, postice latius, breve, stria unica mar- ginalé tenui. Scutellum parvum triangulare. Elytra apice truncala, tenue striala; margine inflexo bistriato.

Propygidium hexagonum deflezum. Pygidium inflexum subhemisphæ- ricum, slria apicali arcuata.

Abdomen 5 segmentis, longo utrinque bistriato.

Pedes brevissimi, compressi, lati'; femora ovata; tibiæ foliaceæ, anticæ orbiculares, intus ciliatæ et extus apice; posticæ subparallelæ, supra cavæ, pro receptione tarsi, femoribus appressæ; tarsi 5-arliculati, seliformes, ungulis binis.

Corps court, globuleux, un peu plus long que large, brun luisant et pour ainsi dire imponctué.

Tête assez forte, rétractile, appuyée sur la mentonnière, qui est # peine dépassée par les mandibules. Front large, arrondi, convexe, entouré, ainsi que l’épistome qui n’est pas distinct, d’une strie entière bien marquée; présentant en devant une faible sinuosité terminée de chaque côté par une petite dent; abruptement saillant au-dessus de la bouche, Yeux ovalaires, déprimés. Labre très court, transverse, fortement échan- cré. Mandibules courtes, robustes, subitement coudées et terminées en pointe aigué, la droite croisant sur la gauche.

Antennes insérées sous le rebord du front, entre les yeux et les man- dibules ; scape allongé et logé, pendant la contraction, dans une coulisse

193 Supplément à la Monographie des Histérides. 39

pratiquée entre les yeux et la base des mandibules ; funicule de sept arti- cles cachés au-dessus de la lame pectorale; massue arrondie, velue, de quatre articles, tronquée, logée dans une fossette bien accusée, creusée sous l'angle antérieur du prothorax et visible en dessous.

Prosternum (fig. 4 a) étroit, bistrié, profondément incisé à la base ; mentonnière recourbée, courte, large, rebordée et sinuée en devant. Mésosternum large, court, avec une pointe aiguë enfoncée dans la base du prosternum, limité postérieurement par une ligne droite, bordé d’une strie fine entière el traversé par une autre arquée, rapprochée du bord antérieur. Métasternum en trapèze, strié au milieu longitudinalement et bordé de chaque côté.

Pronotum court, large, profondément échancré en devant, arrondi à la base et sur les côtés, avec les angles postérieurs droits et les antérieurs abaissés, obtus, étroitement bordé d’une strie fine entière. Écusson en petit triangle allongé. Parapleures invisibles. Élytres tronquées droit au bout, à bord infléchi sans fossette, bistrié; strie subhumérale interne, 1-5 dorsales et suturale fines, humérale très fine, oblique.

Abdomen (fig. 4 «) de cinq segments : premier long, bisillonné de cha- que côté entre les hanches; 2-5 courts, égaux. Propygidium en hexagone convexe, déclive. Pygidium tout à fait abaissé, en calotte sphérique, ter- miné postérieurement par une strie arquée.

Pattes larges, courtes, aplaties, rétractiles, pressées contre le corps. Cuisses ovales, étroitement rebordées en dedans, avec le trochanter long ; les intermédiaires sillonnées en dehors. Jambes encore plus aplaties, les antérieures arrondies comme de vraies feuilles, dilatées surtout en dedans, ciliées et rebcrdées en dessous sur le bord interne, qui paraît le long de la cuisse dans la contraction, terminées par une courte épine à l'insertion du tarse, et garnies au bout en dehors de trois ou quatre épines; creu- sées en dessus d’une rainure pour loger le tarse ; intermédiaires et pos- térieures plus allongées, élargies en dedans dès la base, avec une large bordure strigueuse, sinuées au bout, avec les angles arrondis, l’externe saillant et plus éloigné du tarse.

Tarses de cinq articles; 4-4 égaux, atténués vers le bout, terminés chacun par deux spinules, cinquième portant deux crochets.

Ce genre, établi sur une curieuse espèce du Sénégal, qui ressemble pour la forme du corps aux Monoplius, Erelmotes el Scapomegas, et qui s’en rapproche pour la disposition du sternum, n’a d’analogue jusqu'ici, pour la conformation des pattes, que le genre Homalopygqus de Boheman. Il vient bien à la suite des Notodoma, qui ont la forme générale du corps, l'agencement du prosternum et la fossette antennaire comme lui, et fait

8! S.-A. DE MARSEUL. 194

le passage aux Dendrophilus, qui ont également les jambes élargies, mais

d’une autre facon. Ses premiers états et son genre de vie sont inconnus.

4. PHYLLOSCELIS OVIDES. PI, 10, genre xxXxvI, f. 4.

Ovatus globulosus, brunneus, lævis nitidus, antennis pedibusque rufis ; fronte convexa, stria marginal integra; pronoto anguste mar ginato ; ely- tris striis tenuibus arcuatis, subhumerali interna, 1-4 dorsalibus integris, in medio, suturali ultra medium abbreviatis, extremis per apicalem junctis, margine inflexo bistrialo ; propygidio parce puncticulato, pygi- dio stria semicirculari apicis ; prosterno angusto bistriato, lobo reflexo, lato marginato apice sinualo; mesosterno medio acuto, stria marginali et transversali integris; tibiæ anticæ orbiculares, posticæ ovatæ extus apice spinosæ. Long. 3 1/2 mill., larg. 3 mill.

Ovale, arrondi, globuleux, brun-rouge, lisse et luisant. Antennes rous- ses. Front large, convexe, entouré avec l’épistome non séparé, d’une forte strie non interrompue très rapprochée de la marge. Labre court, échancré profondément. Mandibules robustes, subitement courbées en dedans en pointe très aiguë. Pronotum large, court, arrondi à la base, avec les angles droits, courbé sur les côtés, très rétréci et profondément échancré en devant, avec les angles abaissés et obtus; strie marginale fine, très rapprochée du bord, entière et non interrompue. Écusson en petit triangle allongé. Parapleures non apparentes en dessus. Élytres deux fois plus longues que le pronotum, de sa largeur à la base, curvilinéaires sur les côtés, très rétrécies et coupées droit au bout, avec les angles externes arrondis, ainsi que les internes, laissant entre elles un petit angle sutural rentrant, dans lequel paraît un petit pli de l’abdomen; stries fines, dorsales parallèles, assez distantes, 1-4 entières, arquées en dedans, surtout la quatrième qui touche presque l’écusson, cinquième raccourcie au milieu, suturale au delà, subhumérale interne entière, ces deux der- nières réunies entre elles par la strie apicale, que touchent toutes les dor- sales; humérale fine, oblique, assez longue ; bord infléchi sans fossette, bistrié. Propygidium en hexagone assez long, incliné, convexe, parsemé de très petits points écartés. Pygidium en calotte sphérique, rabattu, bordé dans son pourtour d’une forte strie semicirculaire. Prosternum étroit, bistrié, un peu plus large à la base et profondément incisé ; men- tonnière infléchie, courte, large, rebordée et sinuée en devant. Mésoster- num en pointe saillante, enfoncée dans la base du pronotum, bordé d’une

195 Supplément à la Monographie des Histérides. 85

fine strie entière, traversé d’une autre strie plus forte, arquée et {rès rap- prochée au milieu du bord antérieur. Pattes rouges ; jambes antérieures arrondies, ciliées en dedans, garnies au bout en dehors de quelques épines; intermédiaires et postérieures presque parallèles, garnies de même.

Sénégal (Coll. Mnizech).

XXXII (XXVIIL bis). Genre PHOXONOTUS,

(Dés, bosse ; vortos, dos).

Soc. Ent., série, t. II, 1869, pl. 7.— Mon., Suppl., pl. x, genre xxx1f, : Mel LR ee OT, 2e

Corpus ovatum, convexum, brunneum, puncticulalum.

Caput mediocre, subrotundalum, convexum, fronte «a clypeo stria haud distincta. '

Antennæ sub frontis margine ante oculos inserlæ ; scapo longo angu- lato; funiculo 7-articulato, clava depressa, pilosa, abrupta rotundata ; fossa antennali sub prothoracis lateribus, pectoralè margine inciso.

Pronolum transversum, basi tuberculatum, stria marginali unica.

Elytra multi-tuberculata, striis tenuibus, obliquis, humerali, k dor- salibus abbreviatis, 2? subhumeralibus ct margine inflexo 1-striato.

Propygidium breve, transversum, semüitectum. Pygidium obliquum Planum, semi-ovale.

Prosternum planum, parallelum, basi incisum, bistriatum, lobo reflexo, rotundato, Mesosternum acuminatum receptum, stria marginali.

Pedes lalè depressi; tibiis anticis dilatalis uniserialim spinosis, posticis parum latlis, parce spinosulis ; tarsis d-articulatis, filiformibus ; anticis supra receplis, posticis liberis.

Corps ovale, convexe, brun-rouge luisant, très finement et densément pointillé.

Tête rétractile, inclinée et appliquée sur la mentonnière. Front fai- blement convexe, arrondi au-devant des yeux, bordé d’une strie fine qui se perd sur les bords de l’épistome, dont il n’est pas distinct; ce dernier rétréci peu à peu, tronqué au bout. Yeux ovalaires peu convexes, entièrement cachés dans le repos. Labre court, transverse, sinué. Mandi- bules fortes, courbées subitement en une pointe acérée, longue, sans dent interne,

Antennes (fig. 4 #) grêles, inséréés sous un petit rebord du front,

36 S.-A. DE MARSEUL. 196

entre les yeux et la base des mandibules; scape long, mince, courbé, renflé au bout et formant un coude; funicule de sept articles étroits, serrés, courts, le premier plus long ; massue comprimée, velue, abrupte, de quatre articles peu distincts, tronquée au bout.

Pronotum en trapèze bombé, arqué à la base, échancré en devant, avec les angles arrondis, peu saillants, arrondi sur les côtés, pointillé, muni le long de la base de gros tubercules; une seule strie marginale.

Écusson triangulaire très petit. Parapleures visibles.

Élytres tronquées au bout, élargies à la base, avec deux rangées de tubercules; quatre stries dorsales fines, obliques; humérale fine ; deux subhumérales parallèles sur le bord latéral; bord infléchi étroit, sans fos- sette, uni-strié,

Propygidium très court, large, déclive, à moitié couvert par les élytres; pygidium plus incliné, à peine convexe, en triangle allongé à sommet obtus.

Prosternum (fig. 4 a) assez étroit, plan, parallèle, incisé à la base pour recevoir la pointe médiane du mésosternum, muni d’une mentonnière rabattue, arrondie au bout, ne depassant pas les angles antérieurs du prothorax, sans ligne de séparation bien apparente, stries marginales parallèles, fines, s’écartant en se continuant sur la mentonnière qu’elles rebordent entièrement.

Bord pectoral antérieur incisé pour le passage de l'antenne, dont la massue va se loger sous le bord latéral au-devant des cuisses, dans une fossette large et superficielle. Mésosternum assez long, presque ogival, avec une fine strie marginale ; limité postérieurement par une strie droite, transverse. Métasternum en carré un peu court.

Abdomen de cinq segments; premier long, avec une strie de chaque côté entre les hanches, 2-5 égaux, courts.

Pattes courtes, aplaties; cuisses fusiformes; antérieures creusées en dedans d’une gouttière pour loger la jambe, dont le bord est cilié; pos- térieures étroitement bordées en dedans. Jambes antérieures larges, arron- dies, concaves en dessus, mais sans fossette bien arrêtée, bordées en dedans, avec un éperon court, oblique, et en dehors quatre dentelures épineuses et plusieurs autres épines ; en dessous bordées en dedans, avec une ligne de cils en dehors; postérieures peu élargies vers le bout, bor- dées en dedans, terminées par une longue épine et ciliées en dehors. Tarses (fig. 4 c) grêles, de cinq articles, 1-4 d’égale longueur, ciliés, cin- quième un peu plus long, biongulé ; tarses antérieurs logés sur la jambe ; quatre postérieurs libres.

Ce genre forme une singularité dans la famille, se remarquent cepen- dant bien des formes bizarres, Nul autre Histéride n’est couvert de gibbo-

197 Supplément à la Monographie des Histérides. 37

sités sur le pronotum et les élytres, comme l’insecte qui en forme le type. Il n’a d’affinités générales avec aucun autre genre; sa fossette antennaire est celle des Paromalus, Garcinops et Dendrophilus, mais son prosternum incisé à la base et recevant la pointe du mésosternum, l'en éloigne con- sidérablement ; ces caractères le rapprochent de beaucoup d’autres, tels que Pelorurus, Monoplius, Cælocræra, Onthophilus, Eretmotes, Noto- doma, Scapomegas, etc.; mais les antennes ne sont plus logées, comme chez eux, dans une fossette bien arrêtée au-dessus du bord pectoral; enfin il a ces deux caractères principaux communs avec les Teretrius et les Xiphonotus et de plus la forme des jambes, mais quelle différence pour le reste!

Je le rangerai tout naturellement dans ce groupe encore mal circonscrit de formes étranges, dont j'ai déjà parlé et qui pourrait se décorer du nom de Pelorides ; il sera sur la limite, faisant le passage, des Notodoma aux Dendrophilus.

Les mœurs et les métamorphoses de ce genre sont inconnues.

1. PHOXONOTUS TUBERGULATUS. PI. 10, genre xxxit, Î, 4.

Ovalis, convexus, rufo-brunneus, dense puncticulatus ; fronte utrinque marginala; pronoto stria marginali integra, tuberculis G basi ; elytris sutura elevata, 2 tuberculorum 3 lineis, striis dorsalibus tenuibus, sub- integra, 2-h démidiatis ; subhumerali utraque inlegris approximatis ; mar- gine inflexo unistrialo; pygidio triangulari parum convexo ; prosterno parallelo, basi inciso, striis antice connexis ; mesosterno stria marginale integra ; tibiis anticis dilatatis denticulato-spinosis: poslicis spinosulis. Long. 4 mill., larg. 3 mill.

Ovale, convexe, roux-brun, densément pointillé sur toute la surface, un peu plus distinctement sur le pygidium et les côtés du pronotum, et fortement sur le métasternum. Front arrondi, large, peu convexe, bordé de chaque côté d’une petite strie qui se perd sur les côtés de l’épistome, qui n’est pas séparé du front. Pronotum court, large, arqué au milieu de la base, avec les angles obtus; faiblement courbé sur les côtés, rétréci et échancré en devant, avec les angles courts, abaissés et obtus ; strie mar- ginale fine, très rapprochée du bord, entière; six tubercules disposées en triangle de chaque côté, les quatre postérieurs sur une même ligne le long de la base, Écusson en petit triangle aigu. Parapleures visibles. Élytres un peu plus longues que le pronotum, de sa largeur à la base, dilatées à l'épaule, rétrécies et coupées droit au bout, avec l’angle externe arrondi ; suture en crête formée par une rigole longitudinale de chaque côté ; stries

Série, TOME IT. 3

938 : S.-A, DE MARSEUL. 198

fines, subhumérales interne et externe très rapprochées, parallèles, entiè- res, dans la marge même; humérale fine, oblique; première dorsale coudée, presque entière, deuxième raccourcie postérieurement au milieu, troisième et quatrième avant le milieu ; le long de ces deux dernières on remarque deux lignes, chacune de trois tubercyles allongés ; bord infléchi assez étroit, unistrié. Propygidium transverse, déclive, court, à moitié couvert par les élytres. Pygidium très incliné, long, légèrement convexe, em triangle à sommet obtus et à base arquée. Prosternum assez étroit, incisé à la base, élargi en devant, concave longitudinalement, avec une mentonnière rabattue, élargie, arrondie au bout et ne dépassant pas les angles antérieurs du prothorax; stries latérales presque parallèles, se cominuant en s’écartant sur la mentonnière, qu'elles entourent en se rejoignant en devant. Mésosternum en pointe aiguë, pénétrant dans la base du prosternum, à strie marginale fine, entière. Jambes antérieures très dilatées, garnies de neuf à dix denticules épineux; postérieures de nombreuses épines. Cayenne, Guyane (Coll. Mnizech).

XXXIII (XXIX bis). Genre SCAPICOELIS.

(Examcs, scape, lige: xoinos, creux).

a wu2 °$ HAT) Al

“Sac. Ent, série, t. 11, 4862, pl. 7, fig. 4. Mon., Suppl, pl. x, genre TAN fact: 4 à, À f.

’Orbicularé is, CONVETUS. Caput retractum ; fronte concava, stria carinata; clypeo angusto:

mandibulis parum prominulis; palpis articulis brevibus, ultimo grosso, obatosu? Pi 9 Lo Añteñnæ sub frontis margine insertæ, scapo cuboïdeo irregulari, funi- loi. in'medio externo adnexo, articulo globoso, 2-7 pressis, trans- vérsis,-sensinu latioribus, clava ovali apice setulosa, fossa parva in angulo dntivo prothoravis, margine pectorali integro. isProstennumlatum , utrinque bistriatum , basi emarginatum , lobo brevis °mesosternum bisinuatum, marginatum, a metasterno haud dis- ténctaiRDALiD 29119 2: Pronotumisbritbmarginali, sulcoque laterali bistriato, 4-foveolato ; ely- tra striis 2 subhumeralibus, dorsali subintegra, 2-4 abbreviatis, suturali cum kr arcubasalt juncta.

: Propygidium Samgyprun inclinatum :; pygidium subcirculare, inferius dejadtumiés sine 4)

199 Supplément à la Monographie des Histérides. 39

Tibiæ omnes in medio dilataiæ; larsis 5-articulalis, supra oblique receplis.

C@rps orbiculaire, convexe, lisse, luisant, pointillé.

Tête petite, enfoncée dans le prothorax ; front faiblement concave, avec un rebord élevé, longé par une strie fine s’avançant anguleusement sur l'épistome, qui est très étroit, concave, droit au bout; labre arrondi; yeux ovalaires, peu saillants; mandibules recourbées en pointe aiguë, rétrac- iles. :

Antennes (fig. b, c, d) courtes, insérées sous un rebord du front au- devant des yeux ; scape contourné, irrégulièrement cuboïde, à faces con- caves, plus large qu’épais; funicule attaché sur la face externe, à premier article globuleux, 2-7 en tranches courtes, serrés les uns contre les autres, croissant progressivement; massue ovalaire compacte, velue au bout. Fossetle antennaire petite, creusée dans l'angle même du protho- rax, dans le pli formé par la lame dorsale et la pectorale qui n’est pas incisée.

Palpes maxillaires (fig. 4 6) de quatre articles, 1-3 courts, serrés, qua- trième ovalaire, renflé, plus long que tous les autres réunis; labiaux de trois articles construits d’une manière analogue, mais moins gros.

Pronotum beaucoup plus large que long, bombé, élargi à la base, avec les angles droits, arqué sur les côtés, échancré en devant, avec les angles arrondis, entouré d’un étroit rebord élevé, le disque est entouré d’un fossé, plus profond aux angles et formant un large bourrelet latéral, limité en dedans par une strie latérale géminée. Écusson petit, triangu- laire, enfoncé. Élytres une fois et demie plus longues que le pronotum, plus larges que lui à la base, saillantes à l'épaule, enfoncées à la suture et bombhées au milieu, arrondies au bout, avec un angle sutural bien marqué ; bord infléchi avec une strie interrompue ; stries fines, subhu- mérale externe longeant le bord, interne un peu raccourcie ; première dorsale entière, 2-4 raccourcies postérieurement, quatrième réunie par un arc basal à la suturale.

Prosternum (fig. a) plan, bordé de deux stries géminées, échancré à la base; mentonnière courte, rabattue, arrondie et rebordée au bout. Mésosternum très large, profondément biéchancré en devant, avec les angles saillants, obtus et creusés en dessus; court et à peine distinct du métasternum, rebordé d’une strie sinuée, distante au milieu et vers les angles.

Abdomen de cinq anneaux; premier segment ventral long, bistrié entre les hanches, beaucoup plus long que tous les autres réunis.

0 S.-A DE MARSEUL. 200

Propygidium bombé, hexagonal, incliné. Pygidium presque en cercle, peu convexe.

Pattes (fig. 4 «, 4 e, 1 f) larges, déprimées, très distantes à leur inser- tion, surtout les quatre postérieures. Jambes grandes, aplaties, dilatées en coude vers le milieu, inermes, creusées en dessus d’une fossette tar- sale oblique. Tarses (fig. 4 e, 1 f) de cinq articles coniques, premier très long, 2-4 plus courts, égaux entre eux, cinquième un peu plus long que les précédents, armé de deux crochets.

Ce genre, constitué sur une petite espèce de Para (Brésil), a les plus grands rapports de forme extérieure avec les Æretmotes, auprès desquels il vient se placer.

On le reconnaît aisément par son pronotum à strie latérale géminée, bordée d’un fossé profond, qui donne aux bords latéraux la forme d’un large bourrelet, à angles antérieurs arrondis, mais non tronqués et redres- sés; par son prosternum plus long, à stries parallèles et à mentonnière rabattue et arrondie au bout; par son mésosternum sans impression pro- fonde de chaque côté; par la massue ovalaire, compacte, velue au bout, et par la forme de l’article apical des palpes qui est court, renflé et ova- laire.

Il tire son nom des cavilés que présenie le scape des antennes.

Ses habitudes et son genre de vie nous sont également inconnus.

A, SCAPICOELIS TIBJALIS. PI, x, genre xxxui, f. 4, 1 a-1 f.

Orbicularis, convexus, rufo-piceus, nitidus, parce punctatus, antennis pedibusque ferrugineis ; fronte leviler concava, stria carinata, antice acu- minata ; pronoto margine angusta elevata, disco pulvinato, lateris gibbula fossa intercepta, stria laterali geminata; elytris disco et humeris pulvi- nalis, stria subhumerali externa integra, interna posticé abbreviata, dor- sali éntegra, 2-4 dimidiatis, suturali integra cum arcu basali juncta; margine inflexo depresso, stria late interrupta; prosterno striis geminis parallelis, lobo antico reflexo ; mesosterno stria marginali in- tegra in medio et lateribus minus margini proxima ; tibiis anticis extus dilatato-sinuatis. Long. 3 mill., larg. 2 mill.

Orbiculaire, convexe, brun, luisant, couvert sur toute sa surface d’une ponctuation peu serrée. Antennes ferrugineuses. Front légèrement con- cave, entouré d’une carène aiguë, longée par une strie fine, non inter- rompue et avancée sur l’épistome en angle très aigu. Epistome très étroit, concave, à bords relevés. Pronotum court, arrondi à la base, avec les angies droits, arqué sur les côtés, échancré et rétréci en devant, avec les

201 Supplément à la Monographie des Histérides, LU

angles arrondis : entouré d’un bourrelet, longé d’une strie, plus large au bord antérieur ; disque bombé, avec un fossé profond tout autour; bord latéral formant un large bourrelet ou plutôt saillant au milieu en une bosse limitée par un double enfoncement ; strie latérale géminée passant sur cêtte gibbosité, l’une des branches entière, l’autre un peu raccourcie en devant. Écusson enfoncé, petit, triangulaire. Élytres une fois et demie plus longues que le pronotum, un peu plus larges que lui à la base, cur- vilinéaires sur les côtés, rélrécies et arquées au bout, avec l'angle sutural bien marqué; épaules saillantes, disque bombé, une impression subapi- cale et la suture très déprimée ; bord infléchi large, faiblement concave sous l'épaule, sillonné au milieu d’une forte strie ponctuée, largement interrompue, marqué de gros points espacés; stries fines, subhumérale externe formant la marge des élytres au bord infléchi, interne bien mar- quée, raccourcie aux deux tiers postérieurs; première dorsale entière ; 2-} raccourcies au milieu, arquées à la base; surtout la quatrième qui se joint à la suturale; cette dernière atteint presque le bout des élytres. Propygidium en hexagone convexe, incliné; pygidium à peine convexe, presque en cercle, un peu écorné en devant, entièrement retourné en bas. Prosternum plan, densément ponctué, assez allongé, parallèle, bordé d’une fine strie géminée, échancré à la base, arqué en devant; menton- nière courte, rabattue, arrondie et bordée d’un bourrelet en devant. Mé- sosternum fort large, avancé au milieu, profondément échancré de cha- que côté, avec les angles très proéminents, obtus, marqués en dessous d’une petite fossette; court et à peine distinct du métasternum; strie marginale entière, plus écartée du bord au milieu et vers les angles. Pattes ferrugineuses ; jambes dilatées vers le milieu, sans denticules; antérieures sinuées vers le bout. Brésil, Para.

XXXVIT. Genre HETÆRIUS de Marseul, Monog. Hist., 14855, p. 187, pl. 44, genre xxvIIr.

Species auctorum invisæ :

4. HETÆRIUS SETIGER J, Le Conte, Phil. 1859, p. 316.

Rotundus, convexus, rufo-piceus, nilidus; pronolo marginato, parce granulato et seloso; elytris seriatim selosis, striis 3 cxlernis elevatis, internis punclatis. Long. 1,2 mill.

42 S.-A. DE MARSEUL. 202

Trouvé dans le comté d'Habeshan, en Géorgie (États-Unis), dans le nid d’une petite espèce de fourmi, sous l’écorce d’un arbre,

Rond, convexe, d’un rouge de poix, luisant ; front concave, avec trois courtes crêtes divergentes. Pronotum deux fois aussi large que long, rétréci fantérieurement, les côtés largement arrondis, avec un rebord saillant, disque peu densément granulé ; chaque granule est muni d’une soie droite courte. Élytres un peu plus larges que le pronotum, côtés largement arrondis, avec six stries chacune, les internes pas enfoncées, confusément ponctuées, les extérieures faiblement élevées, ponctuées, tous les points sétigères. Pygidium rudement et peu densément granulé, Jambes anté- rieures dilatées, avec la marge épineuse.

2, HeTæRIUS HISPANUS Rosenh., Faune d’Andal., p. 89 (1856).

Obscure ferrugineus, convexus, subnitidus, dense subtililer punctulatus, sparsim fucescenti-pilosus denseque hirtus; pronolo subquadrato, æquali- ter convexo, non sulcato, lateribus rectis ; elytris subtililer striatis; pedi- bus elongatis, femoribus tenuibus. Long. 2 4/2 mill., larg. 4 4/4 mill.

Remarquable espèce. Très distincte par sa taille plus grande, sa forte convexité, son épaisse ponctuation, son épaisse pubescence d’un brun jaune, et par l'éclat de sa surface moindre en conséquence, el par sa cou- leur plus foncée. On le reconnait aussi à son pronotum quadrangulaire et sans bourrelet latéral, ses pattes longues, etc. Une espèce très voisine est décrite par M. Lucas, Ann. Soc. Ent., 1855, Bull. 3, H. punctulatus, que cependant je tiens pour entièrement différente d’après le signalement. Ma nouvelle espèce est plus convexe, vraisemblablement aussi plus grande ; les pattes sont plus longues, tout le corps, même le pygidium, est densé- ment pubescent et ponctué des plus fortement relativement au reste de la surface ; on ne voit pas trace d’un très fort sillon longitudinal le long des côtés, d’où le pronotum est régulièrement convexe jusqu'aux bords laté- raux ; sur les élytres densément ponctuées comme le pronotum, les deux seules stries externes sont complètes, seulement on remarque le commen- cement d’une troisième. Tout linsecte est d’un rouge rubigineux, assez luisant, couvert de longs poils d’un brun jaune, courts et épars. Tête unie, densément et indistinctement ridée, d’un Juisant mat, bouche de la cou- leur de la tête, mandibules robustes. Antennes courtes, rouge rubigineux foncé. Pronotum quadrangulaire, environ d’un tiers plus large que long, droit sur les côtés, légèrement rebordé, pas rétréci par devant, et distinc- tement échancré en devant, faiblement bisinué par derrière, angles posté- rieurs pointus, fortement avancés latéralement et fortement impressionnés en dedans, les antérieurs larges et très obliquement entaillés, un peu

203 Supplément à la Monographie des Histérides. 43

relevés; convexe en dessus, sans sillon longitudinal et sans bourrelet latéral, éndistinctement et vaguement ponctué. Élytres de la largeur du pronotum à ses angles postérieurs, pas tout à fait deux fois aussi longues que lui, légèrement arrondies sur les côtés, tronquées postérieurement, fortement convexes, avec la suture plus foncée; rugueusement et très légèrement ponctuées à la base avec des traces d'impressions, et par en dehors, assez fortement impressionnées, la moilié supérieure de la troisième strie el les deux externes. Les deux derniers segments supérieurs de l’ab- domen grands, assez fortement ridés ponctués, pubescents comme les ély- tres. Dessous luisant, densément mais indistinctement ponctué, assez den- sément couvert de courts poils d’un brun-jaune. Pattes longues, rouge rubigineux foncé, luisantes, densément pubescentes de brun-jaune ; cuis- ses grèles, d’égale largeur; jambes légèrement épaissies vers le bout, anguleusement élargies au milieu en dehors, et de garnies de courtes soies.

En mai, sur la sierra de Ronda en Andalousie, sous une pierre, recueilli en grand nombre avec la fourmi étroite, velue de blanc (Aphænogaster senilis Mayr).

J'ai examiné cet insecte et j'ai trouvé qu’il ne forme pas un genre par- ticulier. Les antennes sont, comme dans le H. quadratus, un peu plus minces, les pattes plus longues, les derniers segments supérieurs de l’ab- domen verticaux, et ne rencontrant pas les inférieurs sur le même plan (Rosenh),

XXXVIIT (XXIX). Genre ERETMOTES Mars., Hist. (1855), page 144, pl. 49, genre xxix.

Ce genre, que j'ai créé en 1855 sur une seule espèce, le E. Lucasi, se compose maintenant de quatre, toutes coulées au même moule et prove- nant des côtes de l'Afrique boréale, elles vivent dans des conditions identiques. L’une d’elles a servi de type à un nouveau genre Dimerocerus publié dans nos Annales par MM. Fairmaire et Coquerel.

Les quatre espèces dont se compose actuellement le genre Eretmotes peuvent se distinguer de la manière suivante :

A. Plus grand. Prosternum presque plan, plus allongé. B. Prosternum rebordé, rétréci en devant, faiblement ponctué. Mé- sosternum arrondi au rüilieu, ainsi que la strie marginale,

1, Lucasi, Medeah,

Al S.-A. DE MARSEUL. 204

B’. Prosternum à peine rebordé à la base, élargi en devant, rugueuse- ment ponctué. Mésosternum formant un angle au milieu, ainsi que la strie marginale qui est très forte.

2. Tangerianus. Tanger.

B”, Prosternum rebordé, à peine élargi en devant, rugueusement ponc- tué. Mésosternum obtusément anguleux en devant ; strie mar- ginale forte, arquée.

3 Sociator Coquer. Oran.

A’. Plus petit. Prosternum court, concave, élargi en devant, densé-

ment ponctué, rebordé à la base. Mésosternum obtusément anguleux, bordé d’une strie marginale forte, arquée.

h. Leprieuri. Edough (Bône).

4, ERETMOTES Lucasi Mars., Soc., 1855, p. 444, pl. 19, Genre xxix, ʣ 4.

Orbicularis globulosus, brunneus, nitidus puncticulatus, antennès pedi- busque rufis; fronte plana a clypeo angustalo haud distincta, margine * laterali anguste elevata; labro quadralo ; pronoto basi utrinque impresso, lateribus sinuato marginalo, angulis anticis oblique oblusis depressis ; elytris brevibus, 3 dorsalibus slriis, subhumerali interna postice subabbre- viata; subtus vix distincte puncticulatus ; prosterno plano, bas latiori emarginalo; striis antice propioribus ; lobo brevi sinualo; mesosterno bisinuato plano, striis marginali et transversa integris; tibiis anticis antice extus crenulatis. Long. 3 mill., larg. 2 4/4 mill,

Algérie, Médéah. 9, ERETMOTES TANGERIANUS. PI, 9, f, 2.

Rotundatus, convexæus, brunneo-piceus, nilidus, puncticulatus, anlennis pedibusque rufo-ferrugineis ; fronte marginata, clypeo angustato, labro subsinuato lato, pronoto lateribus marginato, angulis anticis oblique trun- catis, refleæis; basi utrinque biimpressis; elytris striès 1-2 dorsalibus ante medium evanescentibus , subhumerali interna subintegra , externa dimidiata, margine inflexo bistriato; prosterno plano dense rugoso, basi emarginalto, anterius latiore, lobo brevi vix reflexo subsinuato ; mesosterno bisinuato angulatim marginato, ulrinque impresso; tibiis angulato-dila- Latis, anticis crenulatis. Long. 3 mill, larg. 2 4/2 mill.

205 Supplément à la Monographie des Histérides. Lo

Arrondi#bombé, brun de poix, luisant, densément pointillé, plus forte- ment en dessous qu’en dessus, Antennes ferrugineuses. Front presque plan, semi-circulaire, avec un étroit rebord élevé sur les yeux. Épistome très étroit, un peu concave, rebordé comme le front et n’en étant distinct que par le rétrécissement, tronqué au bout. Labre presque carré, tronqué et subsinué en devant. Pronotum bombé, beaucoup plus large que long, arrondi à la base, avec les angles obtus, avancés, et une fossette bien marquée dans la marge et plus en dedans une impression légère ; large- ment sinué et étroitement rebordé sur les côtés, rétréci et échancré en devant, avec les angles taillés obliquement et relevés. Écusson triangu- laire, enfoncé. Élytres relevées en bosse, plus larges que le pronotum, dilatées à l'épaule, rétrécies et subarrondies au bout, avec la marge rou- getre; stries dorsales 1-2 fines, parallèles, s’évanouissant avant le milieu, subhumérale interne presque entière, partant de la base et s’abaissant postérieurement, externe arquée et dépassant peu le milieu ; bord infléchi parcouru par deux fines stries, lune courte, l’autre interrompue à l’é- paule. Propygidium grand, bombé, hexagonal, très incliné. Pygidium semi-ovalaire, un peu convexe, entièrement rabattu. Prosternum large, presque plan, rugueusement ponctué, obscur, très élargi en devant, échancré entre les hanches, et à la base sans rebord. Mentonnière courte, transverse, dans le même plan, à peine sinuée en devant. Mésosternum court, fortement bisinué, très enfoncé dans le prosternum, bordé d’une strie anguleuse bien marquée, formant avec la limite un triangle isocèle ; de chaque côté, on aperçoit une impression assez profonde à la jonction du mésosternum et du métasternum qui est bordé latéralement de quatre stries divergentes. Pattes d’un rouge-ferrugineux, très larges; jambes dilatées au milieu, antérieures crénelées au-devant de la dilatation,

Maroc, Tanger (Coll. Chevrolat).

Cette espèce, à peu près de la taille et de la forme de l’Eret. Lucasi, n’a pas comme lui la suture relevée, le prosternum rebordé et rétréci en devant, la mentonnière rabattue et sinuée ; mais le prosternum est ru- gueux, au lieu d’être finement pointillé, le mésosternum bien mieux rebordé et le métasternum avec quatre stries au lieu de deux ou trois.

3. ERETMOTES SOCIATOR, PI, 9, f, 5,

Rotundatus, convexus, brunneo-piceus, puncticulalus, antennis pedibus- que ferrugineis ; fronte carina striata antice acuminata; a clypeo impresso coartatione distincto; pronoto lateribus mar ginato, angulis anticis oblique

46 S.-A., DE MARSEUL. : 206

truncalo reflexoque; elytris strèis 5 obliquis, subhumerali interna ad marginem, dorsali ei approximata % que subintegris, ultra medium, | ante abbreviatis ; prosterno lato dense punctato, striis rectis, basi sinuato lobo transverso, mesoslerno brevi in medio angulato utrinque sinuato, marginato, ulrinque profunde foveolato; tibiis omnibus latis, in medio ungulatis, brevi spinosis. Long. 2 1/2 mill., larg. 2 mill.

Dimerocerus socialor Fairm. el Coquer., Soc. Ent., 1858, p. 788, pl. 16, fig. 8.

Arrondi, bombé en dessus, d’un brun de poix luisant. Antennes ferru- gineuses. Front plan, très densément pointillé, entouré d’une strie limi- tée par une carène s’avançant en pointe sur l’épistome, qui est séparé du front par un fort rétrécissement entre les antennes et creusé en dessus, élargi et sinué au bout. Pronotum court, beaucoup plus large que long, bombé au milieu, couvert de points fins moins serrés, arrondi à la base, avec une impression de chaque côté vers les angles; oblique, un peu sinué et rebordé sur les côtés, rétréci et échancré en devant, avec les angies tronqués obliquement et retroussés en oreilles. Écusson triangu- laire, très petit. Élytres un peu plus larges que le pronotum à la base, deux fois plus longues que lui, saillantes à l'épaule, rétrécies et arrondies au bout, avec l'angle sutural bien marqué, fortement bombées, avec la suture déprimée, couvertes de points très fins et très serrés d’où parais- sent sortir de petits poils courts jaunes; bord infléchi rugueux, à stries sinuées; stries du dessus assez fines, première ou subhumérale interne bordant l’élytre dans toute sa longueur; première dorsale très rappro- chée, entière, ainsi que la deuxième, troisième raccourcie vers le bout, quatrième un peu avant le milieu. Propygidium en hexagone convexe, très abaissé, pointillé. Pygidium en calotte sphérique, densément pointillé, tout à fait rabattu. Prosternum plan, rugueux, un peu plus long que large, échancré à la base, élargi en devant, rebordé d’une double strie; men- lonnière courte, transverse, séparée du prosternum par une strie droite. Mésosternum large, court, bisinué en devant, saillant au milieu, rebordé, marqué d’une profonde fovéole de chaque côté, bordé de deux stries pro- longées sur le métasternum. Pattes larges, courtes, ferrugineuses; jambes toutes anguleusement dilatées au milieu, antérieures crénelées ; tarses grèles logés dans un sillon oblique.

Algérie, Oran (Collection Fairmaire).

Cette espèce a les plus grands rapports avec le E. Lucasi; un peu plus petit, plus distinctement ponctué en dessus, front mieux rebordé, angles

207 Supplément à la Monographie des Histérides. 47

antérieurs du pronotum plus relevés, et brusquement tronqués, prosternum un peu convexe, plus élargi à la base, à stries sinuées et à peine visible- ment pointillé; mentonnière également courte, rabattue et sinuée en de- vant.

On serait plutôt tenté d'en faire une variété de la première que de créer pour elle un nouveau genre comme l’a fait M. Coquerel.

Elle vit avec la Myrmica testacco-pilosa, espèce de fourmi qui habite sous de grandes pierres plates et qui est abondante sur les coteaux bordant le grand ravin de Saint-André, près de Mers-el-Kébir,

4, ERETMOTES LEPRIEURI, PI, 9, f, A4.

Rotundalus, convexus, piceus nilidus, puncticulatus, antennis pedibusque ferrugineis; fronte margine elevata, clypeo angusto concavo, labro sub- bilobo, pronoto lateribus marginalo, anqulis anticis oblique truncatis, ele- vatis; elytris stria subhumerali interna, que dorsali integris, Ÿ ultra medium, ante abbreviatis ; propygidio densius punctulatlo ; prosterno excavato, rugosulo, marginibus elevato-strialis, lobo longiori recurvo ; mesosterno bisinuato, marginato, utrinque profunde impresso ; tibiis angu- lato-dilatatis, anticis crenulatis. Long. 1 3/4 mill., larg. 4 9/3 mill.

Arrondi, bombé, brun de poix luisant, couvert d’un pointillé fin, serré, un peu plus marqué sur le front et le propygidium. Antennes ferrugineu- ses. Front plan, transverse, entouré d’un rebord tranchant qui se rappro- che en devant et se continue sur l’épistome qui est très rétréci. Labre assez grand, concave, subsinué et élargi au bout. Pronotum court, beau- coup plus large que long, convexe au milieu, rabattu en arrière et en devant, arrondi à la base avec une forte impression de chaque côté vers les angles; oblique et sinué sur les côtés, avec une fine strie marginale très rapprochée du bord ; rétréci et échaucré en devant, avec les angles obliquement tronqués et relevés. Écusson triangulaire. Élytres bombées, non enfoncées à la suture, deux fois plus longues que le pronotum, pres- que de sa largeur à la base, épaules saillantes, curvilinéaires sur les côtés, arrondies au bout, avec l'angle sutural bien marqué; stries fines ; subhu- mérale entière formant un rebord; première dorsale sinuée, également entière et la mieux marquée; deuxième et troisième obsolètes, rac- courcies vers le milieu ; bord infléchi pointillé, sans autre strie qu’une marginale. Propygidium en hexagone bombhé, fort incliné. Pygidium en calotte sphérique, Prosternum large, presque carré, excavé, limité en

48 DE MARSEUL, == Suppl. à la Monographie des Histérides. 208

devant par une strie à peine visible, échancré sur ses quatre côtés, avec les quatre angles très saillants; rebordé sur les bords latéraux ; menton- nière bombée, rabattue et subsinuée en devant, comme enveloppant la bouche. Mésosternum large, court, proéminent au milieu et sinué des deux côtés, rebordé ; creusé latéralement d’une fossette profonde qui s’étend sur le métasternum. Pattes ferrugineuses, courtes et larges; jam- bes dilatées en coude; antérieures finement crénelées.

Cette espèce a été découverte par M. Leprieur, dans la forêt d'Edough près de Bône, en mai, dans un nid de fourmis.

Elle ressemble beaucoup à ses deux congénères, surtout au E. sociator Fairm.-Coq., dont elle pourrait bien n'être que l’autre sexe, car la diffé- rence la plus importante consiste dans la structure du prosternum et de la mentonnière,

Nora. La planche 43 du tome 1% (1861), contenant les espèces de 15 à 35 du genre Héster, doit former la planche vi® de mon Supplément et non la planche v°, comme le graveur l’a indiqué par erreur.

DESCRIPTION DES CLYTIDES DU BRÉSIL (?.

Par M. Auc. CHEVROLAT.

(Séance du 25 Septembre 1861.)

Depuis 1814, époque le commerce extérieur prit un grand dévelop- pement, le Brésil est sans contredit le pays d’où l'on ait reçu le plus de Coléoptères d'outre-mer; aussi beaucoup d'espèces de Clytides de ce vaste empire sont-elles généralement répandues et la plupart connues.

Dans les deux ouvrages qui traitent le plus particulièrement de ces insectes (2), vingt-une espèces sont décrites et une seule est citée sans description.

Deux sont à déduire: le Neoclytus (Clytus) curvatus Germar, dont le N. (CL) dorsalis Dej., Lap. et Gory ne forme qu’une variété; le Meco- metopus (Clytus) festivus Fab., qui est désigné dans la monographie comme étant du Brésil. Sa véritable patrie est la Guyane française. Nous en parlerons dans quelque temps.

Quant aux (Cyllene) Clytus proximus, rufipes, congener et castaneus, décrits par les monographes, ils auraient besoin d’être vus en nature, et décrits à nouveau, le signalement ne concordant pas toujours avec les figures qui en ont été données et le dessous du corps n'ayant pas été étudié et décrit de manière à les faire reconnaître.

Le (Cyllene) Clytus acutus Germar, dont les auteurs cités plus haut ont reproduit une nouvelle description, et qui appartient à ce groupe difficile, en fournit la preuve évidente. Germar lui donne quatre bandes au pro- thorax et MM. Laporte et Gory n’en mentionnent que trois. Il en «a vérita- blement cinq, la quatrième bande, en effet, est raccourcie, suit oblique- ment la tranche supérieure de l’angle postérieur, et se dirige vers le milieu de la base,

Outre les vingt-deux espèces déjà connues, j'en décris aujourd’hui dix- sept qui étaient inédites. Cela portera à trente-neuf le chiffre de celles indiquées ci-après.

Gi) Voyez 1er Mémoire : Clytides du Mexique, ann. 1860, pages 451 à 504, pl. 9, fig. 1 à 12; 92e Mémoire : Clytides de l'ancienne Colombie, ann. 1861, pages 377 à 388.

(2) Laporte et Gory, Monographie du genre Clytus, 1841. Adam White, Catal, of British Museum, 1855, pages 249 à 291.

50 À. CHEVROLAT.

A l'exception des espèces ayant les 2, 3, 8, 9, 22, 25 et 34 à 39, que je ne possède pas, toutes les autres font partie de ma collection.

Lorsque j'aurai étudié et décrit tous les Clytides Américains (moins ceux des États-Unis), par contrées géographiques, je me propose d’en donner une liste générale, réunissant alors les espèces qui ont le plus d’analogie entre elles et les groupant, soit d’après le nombre des bandes du corselet, soit de la longueur ou de la brièveté des pattes, etc. ; ce sera, je crois, le moyen de lever tous les doutes sur leur identité.

Il m'a paru nécessaire d'établir deux nouveaux genres, celui d’'Apelo- cera et de Megalobas.

A. CYLLENE PROXIMA. Nigra, thoracis globosi fasciis tribus, ely- trorum fascia baseos et maculis undecim luteis. Tong. 19 mill., lat. 6 1/6 mill. Patrie : Le Brésil.

Clytus proximus Lap. et Gory, Hist. nat. et [conog., Mon. des Clytus, 4841, p. 5, pl. 2, fig. 2. A. White, Cat. British Mus., p. 249, 2. Clytus rufipes Dej., Cat., édit., p. 356.

2. CYLLENE RUFIPES. Nigra, thoracis fasctis tribus, elytrorum lineis quinque el punctis suturalibus tribus luteis ; pedibus antennisque rubris. Long. 45 3/4 mill., lat. 5 mill.. Patrie : Le Brésil,

Clytus rufipes Lap. et Gory, loc. cit., p. 8, pl. 2, fig. 6.

9. CYLLENE CONGENER, Nigra, thorace rotundato fasciis tribus luleis; elytris fascià baseos rectà, fasciis quatuor arcuatis punctisque suluralibus quatuor luteis ; pedibus antennisque ferè rubris. Long. 47 4/2 mill., lat. 5 mill. Patrie : Le Brésil.

Clytus congener Lap. et Gory, loc. cit., p. 8, pl. 3, fig. 7.

h. CYLLENE DESIGNATA. Nigra velutina; capite, prothorace infra pecloreque cinereis; in capile maculis duabus anticis fasciaque postica, in prothorace fasciis quinque (1° et cinereis), in elytris fasciis quinque undatis (1° alque macula conica, communi, conjuncta fasciæ tertiæ, luteis) fasciis quatuor posticis albidis; septem maculis in lateribus corporis : sulphureis ; macula coxæ posticæ albida et transversa. Long. 13 1/2 mill., lat. 2 1/2 mill.

Voisine des C. cayennensis el congener Lap. et Gory, d’un noir velouté. Palpes et lèvre d’un roux ferrugineux. Téte ayant un sillon élevé et aplati en avant, marquée de deux taches en avant ef d’une bande postérieure

Clytides du Brésil. 51

jaunes. Mandibules noires. Feux châtains. Antennes el paltes noires, recou- vertes d’une indumentation cendrée. Prothorax offrant cinq bandes, première, et quatrième située sur le bord de l'angle postérieur, cendrées, les trois autres sont d’un beau jaune. Écusson semi-arrondi, noir, jaune au sommet. Élytres ornées de cinq bandes ondées, première jaunâtre, voûtée en dessus au milieu, et appuyée à l’écusson, les quatre suivantes blanches, la troisième se convertit sur la suture en une tache conique d’un beau jaune de soufre, la quatrième est interrompue et un point blanc, de chaque côté, le long de la suture, doit quelquefois se réunir avec celle-ci. Le dessous du corps offre de chaque côté sept taches jaunes ; dont six latérales ; première allongée sur la base du prothorax, deuxième, troisième et quatrième le long de la poitrine, la cinquième est un peu en dedans, sixième à huitième en forme de bandes, sur les trois premiers segments de l'abdomen. La tache qui est en regard de la hanche pos- térieure est transverse et d’un blanc de lait. Pygidiun entièrement Jaune.

Un seul exemplaire, des environs. de Rio-Janeiro, m'a été envoyé, dans le temps, par M. Ad. Pompon.

Cette espèce se distingue du C. cayennensis par une bande en plus (la cinquième) aux élytres, elle n'offre pas le trait blanc sutural qui termine Pétui et le dessous du corps qui n’a que six taches, dont deux blanches et quatre jaunes, en offre, dans l'espèce nouvelle, neuf, dont une seule- ment est blanche.

5. CYLLEME ACUTA. Nigra, thorace lineis transversis quatuor (quin- que) flavis, elytris apice mucronatis nigris, fasciis quinque flavis, et antrorsum, ultimis relrorsum arcuatis. Long. 18 1/2 mill., lat. Patrie: Le Brésil, Rio-Janeiro.

Clytus acutus Germ., Mag., IV, 1821, p. 170, 80. Lap. et Gory, Mon., p. 9, pl. 3, fig. 8 A. White, Cat. Br. Mus., p. 250, n. 7. Clylus brasiliensis Dej., Cat., éd., p. 356.

6. CYLLENE FALSA. Nigra, velutina; capite fasciolis tribus luteis:; thorace fasciis quinque, et cinereis, cœteris lætè flavis; elytris fas- ciis quinque albidis ; 2 et antice angulatis, duabus ultimis medio undu- latis, lale arcuata, fere tota et ad suturam luteis ; prothorace infra et pectore cinereis ; laleribus corporis maculis octo ; tribus flavis, quatuor niveis, nempe : terlia, quinta, seplima et octava : infra marginem pos- ticum prothoracis, griseo-flavoque mixta. Long. 16 mill., lat. 5 mill, Du Brésil. Une seule 9.

59 A. CHEVROLAT.

Cette espèce est voisine du GC. cayennensis Lap. et Gory. Elle s’en distin- gue par les caractères suivants : première et quatrième bandes du protho- rax plus largement cendrées. Élytres avec cinq bandes au lieu de quatre, première affectant la même courbe que chez l'espèce comparative, jaune blanchâtre sur chacune des extrémités, les quatre suivantes blanches, deuxième et troisième également anguleuses vers le haut de la suture, dernière émettant sur la suture un trait jaune qui est un peu anguleux et allongé, . quatrième et cinquième très flexueuses au centre de l’étui. Côtés du corps en dessous avec huit taches ; première arquée, grise, mélangée de jaune, située au bord inférieur du prothorax, deuxième, quatrième et sixième d'un beau jaune, troisième, cinquième, septième et huitième blanches, la cinquième est appuyée presque sur la hanche postérieure. Pygidium offrant un trait jaune allongé, subconique, ayant son extrémité inférieure arrondie, Antennes noires. Pattes de même couleur, recouvertes de cendré.

7. CYLLÈNE CONSIMILIS.—Valde affinis GL. ACUTO Germari. Nigra, velu- tina in capile fasciis tribus, in prothorace fasciis quinque (4° et L* cine- reis); scutello ad apicem; elytrisque fasciis quinque (2° semper albida, cæteris extus jam albidis vel flavis) flavis, punctis duobus suturalibus ; prima pari flava, alba; corpore infra, sexdecim maculis luteis, macula coxæ posticæ lactea. Long. 11-13 1/2 mill, lat. 2 4/2-3 3/4 mil. & et © de la province de Saint-Paul, au Brésil,

Cet insecte n'est peut-être qu’une variété locale du C{. acutus Germ. Mêmes dessins en dessus, il en diffère par la deuxième bande des élytres qui est constamment grise, par la deuxième tache suturale qui est blan- che, le 4 se signale en outre par les quatre autres bandes qui sont blan- ches, elles sont jaunes dans la ©, de plus l'abdomen ne présente que trois taches, et on en remarque quatre chez la CG. acuta.

8. CYLLENE CASTANEA. Caslanca; thoracis lineolis transversis tri- bus, elytrorum lineolis quinque et linea suturali, luteis. Long. 13 1/2 mill., lat. 5 mill. Patrie : Le Brésil.

Clytus caslaneus Lap. et Gory, loc. cit., p. 10, pl. 3, fig. 10 et 12 A. White, Cat. Br. Mus., p. 251.

9. CYLLENE ANACANTHA. Nigra, velutina; ore, antennis in dimidia parte basali (ad apicem fuscis) pedibusque rubris; in capite fasciis tri- bus, fasciis quinque in thorace, scutello ad apicem, in elytris fasciis quinque punctisque duobus, sulphureis; peclore et abdomine sexdecim ma-

Clytides du Brésil. 53

culis læte flavis : macula coxa posticæ alba. Long. 49-15 mil, lat. 3-4 mill. De Rio-Janeiro (Brésil). Apex elytri subangulato necnon spinoso.

D'un beau noir velouté. Bouche, antennes, avec les quatre premiers arti- cles (suivants rembrunis) et pattes d’un rouge pâle. Tête marquée de trois bandes jaunes; première sur le bord antérieur, deuxième occupant tout le centre des antennes, troisième en arrière, réunie le long des yeux à la première. Prothorax globuleux, orné de cinq bandes jaunes, quatre sont droites, mais la quatrième est raccourcie, oblique et part du dessus de l'angle postérieur. Écusson noir, à, sommet jaune, offrant sur chaque côté à sa base, lorsqu'il est abaissé, une tache punctiforme jaune. Élytres parallèles, unicostées sur chaque étui et seulement anguleuses au sommet, signalées par cinq bandes et deux points sur chacune, d’un beau jaune ; première en chevron ayant sa courbure anguleuse, appuyée sur le som- met de l’écusson, deuxième et troisième arquées en dessous sur le milieu de l’étui, un point en marge de la deuxième, quatrième courte, directe, offrant en regard un point sutural, cinquième oblique, flexueuse au cen- tre, toutes sont à égale distance. En plus, sous l’épaule, une grande tache jaune. Prothorax en dessous entièrement jaune. Poitrine offrant sur cha- que côté cinq taches jaunes, dont trois latérales. Abdomen marqué de cinq bandes ou taches coniques qui s’appuient au bord inférieur des seg- ments et diminuent de grandeur. La tache qui est en regard des hanches postérieures est blanche et transverse.

Je possède un 4 et une © de cetie espèce qui a été trouvée par M. Adolphe Pompon, près de Rio-Janeiro.

Voisine du G. consèmilis ; nous la placerons, en raison de la terminaison des élytres, vers la fin de sa division.

10. CYLLENE INSIGNITA. Nigra, velutina ; capite longitrorstm striato, flavo tri-viltalo; prothorace lransverso, ad basin valdè constricto, supra paululüm gibbo, fasciis tribus flavis notato: elytris prope suturam lon- gitrorsüm carinatis, apice spinâ median& armatis; singulo elytro tribus maculis el quatuor fasciis flavis ornato; antennis pedibusque brunneo- nigris ; tibiis apice tarsisque rufis. Long. 20 mill., lat. 7 mill. Brèsil.

Clytus insignitus Perroud, Mélanges Entomol., partie, Lyon, 1859, p. 68.

11. CYILENE PATRUELIS. Valida, nigra; capitle sulcato, fasciis tri- bus, tribus in thorace (media paululum retro arcuata), elytrorum fasciis quinque (!° recta 2 et arcuatis et brevibus margine adnexis),

Série, TOME II. l

5h A. CHEVROLAT.

maculaque commune supra fasciam quartan : pallide flavis; in lateribus pectoris maculis quatuor et abdominis fasciolis quinque flavo-pallidis ; ore, antennis pedibusque crassis, ferrugineis. Long. 14-18 mill., lat. h-4 1/2 mill. Patrie : Le Brésil.

Clytus patruelis Dej,, Cat., édition, page 356. Clytus idoneus (De);.).

Robuste, noirâtre, marquée de bandes et taches d’un jaune pâle verdà- tre, Tête sillonnée longitudinalement sur le front, ornée de trois bandes. Bouche, antennes (épaisses) et pattes ferrugineuses. Prothorax arrondi, offrant trois larges bandes, deuxième un peu arquée en dessous. Écusson aux trois quarts jaunâtre. Élytres un peu amincies vers l'extrémité, uni- carénées et épineuses au sommet, signalées par cinq bandes; première droite, liée à l’écusson, deuxième et troisième arquées en dessous, qua- trième et cinquième obliques, quatrième partant de la marge limitée à la carène, offrant de chaque côté, en dessus, une grosse tache, ou ronde ou anguleuse, qui touche à la suture, la cinquième est entière et se fléchit en dessous sur la suture. Pygidium jaune, n’ayant qu’une légère bordure noire. Dessous du prothorax jaune, avec deux taches brunes sur le côté, formées du prolongement des deux dernières bandes du dessus. Corps en dessous brun, poitrine présentant quatre taches, l’une arrondie et l’autre allongée sur chaque côté. Abdomen avec cinq bandelettes ou taches trans- verses et anguleuses,

Dejean avait fait de la © son Clytus patruelis et du & le C. idoneus ; ce dernier est plus grand, plus allongé et assez aminci postérieurement. Le premier a été rapporté du Brésil par M. Th. Lacordaire, et le deuxième lui a été envoyé par M. M. C. Sommer.

12. CYLLENE GHALYBEATA. Nigerrima, capile antice et postice flavo, thorace maculis duabus posticis. flavis, elytris nigro-chalybeis velutinis, singulis lineolis duabus per obliquis una trans angulam humeralem, altera post scutellum ad medium latius currente; abdominis basi singu- : lis lateribus plagis duabus magnis albidis. Long. 21 mill., lat. 2-4 mill. Patrie : Brésil (Spirito-Sancto).

Clytus chalybeatus A. White, Cat. British Mus., 2, 1855-56, p. 250. Clytus oculatus Dej., Cat., édit., p. 356.

Avec cette espèce commence la troisième division à corps plus large, plus court, à antennes épaisses.

13. CYLLENE MELLYI, Cinerea infra, supra nigra ct velutina: anten-

Clytides du Brésil. 55

nis sat validis, nigro-cinereis, articulis 2-6 ad apicem intus breviler spi- nuloso-pilosis ; prothorace remote punctato, vix piloso, postice cinereo ; elytris singulatim bifasciatis el quadrimaculalis; duabus sutuwralibus (4° sæpe deficiente) cinereis et aurantiacis (unicostatis et ad apècem breviler spinosis) ; abdomine nigro fasciis duabus lalis sericeo-albidis. Long. 10-15 mill., lat. 2 3/4 -4 mill. Bahia, Rio-Grande (Brésil).

Clytus Reichei (Gory). Glytus Mellyi (Chev.), Cat. British Mus., h1272, 100:

Courte et épaisse, d’un noir velouté en dessus, cendrée en dessous. Tête cendrée, offrant un sillon longitudinal, marquée quelquefois sur le front d’une tache rousse, côte intra-antennaire, noire et lisse. Palpes, man- dibules, sur la tranche interne, et yeux noirs. Antennes noires, revêtues d’une poussière grise, courtes, épaisses, arlicles deuxième à sixième ter- minés sur un seul côté par un pinceau de poils épineux. Prothorax large, arrondi, un peu déprimé en dessus, noir, étroitement marginé de cendré en avant et plus largement en arrière, le disque offre parfois une ponc- tuation irrégulière, avec quelques longs poils blonds. Écusson grand, semi-arrondi, cendré. Élytres ornées chacune de deux bandes et de qua- tre taches, dont deux suturales (la première fait quelque fois défaut), la première bande basale et la première tache suturale sont cendrées, tandis que les autres sont d’un jaune-orangé, la deuxième bande est située vers les deux tiers de la longueur. Pattes et dessous du corps cendrés. Abdo- men noir, présentant sur le premier et le deuxième segment, une grande tache anguleuse d’un blanchâtre soyeux- et qui s’appuie au bord posté- rieur. Cuisses courtes, aplaties, épaisses, genoux intermédiaires unis et pos- térieurs brièvement bidentés.

Je possède trois exemplaires de cette espèce. Elle devra se placer à la suite du C{. chalybeatus White.

44. CYLLENE HOFFMANNI. Villosa, nigra; thorace globoso; elytris cupreo-acutis, longitudinaliter unicostatis fasciis duabus obliquis et altera transversa cinereis, corpore subtus maculis quatuor flavis. Long. 15 1/2 mill., lat, 5 mill. Patrie: Amér. du Sud.

Clytus Hoffmanni Lap. et Gory, loc. cit., p. 45, pl. 8, fig. 13 bis. Ad. White, Cat. Br. Mus., p. 255, 18.

45. NEOGLYTUS iMPAR. T'horace oblongo, ater, elytris cruce basali fasciaque intra medium flavis, apice truncatis, spinosis, pedibus inlerme- diis longissimis, Long. 14-20 mill., lat. 3-5 mill. Patrie : Le Brésil, Rio-Janeiro.

. 56 À. CHEVROLAT.

* Clytus impar Germ., Sp., 1824, p. 517, 692. Lap. et Gory, loc. cit., p. 21, pl. 5, fig. 24. Ad. White, Cat. Br. Mus., p. 256, n. 31. Glytus cylindricus Dej., Cat., éd., p. 356.

16. NEOCLYTUS PUSILLUS. Niger; elytrorum line baseos semicircu- lari et fasciis duabus suturalibus luteis. Long. 14 mill., lat. 3 9/3 mill. Patrie: Le Brésil, Buénos-Ayres et la Bolivie.

Clytus pusillus Lap. et Gory, loc. cit., p. 22, pl. 5, fig. 25. Ad. White, Cat. Br. Mus., p. 256, n. 32. Clytus philanthus Dej., Cat, éd., p. 556.

17. NEOCLYTUS CURVATUS. Niger, thorace punctis quatuor flavis, ely- tris fasciis duabus arcuatis maculaque ante apicem sulurali flavis. Long. 40 à 47 mill., lat. 3 à 5 mill Patrie : Le Brésil.

Clytus curvatus Germ., Mag., t. 4, p. 171. Lap. et Gory, loc. cit., p. 25, pl. 6, fig. 29. Ctytus dorsalis Dej., Cat., éd., p. 356, var. Lap. et Gory, loc. cit. p. 23, pl. 5, fig. 27. Ad. White, Cat. Br. Mus., p. 256, n. 33.

Niger ; thorace longitudinaliter subelevato, fasciis tribus; elytris macu- lis duabus baseos , lineis tribus transversis obliquis et maculä apicali luteis.

M. Sommer m'a envoyé une ® provenant de Lagoa-Sancta (province de Saint-Paul), qui est brune, a les pattes et les antennes ferrugineuses, et dont les dessins et taches sont blancs, au lieu d’être jaunes.

18. NEOCLYTUS MAGIGUS. Niger, elytris antice ferrugincis; sutura striisque duabus obliquis albis ; postice nigris, fascia alba; pedibus poste- rioribus elongatis. Long. 13-17 mill., lat. 3 1/2 -4 4/2 mill. Patrie : Le Brésil.

Clytus magicus Perty, Delect., An. Art., pag. 93, tab. 18, fig. 16.—Lap. et Gory, loc. cit., p. 25, pl. 6, fig. 30. Ad. White, Cat. Br. Mus., p. 256, n. 34. Clytus basalis Dej., in Museo.

49. NEOCLYTUS SOBRINUS. Niger ; thorace postico cinereo ; elytrorum lineis duabus obliquis et linea posticà luteis. Long. 13 3/4 -15 mill., lat. 4 516-5 mill. Patrie : Le Brésil.

Clytus sobrinus Lap. et Gory, loc. cit., p. 29, pl. 6, fig. 35.— A. White, Cat. Br. Mus., p. 257, n. 39. = Clytus crabroniformis Dej., Cat., éd., p. 907,

Clytides du Brésil. 57

20. NEOCLYTUS OLIVACEUS. Niger; thoracis postico cinereo ; elytris basi et postice cum fasci& lat luteâ cinereis, lunula suturali albä. Long. 11-44 4/2 mill., lat. 3 1/2-5 mill. Patrie: Le Brésil.

Clytus olivaceus Lap. et Gory, loc. cit., p. 30, pl. 7, fig. 36. Deij., Cat., éd., p, 356. Ad, White, Cat. Br. Mus. p. 258, n. A1.

21. NEOCLYTUS BURMEISTERI. Affinis CL. OLIVACEO sed angustior præsertim in prolhorace, griseo-fuscoque coloratus , sublus antice pube lanata albida indutus; antennis pedibusque nigris; capite et prothorace fuscis, illo postice cinereo, longitudine carinato; scutello luteo ; elytris nigro-fuscis, circa sculellum cinereis cum tertia parle apicali cinereo- luridoque lerminatis, strigis duabus ante medium albidis ullima antice angulata, ad apicem oblique truncatis et extus subspinosis; pectore abdo- mineque albidis. Long. 41 mill., lat. 3 mill. Patrie: Le Brésil.

Voisin du C{. olivaceus Dej., Gory, mais en général plus étroit et allongé. Téle carrée, tronquée en devant, d’un noir cendré. Palpes, mandibules, yeux et antennes noirs. Prothorax cylindrique, noirâtre, gris sur le tiers basal, élevé longitudinalement au milieu et couvert d’aspérités transverses, le dessous ainsi que le dessus de la tête sont revêtus d’une épaisse pubes- cence laineuse blanche. Écusson semi-arrondi, blanchâtre. Élytres paral- lèles, tronquées obliquement à l'extrémité, avec l'angle externe aigu, d’un brun noirâtre jusque nresque aux deux tiers, offrant ensuite une bande d’un blanc cendré, avec l'extrémité grise. Poitrine traversée au delà du milieu par une bande blanchâtre qui s’élargit sur les côtés. Abdomen d'un blanc soyeux. Cuisses assez longues et fortement renflées, les quatre genoux postérieurs sont uni-épineux en dedans.

Cette espèce provient des environs de Lagoa-Sancta (province de Saint Paul). Je l’ai reçue de M. M.-C. Sommer d’Altona.

Elle devra être placée après le N. olivaceus Lap. et Gory.

22. NeOCLYTUS BATESI. Thorace nigro, antice griseo anguste late marginalo, macula magna media postica nigra ; elytris aureo-flavis, sin- gulis macula marginali subhumerali; macula trapezoidea media, suturam non attengente, et apice nigris. Long. 10 1/2 mill, Patrie : Amazone (Santarem).

Clytus Batesii Ad. White, Cat. British Museum, p. 257, n. 40.

25. GLYTUS Spixit. Niger; thoracis margine antico et postico mucu- lâque transversû ulrinque luteis; elytris basi apiceque fuscis, line& arcuatà

58 A. CHEVROLAT.

et fasciis duabus transversis luteis; pedibus antennisque fuscis Long. 45 mill., lat. 5 mill. Patrie: Le Brésil.

Clytus Spixii Lap. et Gory, loc. cit., p. 92, pl. 17, fig. 107.— A. White, Cat. Br. Mus., p. 279, n. 130.

24. CLYTUS LATREILLEL Niger, elytrorum fasciis quatuor, 2 arcuala, luteis, antennis fuscis. Long. 41 mill, lat. 3 1/2 mill. Patrie : Le Brésil, Rio-Janeiro.

Clytus Latreillei Lap. et Gory, loc. cit., p. 91, pl. 47, fig. 106. Ad. White, Cat. Br. Mus., p. 279, n. 129.

25. CLYTUS? HILARI. Niger; elytris antice gibbosis, linea baseos arcuatâ, macula suturali, fasciâ media apiceque cinereis ; antennis cine- reo annulatis. Long. 44 4/2 mill., lat. 5 mill Patrie: Le Brésil, Rio-Grande.

26. MECOMETOPUS POLYGENUS. Niger, velutinus, brevis, cylindricus, parallelus ; elytra antice maculis duabus flavis obliquis, dein ante medium macula trapezoidale commune suturale ornata, post medium usque ad api- cem obscure grisea; metasternum utriusque parle large flavo-maculata ; abdominis segmenta 1-2 et 3 in medio, flava ; corpus minute granulosum. Long. 8 4/2 mill., lat. 2 4/2-3 mill. Des bords de lAmazone,

Mecometopus polygonus Thoms., Essai, 1860, p. 223, n. 15/.

27. MECOMETOPUS PALMATUS. Velutinus, niger ; thorace fusco ; scu- tello elytrorum maculis tribus suturalibus luteis. Long. 11-15 mill., lat. 2 1/4-92 1/2 mill. Brésil, Sainte-Catherine.

Callidium palmatum Ol., Ent., tom. 4, g" 70, p. 29, n. 38, pl 7, fig. 82. Clytus palmatus Lap. et Gory, loc. cit., p. 84, pl. 16, fig. 97.

Clytus festivus Dej., Cat., édit., p. 356. Clytus elegans Dej., Olim.

28. MECOMETOPUS CENTURIO, Validiusculus, fuliginosus; palpis, mandibulis (apice nigris), labro, clypeoque ferrugineis ; oculis, antennis et pedibus nigris ; prothorace brevi, rolundato ; scutello flavo ; elytris fas- ciis tribus luteis; duabus mediis approximate et recle obliquis, ad sutu- ram angulatis, 8 transversa ante apicali, ad extremilalem pallide fulvis ; in pectore fascia unica et in abdomine fasciis quinque, flavis. Long. 40 mill., larg. 3 mill, Patrie : Le Brésil.

Clytides du Brésil. 59

De couleur de suie. Tête carrée, tronquée, faiblement sillonnée, sur le milieu longitudinal. Palpes, mandibules, moins le sommet qui est noir, lèvre et chaperon ferrugineux. Feux, antennes et pattes noires. Prothorax court, globuleux. Écusson semi-arrondi, jaune. Élytres ornées de trois bandes jaunes, les deux qui partent du milieu de la marge sont minces, rapprochées, obliques, parallèles, et forment angle sur la suture un peu en dessus, troisième avant l’extrémité, droite, sommet apical d’un fauve- clair jaunâtre, coupé presque carrément, avec l'angle externe à peine anguleux. Poitrine offrant une large bande jaune, arquée en arrière: Abdo- men avec cinq bandes de même couleur. Cuisses assez courtes, genoux postérieurs non épineux, et brièvement subanguleux de chaque côté. Tar- ses brunâtres.

L’unique exemplaire © que je possède m'a été envoyé par feu Guex, comme étant originaire du Brésil.

Cette espèce, très semblable à la précédente, s’en distingue par une taille plus forte, par son prothorax plus large et court, et enfin par la

troisième bande des élytres qui, placée plus en arrière, est large et droite.

29. MECOMETOPUS ACCENSUS. Simillimus præcedenti, sed prothorace in margine postico luteo, niger opacus cinereo indutus ; limbo postico pro- thoracis, scutello, fasciis tribus in elytris (duabus mediis approxæimatis, suturæ angulatis), in pectore fasciolis duabus et in abdomine fasciis quin- que flavis. Long. 7 mill., lat, 1 3/4 mill. Patrie : Le Brésil,

Apezx elytrorum luridus.

Clytus pusillus Dej., Gat., éd., p. 356.

D'un noir opaque. Tête, prothorax et le tiers apical des étuis, à partir de la troisième bande, de couleur cendrée. Yeux châtains. Antennes bru- nes, recouvertes d’une poussière cendrée, les six derniers articles sont renflés et noirâtres à certain jour. Prothorax globuleux, un peu allongé, offrant sur le milieu longitudinal une série d’aspérités espacées, son bord postérieur est étroitement marqué de jaune. Écusson semi-arrondi, jaune. Élytres parallèles, tronquées obliquement à l'extrémité, noires jusqu'aux deux tiers de la longueur, offrant deux bandes étroites, parallèles, obli- ques, jaunes, qui partent du milieu de la marge et se dirigent un peu plus haut sur la suture, troisième bande à peine plus large, droite, bien qu'un peu anguleuse sur le haut de la suture, l’espace qui existe entre la partie noire et cette bande est cendré, et la sixième partie apicale est d’un fauve clair jaunâtre, la truncature est droite, un peu anguleuse en marge. Poitrine avec deux petites bandes blanchâtres, et «bdomen en pré-

60 A. GHEVROLAT.

sentant cinq qui sont d’un jaune verdâtre. Pattes d’un noir cendré. Guis- ses modérément renflées, postérieures un peu plus longues. Genoux pos- térieurs uni-épineux. T'arses d’un cendré brunâtre.

Unique. L’étiquette de la collection Dejean Findique comme ayant été trouvé au Brésil, par M. Th, Lacordaire.

Je possède un deuxième exemplaire que je crois devoir y rapporter, woffrant qu’une légère frange jaunâtre sur la base du prothorax, avec les antennes noires sur leur moitié basale et cendrées au sommet, il provient du Newfribourg, et je le dois à M. le comte Mniszech.

90. MECOMETOPUS WALLACEI. Niger; ore, genis, antennisque fusco- ferrugineis, antennis apice pallidioribus, elytris linea brevi sub-basuli et macula triangulari communi lætle aureis, abdominis seygmentis duobus primis niveis, meso et mela thoracibus subtus niveo maculatis ; pedibus nigris, larsis flavis. Long. 9 mill Brésil (Ega).

Clytus Wallacei White, Cat. Br. Mus., p. 259, n. 48.

31. MECOMETOPUS LÆTUS. T'horace rufo, elytris truncatis atris ; maculis tribus flavis, antennis pedibusque ferrugineis. Long. 12 lat. 3 mill. Patrie: Brésil (Para).

Clytus lætus F., Sys. EL, IL, p. 348. Ad. White, Cat. Br. Mus., p. 209, n. /7.

32. TILLOMORPHA (1) CORTICINA. Coriaceu, rufula, longe villosa; pro- thorace elongato, globoso, basi valde constricto, fasciculis duabus erectis ; elytris infra medium basin unigibbosis, cum fascià luteolä, ulhra medium ; femoribus clavatis; oculis supra emarginatis, infra rotundatis nigris. Long. 8 mill., lat, 3 mill. Patrie : Le Brésil.

Clytus corlicinus Dej., Cat., éd., p. 357.

Coriacée, d’un roux clair, entièrement recouverte de longs poils de même couleur. Téle un peu plus longue que large, ne laissant voir à tra- vers la villosité qu’un pointillé fin et allongé. Yeux latéraux, arrondis par le bas, noirs et n’offrant en dessus qu’un étroit prolongement arqué. Antennes velues, de onze articles, premier, troisième et cinquième grands, quatrième et sixième égaux, suivants un peu plus courts; elles atteignent aux quatre cinquièmes de la longueur des étuis. Prothorax allongé, glo- buleux, très comprimé sur la base, droit aux extrémités, couvert d’une ponctuation peu profonde, régulièrement réticulée, et d’une épaisse villo-

(1) Blanchard in Gay, Chili, V, p. 482.

Clytides du Brésil. 61

sité; deux faisceaux de poils raides dirigés obliquement en avant, sont situés vers le milieu du disque. Élytres planes, du double plus larges que le prothorax à la base, coupées droit en avant, à angle obtus sur l’épaule, arrondies sur le sommet de la marge, elles offrent un tubercule ou bosse allongée, au dessous de la base sur le centre de chaque étui, el une bande d’un roux clair jaunâtre est située au delà du milieu. Les cuisses sont fortement renflées et les postérieures dépassent le corps presque de la moitié de leur longueur, elles sont très velues, ainsi que les jambes; les tarses sont jaunâtres. De la collection Dejean, recueilli par M. Th. Lacordaire,

Nouveau genre: APELOCERA (1) Chevrolat.

Téle assez large, coupée droit dans sa moitié antérieure; front plus ou moins convexe ou déclive. Palpes maxillaires de trois articles; premier de la grandeur du dernier, gros, ovalaire, deuxième moité plus petit, der- nier subcylindrique, tronqué. Mandibules petites. Lèvre étroite, en carré transverse, sillonnée en dessus, échancrée en devant. Chaperon large, cintré. Yeux distants, moyens, arrondis par le bas, plus ou moins échan- crés en dessus. Antennes de onze articles ; premier cylindriquement oblong, deuxième d’un quart au moins plus court, {roisième le plus long de tous, armé d'une longue épine à la terminaison, quatrième à dixième égaux, moyennement longs, onzième plus court que les précédents, cylindrique, aigu. Prothorax allongé, globuleux, fortement resserré à la base. Écusson petit, incliné en devant, triangulaire. Élytres du double plus larges que le prothorax à la base, avancées et obtusément rectangulaires sur l'épaule, parallèles, arrondies ou faiblement tronquées à l'extrémité. Poitrine de moitié moins longue que lPabdomen; ce dernier ayant cinq segments. Prosternum terminé en arrière en pointe arrondie, obtuse. Sternum large au début, subitement subconique, tronqué au sommet, voûté en dessus. Pattes antérieures assez rapprochées, implantées au sommet de la hanche, un peu en arrière, arquées à leur naissance, les quatre suivantes sont plus espacées, cuisses renflées dans leur dernière moitié, jambes ou pres- que droites ou un peu arquées. Tarses à premier article grand, penultième

(2) ‘Ateñés, menacer ; xesas, corne. J'avais proposé de donner aux insectes devant rentrer dans ce genre (The Journal of Entomologie, London, 1861) le nom de Eplophorus ; je l’abandonne, la racine n’ayant pas de signification propre.

62 A. CHEVROLAT.

bilobé, crochets simples. Hanches antérieures subarrondies. Cavités coty- loides circulaires. Corps ailé, coriacé en dessus. Ce genre devra être placé près des Tillomorpha.

33. APELOCERA WALTLI Affinis CL. GOMPRESSICOLLI Lap. et Gory; nigra; antennis gracilibus; prothorace globoso valde convexo, medio lon- gitudinaliter elevalo, punctis subreticulatis ; elytris basi singulatim uni- gibbosis, strigis anterioribus quatuor albidis, duabus posticis intra r'ubi- dis, summo apicali cinereo; primo segmento abdominis versus apicem alba fasciola signato, tertio articulo antennarum spinoso. Long. 7 1/2 mill., lat. 2 mill. Patrie: Le Brésil.

Clytus elegans (Wall).

Noire, finement ponctuée. Téte carrée, aussi longue en arrière que large en avant. Palpes, bouche, antennes (grêles), troisième article épineux, et pattes d'un brun clair couleur de poix. Yeux légèrement échancrés en dessus, brunâtres. Prothorax globuleux, ayant une voûture arquée en dessus, étranglé sur la base, muni de quelques longs poils pâles, à ponc- tuation arrondie, peu profonde et régulièrement réticulée. Écusson punc- tiforme. Élytres offrant au dessous de la base, sur chaque étui, une forte gibbosité, marquées de quatre faibles traits blanchâtres; premier au-des- sous de l'épaule, appuyé à la marge et ne dépassant pas la hauteur du calus huméral, deuxième au dessous, oblique, n’atteignant ni la marge ni la suture, troisième allongé, anguleux sur le haut de la suture, qua- trième transverse, situé un peu au delà du milieu, l'intervalle des deux derniers rougeâtre, quart apical cendré, extrémité tronquée. Corps en dessous noir. Abdomen offrant vers le bord postérieur du premier seg- ment une bandelette blanche. Cuisses moyennement renflées.

Cette espèce, voisine du C/. compressicollis, m'a élé envoyée par M. Waltl, comme originaire du Brésil.

Elle se placera près du C/. (Tillomorpha?) spinicornis Nob., qui for- mera une division dans le nouveau genre que j'établis.

SUPPLÉMENT

Espèces communiquées à l'auteur depuis le dépôt de son travail.

34. CYLLENE MINUTA. Valida, brevis; nigra; ore, antennis pedi-

Clytides du Brésil. 63

busque piceis vel flavis: in capile fascià poslicä oculos cingente, in pro- thorace fasciis hr'ibus, in elytris fasciis quinque (1°, k°, obliquis, et ad medium postice undalis) lateribus pectoris, et in abdomine maculis sex (tribus ultimis transversis) ; lætè flavis Long. 6 1/2-8 1/2 mill., lat. 2-3 mill. Brésil.

Courte, assez large, noire, plus ou moins recouverte de cendré. Bouche, antennes et pattes ferrugineuses, ces dernières quelquefois rembrunies. Téte profondément sillonnée, offrant en arrière une bande jaune, contour- nant chaque œil, bord antérieur et un court bandeau entre les antennes également jaunes. Prothorax plus arrondi que de coutume, non anguleux près de l’angle postérieur, marqué de trois bandes jaunes ; première sur le bord antérieur, troisième sur le postérieur, deuxième au milieu. Écusson grand, semi-arrondi, noir, terminé de jaune. Élytres ornées de cinq ban- des jaunes, première, quatrième et cinquième obliques, deuxième et troi- sième arquées en arrière sur le milieu de l’étui, carène médiane peu pro- noncée, terminée en une épine brève et anguleuse. Portrine et abdomen portant chacun trois taches latérales, les trois dernières transverses.

Cette espèce, très petite pour le genre, est plus robuste qu’à l'ordinaire, ses antennes sont aussi assez épaisses, un deuxième exemplaire a les pattes brunâtres.

Trois exemplaires m'ont été communiqués par M. le comte de Mnis- zech.

30. NEOCLYTUS YPSILON. Coriaceus, nigro-fuscus, pilis brevibus cinereis indutus, palpis, labro clypeoque lestaccis ; antennis tarsisque piceis ; prothorace elongato ad medium longitudinaliter elevato et trans- verse asperato; scutello, in elytris fascia subscutellari extus abbreviata, macula suturali elongata cordiformi, notula infrà litteram Y efficiente, fasciola ad suluram angulata, notula transversa in metathorace, macula laterali oblonga in pectore luteis ; abdomine cano. Long. 10 4/2 mill., lat. 3 mill. Brésil.

Chagriné, d’un noir brunâtre, recouvert de petits poils courts cendrés. Tête presque aussi large que haute, tronquée en devant, sillonnée sur le front. Palpes, lèvre et chaperon testacés. Antennes et tarses d’un brun de poix. Prothorax allongé, étroitement élevé sur le milieu longitudinal, avec aspérités transverses, déprimé et relevé ensuite sur les côtés; sur celle partie sont quelques petits tubercules. Écusson semi-arrondi, d’un jaune-pâle. Élytres atténuées vers le sommet, obliquement tronquées et un peu échancrées sur l'extrémité, ornées d’une bande droite appuyée sur lécusson, un peu recourbée en suture, et raccourcie en dehors, d’une

64 A. CHEVROLAT.

tache suturale allongée, cordiforme, d’un trait trifide ayant la forme d’un Y renversé et d’une bande oblique raccourcie en dehors, mais anguleuse sur la suture et qui est d’un jaune pâle, l'extrémité est bordée de cendré. Métasternum offrant un petit trait transverse. Portrine ayant une tache latérale oblongue également jaune. Abdomen d’un blanc soyeux. Cuisses postérieures arquées à leur naissance, en massue allongée, dépassant le Corps. De la collection de M. le comte de Mniszech.

36. MECOMETOPUS PLACENS. Rufus; in elytris fasciis duabus (1° basali lertiam partem anteriorem occupante, per lineam humeralem inter- rupta, ultra medium, fascià apicali griseä) et in corpore infrà fasciis tribus læte flavis ; lineola longitudinali infra prothoracem, limbo postico metathoracis, albis. Long. 8 mill., lat. 2 4/2 mill. Brésil.

Modérément allongé, finement ponctué, d’un rouge vif. Tête longue, prolongée en dessous. Mandibules noires au sommet. Feux d’un brun livide, lunulés au côté interne en dessus. Antennes un peu renflées vers le bout, dépassant du cinquième de leur étendue la base du prothorax. Prothorax allongé, globuleux, élevé sur le milieu et offrant une série d’aspérités transverses. Écusson jaune. Élytres deux fois aussi longues que le prothorax, parallèles, tronquées droit, avec l'angle externe muni d’une petite épine, offrant six bandes, dont trois sont rousses et deux jaunes, la première rousse est étroite, occupe la base et se recourbe sur la tranche humérale, pour se joindre à la deuxième médiane ; la première bande jaune occupe le tiers antérieur et la deuxième jaune, de moitié moins large, est située au delà du milieu, le bout est terminé en gris. Corps en dessous, marqué sous le prothorax d’une ligne longitudinale étroite, et bordure inférieure du métasternum blancs. Une large bande traverse la poitrine, et les premier et deuxième segments de l’abdomen sont d’un beau jaune. Cuisses assez épaisses, chagrinées et rugueuses, postérieures dépassant du quart de leur étendue le sommet des étuis, genoux postérieurs brièvement bidentés.

Cette espèce devra se placer près du M. lœtus F.

Unique. Collection de M. J. Thomson.

37. MEGOMETOPUS MNISZECHII. Affinis certe M. LÆTO Fab., Elonga- tus, niger, minule punclulatus et cortaceus; capite prolhoraceque (lineis tribus angustis et obscuris media integra scabrosa) rufis; palpis testa- ceis; mandibulis ad apicem nigricantibus; scutello, in singulo elytro maculis quatuor (!° infra basin ovata postice angulata, punctiformi

Clytides du Brésil. 65

infra, 3 communi, magna subconica , l* transversali, conica) pectore abdomineque (ultimo segmento nigro) ; læte flavis. Long. 11 mill., lat. 3 3/4 mill. Brésil.

Très voisin du Clytus lætus F. Téle rouge, prolongée en dessous, fine- ment ponctuée. Palpes, lèvre et mandibules testacés. Mandibules noires sur Pextrémité. Yeux bruns. Antennes atteignant la base des pattes mé- dianes, noires, les quatre premiers articles plus foncés, massue peu ren- flée, composée de sept articles allongés. Prothorax oblong, rouge, couvert d’un poil cendré plus dense sur les côtés, offrant trois lignes étroites un peu plus obscures, médiane élevée scabreuse, latérales arquées de la base jusqu'aux deux tiers. Écusson jaune. Élytres noires, couvertes d’une: légère poussière jaunâtre, ornées chacune de quatre taches du plus beau jaune; première grosse, ovalaire, appuyée sur la base, anguleuse en des- sous, deuxième petite, punctiforme, sous la pointe de la précédente, troi- sième commune, subeonique, avec troncature en dessous, quatrième coni- que, placée en travers de l’étui, la pointe en dehors et la base sur la suture, sommet très obliquement tronqué, grisâtre, angle marginal très aigu. Poëtrine et abdomen d'un beau jaune, pénultième segment en partie et dernier totalement noirs. Pattes noires, scabreuses, postérieu- res plus longues que les élytres, genoux postérieurs très brièvement biépi- neux.

De la collection de M. le comte de Mniszech.

938. MECOMETOPUS INSIGNIS. Validus, niger velulinus; capite, pro- thorace (elongalo notulis quatuor obsolete brunneis), antennisque in dimi- dia parte basali rubris; scutello, in elytris lineola obliqua basali maculis duabus communis latis triangularibus, et in corpore infra fasciis tribus læte flavis, Long. 10-16 mill., lat. 3 1/3 - 4 4/2 mill. Brésil.

Épais, d’un noir velouté. Téte rouge finement et densément pointillée, chagrinée, sillonnée au milieu des antennes. Palpes testacés. Mandibules noires seulement au sommet. Feux bruns, à peine échancrés. Antennes atteignant la base des pattes médianes, minces et ferrugineuses à la base, à massue noire, épaisse, composée de sept articles. Prothorax rouge, allongé, arrondi latéralement au milieu, offrant en dessus deux taches transverses, obscures, situées avant le milieu, et en dessous un gros point de même couleur. Écusson transverse, semi-arrondi, jaune, marqué d’un petit point noir en avant. Élytres larges, convexes, d’un beau noir velouté, très obliquement tronquées, avec chaque angle aigu, ornées vers le centre de la base d’une petite ligne oblique et de deux grandes taches communes, friangulaires, qui toutes trois sont du plus beau jaune ; pre-

66 A. CHEVROLAT.

mière au dessous de l’écusson, deuxième au delà du milieu. Poitrine et abdomen noirs, une tache transverse sur le métasternum, une bande élargie coniquement sur chaque côté de la poitrine, une large bande sur le premier et le deuxième segment abdominal du même jaune qu’en

dessus. ©. De la collection de M. le comte de Mniszech.

Nouveau genre : MYGALOBAS (1) Chevrolat.

Nouveau genre de Clytide propre au Brésil, voisin des Tillomorpha Blanch., et plus encore de celui de EPrPEDOGERA (Clytoides Blanch.) que je viens d'établir avec des espèces qui, toutes sont originaires des Indes- Orientales.

Caractères généraux :

Corps ailé, forme des Tillomorpha. Antennes comme chez les Epipe- docera, parties extérieures longuement velues. Étytres planes, arrondies au sommet, uni-tuberculées au dessous de la base sur chaque étui. Anten- nes dépassant les deux tiers des élytres, aplaties, offrant un léger sillon longitudinal en dessus, un peu renflées et anguleuses au sommet des articles, le deuxième est un peu plus long que de coutume, le troisième le plus grand de tous a le double de longueur du quatrième, cinquième à huitième égaux et un peu plus longs que le quatrième, neuvième, dixième et onzième de même longueur, avec le dernier lancéolé. Protho- rax globuleux, fortement aminci et resserré sur la base, couvert de points réticuleux, de longs poils et de deux faisceaux de poils. Pattes de moyenne longueur; cuisses larges, fortement renflées, minces à leur naissance ; postérieures dépassant de moitié de leur longeur les étuis ; jambes pos- térieures planes, faiblement arquées, terminées par deux ergots' droits et inégaux ; tarses à premier article un peu moins long que les suivants réunis ; crochets simples, petits et recourbés. Sternum aplati, avancé en angle sur le milieu postérieur. Hanches antérieures globuleuses. Gavités cotyloïdes circulaires.

99. MYGALOBAS FERRUGINEUS. Rufus, longe pilosus, coriaceus; anten- nis planis, longitudine uni-sulcalis articulis 5-10 subangulatis; protho- race globoso, ad basin fortiter constricto, fasciculis duabus dorsalibus erectis ; elytris planis, ad apicem rolundatis, singulis, infra basin tuber- culum rotundatum efficientibus, fascià mediâ brunnea antice ad suturam

(1) Mygale, genre d’Arachnide; Baiyso, je marche.

Clytides du Brésil. 67

angulata; pedibus crassis, femoribus medio inflatis, supra planis, tibiis arcuatis. Long. 10 1/2 mill., lat, 3 mill, Brésil.

Ferrugineux, longuement poilu, chagriné. Téte arrondie, un peu plus longue que large. Yeux bruns. Antennes moins longues que le corps, de onze articles, plans, unisillonnés en dessus, cinquième à dixième fai- blement anguleux au sommet. Prothorax globuleux en avant, fortement resserré sur la base, offrant sur la région dorsale antérieure deux fais- ceaux de poils raides. Écusson petit, punctiforme. Elytres planes, arron- dies au sommet, présentant au milieu de l’étui, au dessous de la base, un petit tubercule rond et une bande médiane rousse, anguleuse sur la suture, le quart apical est aussi roux; on remarque au dessous du tuber- cule un sillon oblique qui est dirigé au-dessous de l'épaule vers le bas de la suture. Corps en dessous brillant, le bord inférieur de la poitrine sur le côté est marqué d’une tache transverse jaunâtre. Pattes robustes, poi- lues, cuisses fortement renflées, planes en dessus, jambes arquées, égale- ment planes, tarses à premier article égal aux deux suivants, celui des pattes postérieures est un peu plus long.

Gette espèce, d’après la structure de ses antennes et la forme robuste des pattes, méritait bien de constituer un genre.

Unique ; de la collection de M. le comte de Mniszech.

ESPÈCE NOUVELLE pu GENRE DAMASTER (PI. 2, fig. 1).

Par M. le docteur SCHAUM.

(Séance du 8 Janvier 1862.)

DAMASTER FORTUNEI Adams, Ann. of Nat. Hist., 1861, Obscure vio- laceus, prothorace latiludine summa paulo longiore, antrorsum angustato, lateribus postice subsinualis, basi truncato, angulis posticis subacutis, co- leopteris ellipticis, apice sinqulatim acuminatis, subtiliter granulatis. Long. 40 mill. Habitat in Japonia. D. Fortune.

Cette espèce se distingue du Dam. blapsoides Kollar par sa taille beau- coup moindre, son corselet beaucoup plus court, dont la longueur ne dé- passe que peu sa plus grande largeur, et par la pointe des élytres bien plus courte et moins déhiscente. L’individu décrit et figuré par moi est une femelle, l'individu du D. blapsoides figuré par Kollar et celui existant au Musée de Berlin sont des mâles ; il est cependant impossible que le D. Fortunei soit la femelle du D. blapsoides, car on ne connaît chez aucun Carabus de différences analogues entre les sexes.

Quoique beaucoup moins remarquable que l’espèce connue auparavant, le D. Fortunei n’en est pas moins une découverte fort intéressante comme seconde espèce du genre, qui, par sa forme générale et surtout par celle de ses élytres, constitue un passage aux Carabus du groupe que Solier à désigné sous le nom de Coptolabrus et qui embrasse le Car. Lafossei Feisth. avec sa variété cælestis Steuart, le Gar. Elysii Thoms., smarag- dinus Fisch. et monilifer Tatum. Kollar et M. Lacordaire ont néanmoins rangé le genre Damaster parmi les Cychrides, mais il se rapproche telle- ment des Coptolabrus, qu'en dehors des tarses antérieurs simples dans les deux sexes du Damaster, je ne saurais indiquer aucune différence d’orga- nisation. J'avais déjà, dans mes Carabiques de l'Allemagne (p. 179), appuyé par le genre Damaster mon opinion que les groupes des Cychrides et des Carabides devaient être réunis en un seul (1).

(4) J'avais communiqué à la Société la description de cet Insecte sous le nom de D. oxœuroides avant d’avoir eu connaissance du travail de M. Adams. Je m’em- presse de supprimer la dénomination que j’avais adoptée; et j’ajouterai que le mâle, que j'ai recu dernièrement, ne diffère de la femelle que par le dernier arlicle des palpes beaucoup plus sécuriforme et par les antennes ainsi que les pattes un peu plus longues, ScHaum, Berlin, mai 1862.

ne ne COQ anse

COLÉOPTÈRE FRANÇAIS NOUVEAU,

Décrit par M. FéLicIEN DE SAULCY.

(Séance du 22 Janvier 1862.)

MEGARTHRUS BELLEVOYEI Saulcy.

Nigro-piceus, subopacus, antennis nigris, articulo primo concolore, pe- dibus piceis, thoracis margine rufo.

Mas poslerioribus pedibus simplicibus, intermediis femoribus modo mi- nimè incrassatis tibiisque tantulum incurvis, septimo abdominis inferiore segmento semi-circulariter exciso, insignis, at primo visu feminæ simil- limus. Long. 2 mill. à 2 4/4 mill.

Espèce très voisine du denticollis ; en différant par :

Le premier article des antennes noir ;

La forme du corselet, dont les côtés sont plus anguleux, la dent pos- térieure moins saillante, le bord antérieur légèrement avancé et ar- rondi; chez le denticollis le bord antérieur est légèrement échancré et arrondi.

La forme générale des élytres qui sont un peu plus longues et dont les angles huméraux sont moins saillants, les angles postérieurs largement arrondis et non coupés en biais, la ligne, passant par le bord postérieur, droite et non en forme d’accolade ;

La couleur plus foncée des pattes;

Les caractères sexuels du : ils sont à peu près nuls à première vue, tandis que le denticollis se reconnaît au premier coup d'œil à ses pattes énormes.

Il est inutile de décrire le reste, qui est tout à fait semblable au denti- collis, dont la femelle ressemble beaucoup à notre espèce.

Différant du depressus par :

Les côtés du corselet roux et anguleux ;

20 Les caractères sexuels du & (le depressus g' a de fortes pattes).

Différant du sinuatocollis par :

Les côtés du corselet roux et moins anguleux ;

(22? Les caractères du sinuatocollis & me sont inconnus.)

Différant du nitidulus par ses antennes noires et son corselet bordé de roux. N'ayant pas vu le nitidulus, je ne connais pas ses caractères sexuels.

Série, TOME IT, 5

70 FÉLICIEN DE SAULGY. Coléopière francais nouveau.

Les trois ou quatre premiers articles des antennes testacés caractérisent suffisamment ceite espèce.

Différant de l'hemiplerus par tout. Ce dernier se reconnaît très facile- ment à sa forme et à sa couleur entièrement testacée.

Le Megarthrus Bellevoyei a être très souvent confondu par les en- tomologistes avec le denticollis $ à cause de la couleur du corselet, et avec le depressus à cause de la couleur des antennes.

Mon collègue et ami M. Bellevoye a trouvé cette espèce, avant moi, à Metz, dans les fanes pourries de pommes de terre, en automne; je l'ai pris à Norroy-le-Sec dans les mêmes conditions, et à Metz, au premier prin- temps, dans une bouse.

Je dédie cette rare espèce à M. Bellevoye en témoignage de sympathie et de reconnaissance pour la générosité et l’obligeance avec laquelle ce zélé et habile compagnon de mes recherches entomologiques m'a souvent offert nombre d’espèces qui me manquaient et communiqué une foule de types pour mes déierminations.

En résumé les caractères principaux des espèces de Megarthrus peuvent être établis ainsi qu'il suit :

A. Couleur jaune. . . . .. cbr À pro .< . M. hemipierus. B. Couleur noire. a. Base des antennes testacée. . . . . . . M. nitidulus. aa. Premier article des antennes seulement LEStACE. 2 7 0 2 Mes oies es à Me CENTICO LIL aaa. Antennes entièrement noires. b. Corselet bordé de jaune. . . . . . . M. Bellevoyer. bb. Corselet entièrement noir. d. Côtés du corselet uniformément ar- TONUIS sb ais etais SA UUU, GÉHTÉSSIS. dd. Côtés du corselet sinués, subangu- TER LR UT de M. sinuatocollis.

Nous donnons (planche 2°) les caractères comparatifs des espèces de Megarthrus d’après des considérations tirées de la forme du corselet et des élytres :

Fig. 5. Corselet du M. denticollis. Fig. 5 a. Élytres de la même es- pèce. Fig. 6. Gorselet du M. Bellevoyei. Fig. 6 «. Élytres de la même espèce. Fig. 7. Corselet du M. depressus. Fig, 8. Corselet du M. sinuatocollis. Fig. 9. Corselet du M. kemupterus.

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COLÉOPTÈRES NOUVEAUX D'EUROPE

ET

OBSERVATIONS ENTOMOLOGIQUES

Par M. le Dr AUBÉ. {Séance du 8 Janvier 1862.)

1. ISCHNOGLOSSA DEPRESSIPENNIS.

Elongata, planiusculu, rufo-testacea ; abdominis segmentis quarto apice, quinto loto nigris. Elytris dense rugoso-punctatis, depressis, ad latera leviter elevato-carinatis. Long. 2 mill.

Assez étroite, allongée, déprimée et entièrement testacée, avec le qua- trième segment de l’abdomen à l'extrémité et le cinquième dans toute son étendue noirs. Tête petite, très densément ponctuée. Antennes un peu plus longues que la tête et le corselet réunis, les deux premiers articles plus longs que les suivants, à peu près égaux entre eux, le troisième plus court que le précédent et un peu plus long que le quatrième, les sept suivants assez courts, presque égaux en longueur, mais augmentant légè- rement de volume au fur et à mesure qu'ils se rapprochent de l'extrémité, le dernier ovalaire et presque aussi long que les deux précédents réunis. Corselet un peu aplati, plus large que les élytres ; la base est sinueuse et les angles postérieurs légèrement aigus ; il est tout couvert de points très fins et très serrés, analogues à ceux de la tête, Écusson assez grand et rugueux. Élytres à peu près de la longueur du corselet, très fortement déprimées, presque concaves, avec le bord externe relevé en carène et la partie suturale légèrement saillante; ponctuation un plus forte que celle du corselet et de la tête ; elles offrent en arrière, à leur point de réunion, un angle rentrant très sensible. Les premiers anneaux de l’abdo- men couverts de points assez forts et peu serrés, les autres un peu plus finement ponctués.

Cet insecte se distingue facilement de ses congénères par sa forme plus déprimée, son corselet relativement plus grand et surtout par ses élytres dont la dépression va presque jusqu’à la concavité, le bord externe étant légèrement relevé en carène et la suture un peu saillante.

Ce curieux Brachélytre a été pris par M. Raymond aux environs de Fréjus, sous une pierre et en compagnie de petites fourmis,

72 AUBÉ.

2. TELMATOPHILUS BREVICOLLIS.

Oblongus, nigro-piceus, cum antennis, pedibus abdominisque segmentis ultimis ferrugineis, femoribus plus minusve infuscatis ; pube testacea dense vestilus. T'horace subquadrato, brevi, angulis posticis subacultis. Elytris. elongatis, seriatim longius pilosis. Long. 2 à 2 1/2 mill.

Var. A. Rufo-testaceus.

A peu près de la taille du 7. Sparganii, mais un peu plus large, avec le oorselet sensiblement plus court; il est d’un brun noirâtre et tout couvert d’une pubescence dense et testacée. Tête très densément ponc- tuée: antennes un peu plus longues que la tête et le corselet réunis. Cor- selet légèrement convexe en dessus, surtout en avant, déprimé de chaque côté à la base vers les angles postérieurs, plus étroit en avant qu’en arrière, légèrement rétréci un peu avant le milieu; les angles antérieurs abaissés et ouverts, les postérieurs droits, presque aigus ; la base bisi- nueuse et très étroitement rebordée; il est couvert de points enfoncés, moins serrés que ceux de la tête. Écusson quadrangulaire. Élytres au moins quatre fois aussi longues que le corselet, presque parallèles, arron- dies en arrière et couvertes de points enfoncés un peu plus forts et plus serrés vers la base ; en les étudiant sous un certain jour, elles présenten quelques petits rudiments de stries ; elles offrent, en outre de la pubes- cence générale, de petits poils plus longs et disposés en séries longitudi- nales. Dessous du corps brun, avec les derniers segments de l'abdomen et les pattes ferrugineux. Les cuisses souvent rembrunies.

La variété À est entièrement testacée, avec les premiers segments abdo- minaux souvent un peu plus foncés.

Il est très voisin du T. Curicis, mais il s’en distingue essentiellement par sa forme moins allongée, son corselet sensiblement plus court et plus large et ses antennes un peu plus longues.

Nous avons pris cette espèce, M. Grenier et moi, dans le courant de juin dernier, aux environs de Béziers, en fauchant sur les herbes d’une prairie humide. Les deux variétés étaient représentées par un nombre à peu près égal de sujets.

3. NANOPHYES NIGRITARSIS.

Niger, nilidus, vix pubescens ; antennis basi ferrugineis ; elytris fas- cia transversa ferruginea in medio ornatis ; pedibus rufo-ferrugineis ; tarsorum articulis tribus ultimis nigris. Femoribus spinulis duabus inæ- qualibus armatis. Long. 4 1/2 mill.

Cette espèce a tout à fait le faciès d’une variété très foncée du Nan.

Coléoptères d'Europe nouveaux, etc. 73

Lythri, mais elle s’en distingue de suite par ses cuisses armées de deux petites dents épineuses, inégales, l’interne beaucoup plus grande que l’externe, tandis que ces organes sont mutiques chez le Lythri. En outre, tout le corps est noir et les élytres offrent une fascie ferrugineuse placée transversalement un peu au delà du milieu ; les cuisses, les tibias et le premier article des tarses sont ferrugineux.

La couleur dans ce genre est, je le sais, d’une faible importance, mais cependant il est à remarquer que, malgré la teinte noire de tout le corps, les pattes sont restées ferrugineuses, sans la moindre tendance au rem- brunissement des cuisses vers la région des genoux, ce qui s’observe tou- jours sur les individus foncés du N. Lythre.

J’ai reçu cette espèce de Sicile.

Je crois devoir exprimer ici l'opinion que le Nanophyes, décrit par M. J. Duval sous le nom de spretus, n’est autre que le Chevrieri Boh., Sch.; seulement M. Bohemann ne donne à son Chevrieri qu’une seule épine aux cuisses, tandis qu’en réalité ces organes sont bien évidemment armées de deux épines, comme j'ai été à même de le constater sur plu- sieurs exemplaires du Nanophyes Ghevrieri, reçus de M. Chevrier lui- même, entomologiste très versé dans la connaissance des petits Coléoptè- res, et qui le premier a signalé cette espèce et l’a communiquée à Schônnher. 11 faut avouer que très souvent la dent externe est à peine visible, tant elle est petite. Je possède moi-même des exemplaires de ce Nanophyes chez lesquels il serait à peu près impossible de soupçonner cette petite apophyse, si l’on ne savait pas qu’elle existe réellement, ce qui excuse bien l'erreur commise par M. Bohemann, et explique égale- ment le motif qui a déterminé M. J. Duval a donner la description de son N. spretus.

Cette espèce, que j'ai reçue il y a déjà fort longtemps de Genève, se trouve dans tout le midi de la France elle est assez commune. J’en ai pris un exemplaire aux environs de Châteauroux.

Qu'il me soit encore permis de signaler ici un fait assez remarquable que M. Grenier et moi avons été à même d'observer sur la plage de la Méditerranée , aux environs de Béziers. Nous avons recueilli un assez grand nombre d'exemplaires de lApion Germari, vivant sur la Mercu- rialis tomentosa, plante qui, comme l'indique son nom, est entièrement couverte d’un duvet blanchâtre et très serré. De tous ces Apions, ceux qui n'avaient subi aucun frottement étaient entièrement couverts de petites squames blanches, sans la moindre trace de la fascie transversale dénudée qu'on observe sur tous ceux de la même espèce qui vivent sur la Mercu-

74 AUBÉ. Coléoptères d'Europe nouveaux, etc.

rialis annua. Cet insecte serait-il différent du véritable Ap. Germari? Malgré sa pubescence beaucoup plus blanche et plus abondante, malgré absence complète de la petite fascie dénudée qu’on observe sur les ély- tres de lApion de la Mercurialis annua, je n’oserais me prononcer pour l’affirmative, n'ayant pu saisir entre ces deux insectes d’autres différences que celles signalées plus haut, et qui ne me paraissent pas suffire pour caractériser une espèce distincte.

li, LUPERUS GARIELI.

Oblongus, niger ; antennis basi testaceis ; thorace testaceo, sæpe in disco infuscato, sparsim punctato; elytris viridibus, densius æqualiter puncta- lis ; pedibus teslaceis, femoribus ad basin late nigris, tibiis ad apicem tarsisque plus minusve infuscatis ; oculis parum prominulis. Long. 4 à 5 mill.

Ovale, un peu allongé et légèrement convexe. Tête noire; antennes noires, avec les trois premiers articles testacés, le premier un peu rem- bruni à la base et le troisième au sommet. Corselet testacé, souvent rem- bruni sur le disque dans une assez grande étendue, couvert de points assez forts, irrégulièrement écartés ; il est un peu plus large que long, avec le sommet presque rectiligne, la base très légèrement arquée, les côtés un peu dilatés avant le milieu, rétrécis en arrière, les angles anté- rieurs légèrement saillants, les postérieurs presque droits. Écusson bru- nâtre et lisse. Élytres ovalaires, assez allongées, dilatées au delà du milieu, légèrement convexes, d’un vert brillant, et régulièrement couvertes de petits points enfoncés assez rapprochés. Dessous du corps noir. Pattes testacées avec la base des cuisses noire dans une assez grande étendue, les tibias plus ou moins rembrunis à leur extrémité, les tarses noirs.

Les yeux du mâle ne sont pas plus saillants que les angles antérieurs du corselet, |

Ce Luperus, à première vue, pourrait être confondu avec le véridipennis, mais il en diffère essentiellement par sa forme générale un peu plus allongée, le corselet plus carré, moins convexe et couvert de points épars assez forts, les tibias rembrunis à leur extrémité et par les tarses moins noirs.

Get insecte a été découvert dans la vallée de Barcelonnette (Basses- Alpes), par M. Gariel, auquel je me fais un plaisir de la dédier.

GENRE NOUVEAU DE STAPHYLINIEN

ET

DESCRIPTION DE NOUVELLES ESPÈCES DE COLÉOPTÈRES

DE SYRIE ET D'EUROPE,

Par M. le baron GAUTIER DES COTTES.

(Séance du 9 Octobre 1861.)

Genus POEDEROMORPHUS.

De Pæœderus (raidepus), puopoñ, forme.

Caractères. Corps allongé, parallèle, plus épais que dans le genre Pæderus Fab. Tête orbiculaire, aplatie, séparée du corselet par un énorme pédoncule transversal, formant un bourrelet convexe, subarrondi ; palpes maxillaires médiocrement allongés, avant-dernier article subconique, pyri- forme, tronqué à l’extrémité, dernier très petit, obtus; mandibules gran- des, falciformes ; antennes longues, filiformes, à articles subcylindriques, grossissant légèrement jusqu'à l'extrémité. Prothorax globuleux, renflé, en forme de carré arrondi à chacun de ses angles, plus étroit que l’abdo- men. Écusson en triangle arrondi. Élytres tronquées en arrière. Abdomen linéaire, assez large, à côtés rebordés, derniers segments comme dans le genre Pæderus. Quatrième article tarsal des pattes postérieures légère- ment bilobé.

Nora. N'ayant pas disséqué les deux exemplaires qui m'ont été confiés, je n'ai pas pu tirer des caractères de la bouche.

Ce genre vient à côté du G. Pæœderus Fab. ; il n’en doit, peut-être même, former qu’une division ; car il s'éloigne beaucoup des genres sui- vants, OŒdichirius Er. et Procirrus Latr., tant par la forme des palpes que par les segments abdominaux non rebordés.

1. POEDEROMORPHUS PEDONCULARIUS Gautier des Cottes.

Alatus, nitidus, fulvus. Capite nigro, ovali, rotundato, vage-punctalo. Mandibulis nigris, elongatis, falciformibus, bidentatis. Oculis ovalibus, griseis. Totis palpis testaceis. Antennis testaceis, ultimis articulis leviter

76 GAUTIER DES COTTES.

fumigatis. Pedonculo fulvo, elevato, subovali, Prothorace fulvo, irregu- lariter punctalo in lateribus. Scutello ferrugineo, asperiter punctato. Ely- tris cyaneis in sulurä nigris, rugoso-punctatlis. Abdomine ferrugineo, levi- ter piloso, punctato ; ultimis segmentis nigris. Pedibus ferrugineis, genu- bus leviter brunneis. Long. 7 1/2 à 8 mill,

Habitat in Caramanià (Tarsous).

Ailé, brillant, d’un rouge ferrugineux, avec la tête, la poitrine et les deux derniers segments noirs.

La tête, en ovale arrondi, est largement et profondément ponctuée ; les yeux ovalaires, gris; les mandibules noires, grandes, falciformes, biden- tées ; la bouche et les palpes entièrement testacés ; les antennes à quatre premiers articles testacés, les autres un peu rembrunis. La tête se ratta- che au corselet par un pédoncule fauve, brillant, en ovale transversal, renflé. Le corselet (4) est de la même couleur que ce dernier, entièrement et irrégulièrement ponctué, sauf sur le disque qui est lisse et très bril- lant ; la ponctuation sériale est toujours interrompue par d’autres points irréguliers, néanmoins on peut la suivre de chaque côté du disque. L’écus- son est d’un brun foncé ferrugineux, rugueusement ponctué. Les élytres sont bleues, plus grandes que le corselet, à suture noire, relevée; large- ment et rugueusement ponctuées. L’abdomen est ferrugineux, légèrement poilu, ponctué, à côtés relevés. Jambes brunes à genoux légèrement obscurs.

Ce curieux insecte fait partie de la collection de M. Chevrolat, et a été rapporté de Tarsous par M. Wachanru, de Marseille.

9, POEDERUS MINUTUS Gautier des Cottes.

Alatus, nitidus, testaceus ; capite ovali, sparse punctato, pectore, ulti- mis segmentis genubusque nigris ; antennis nigris basi testaceis ; thorace oblongo, globoso, punctato seriatim in disco; scutello punctato rufo; elytris, thorace longioribus, crebre rugosis cyaneis ; abdomine leviter punctato, villoso. Long. 5 mill.

Habitat in Pedemonti.

Ailé, brillant, testacé ; avec la tête, la poitrine et les deux derniers segments noirs; la tête est ovale, en outre largement ponctuée, surtout sur les côtés; les mandibules sont ferrugineuses, avec leur extrémité noire ; les palpes testacés, à avant-dernier et dernier articles noirâtres, couverts d’une pubescence blanche ; les antennes noires, avec les quatre

(1) Jai donné sa forme dans la descriplion des caractères du genre.

Coléoptères nouveaux. 77

premiers et la base du cinquième article testacés. Prothorax roux, globu- leux, allongé, arrondi sur les côtés, aussi large en avant qu’en arrière ; de chaque côté deux séries de points légèrement marqués. Écusson roux, ponctué. Élytres bleues, plus longues et plus larges que le corselet, forte- ment ponctuées et rugueuses, la ponctuation grosse, éparse, recouvertes d’une pubescence courte, couchée et fauve. Abdomen d’un roux plus foncé que le corselet et les pattes, légèrement ponctué, parcimonieuse- ment couvert de grands poils plus ou moins fauves. Pattes grêles, testacées, avec les genoux et tous les tarses enfumés. plus étroit que la © ; avant- dernier segment en cône, ironqué, d’un tiers plus étroit que celui de RS

C’est le plus petit des Pæœderus connus ; il est encore plus petit que mon P. Corsicus (1), dont il diffère par l’écusson roux, au lieu d’être noir, et du P. riparius Lin. également par l’exiguïté de sa taille et, surtout, par les derniers articles des palpes maxillaires entièrement enfumés, comme dans le P. limnophilus Er.

Espèce récoltée aux environs de Turin, par feu Truqui, et faisant partie de la collection de M. Chevrolat, qui en possède six exemplaires.

3. POEDERUS VENTRICOSUS Gautier des Cottes.

Aplerus, nilidus, testaceus. Capile rotundato vage punctato, pectore, ullimis segmentis genubusque nigris. Antennis nigris, quatuor primis articulis ullimoque testaceis. Thorace oblongo-globosissimo, leviter seria- tim punctato in disco. Scutello brunneo in triangulo elongato. Elytris nigro- violaceis, aspero punctatisque, thoracem brevioribus. Abdomine latissimo, villoso, punctato in ultimis segmentis. Long. 8 mill.

Habitat in Pedemonti.

Ce Pæœderus ressemble au brevipennis Er.; mais il en diffère par la taille plus grande, les antennes plus grêles, à dernier article testacé ; par le corselet plus allongé, plus globuleux, plus large que la tête; par les élytres encore plus courtes, d’un noir violet ; par l'abdomen très dilaté ; et enfin par la maculation des genoux beaucoup plus étendue.

Récolté en Piémont, par feu Truqui, et faisant partie de la collection de M. Chevrolat.

L. CLYTUS BELLIERI Gaulier des Cottes.

Affinis CLYT. RHAMNI (Germar) ; neégerriümus, latior, in thorace mar-

(1) J'ai oublié de dire dans ma description que cet insecte vivait au bord de la mer.

78 GAUTIER DES GOTTES. Coléoptères nouveaux.

gène antico et postico, scutello, ên elytris puncto infrà humerum transverso, fasciisque tribus latis (ultimä obliqu&) flavis. Long. 8 mill,

Habitat in Corsica.

Ce Clytus est au Clytus Rhamni (Germar) ce que son congénère, le C. Lama (Mulsant), est au C. arietis Lin.

Très noir, brillant, ressemble au Rhamni (Germar), mais plus grand et plus large, plus trapu. Antennes pâles, veloutées, plus renflées que dans le Rhamnu. Corselet globuleux, rugueux, couvert de points réticulés ; côtés, avant et arrière, bordés de jaune et parés de longs poils flaves. Écusson jaune. Élytres ornées : d’un point obliquant en dedans de l'angle huméral vers la suture ; d’une bande transverse, arquée, angu- leuse, vers le haut de la suture; d’une bande inférieure transversale atteignant la suture et légèrement arquée ; enfin d’une bande apicale placée en oblique sur le sommet de la suture à l’angle marginal; toutes, y compris le point, entièrement d’un beau jaune. Dessous du corselet et poitrine ornés d’une tache jaune allongée ; chaque segment de l'abdomen maculé de la même couleur. Pattes longues, revêtues d’une pubescence blonde; cuisses très noires, scabreuses ; tibias et tarses plus clairs.

Espèce bien distincte des Clytus Rhamni Germar, gazella Lap. et Gory, Tamesiensis Germar et Lama Mulsant; des trois premiers par le corps plus grand et plus large, la couleur noire très foncée et brillante, la tache ou bande apicale oblique au lieu d’être transversale, les antennes plus pèles et plus fortes, et enfin du dernier par une taille inférieure et le point huméral plus petit, pas prolongé, en forme de trait oblique.

Rapporté, par M. Bellier de la Chavignerie, des montagnes de la Corse, lors de son premier voyage.

en OR TO

NOTES SYNONYMIQUES SUR DIVERS COLÉOPTÈRES.

Par M. L. REICHE.

(Séance du 27 Novembre 1861.)

A. ACUPALPUS MARGINATUS Lucas (Exp. de l'Algérie, t. IE, p. 75).

Le genre Acupalpus Latreille ne formant aujourd’hui qu’une division du genre Stenolophus Dejean, le nom créé par M. Lucas fait double emploi avec le Sen. marginatus Dejean. Je propose en conséquence de donner à cette espèce algérienne le nom de Acup. circumcinctus.

2. ADELOCERA ATOMARIA Fab, Ad. carbonaria Schrank.

C’est par un lapsus calami que M. Candèze (Monogr. des Élatérides, E, p. 54) attribue à Linné la dénomination de l’Elater atomarius ; la citation : Syst. Naturæ, I, 11, p. 655, appartient à l’Elater fasciatus.

Linné n'ayant pas connu cette espèce, l’antériorité de sa dénomination revient à Schrank, qui l’a décrite sous le nom d’Elater carbonarius en 1781 (Enumeratio Insect. Austriæ indigen., p. 184).

Le catalogue de MM. Schaum, Kraatz et Kiesenwetter, a déjà fait cette rectification ; mais la citation erronée de M. Candèze pouvant induire en erreur, j'ai cru utile de la signaler.

3. TELEPHORUS HOEMORROIDALIS Reiche (Ann. de la Soc. Ent., 1857, 173).

Ce nom spécifique, faisant double emploi avec celui de la Cantharis hœmorroidalis Fabr. (Entom. Syst. I, 216), doit être changé en celui de Teleph. cruentatus Reiche.

L. ‘TELEPHORUS NIGRITARSIS Mulsant (Opusc. Ent., 1859, 163).

Ce nom, faisant double emploi avec celui du Teleph. nigritarsis Brullé (Exp. de Morée, IIT, 145), M. Mulsant ïe change en Teleph. tarsalis.

5. DASYTES ÆNEUS Fabricius et ciLrATus Greëlls.

La synonymie de ces espèces étant embrouillée, je crois utile de la rétablir, d’après la loi de l’antériorité, ainsi qu'il suit :

80 L. REICHE. Notes synonymiques.

I. Das. æneus Fabr., Mantissa, Ins., 1, 94 (Lagria).

Syn. D. metallicus Fab., Ent. Syst., I, 11, 81. » D. aurarius Illiger, Magas., VI, 302. » D. æneus Rossi, Faun Etr. (Ed. Hellwig), I, 371.

II. Das. ciliatus Graëlls, An. Soc., Ent., 1842, p. 221 (Lobonyx). Syn. D. æneus Fabr., Ent. Syst. Supplém., p. 119 (Lagria).

6. ASIDA BREVICOSTA Solier (Ann. Soc. Ent., 1836, 449). Asida depressa Solier (ibid., 466).

7. APATE RUGOSA Fabr. (Syst. Eleuth, Il, 381). Ap. luctuosa Olivier (Entomol., IV, 77, 6). 8. PACHYCHILA ACUMINATA Erichson (Wagner reise, p. 111). = Pach. Kunzei Solier (Ann. Soc. Ent., 1835, 298).

9. TENTYRIA MaurA Erichson (Wagner reise, III, p. 177), = Tent. Marocana Solier (Ann. Soc. Ent., 1835, 333).

40. TENTYRIA EXCAVATA Solier (Ann. Soc. Ent., 1835, 364). Tent. scabriuscula Olivier (Entomol, LI, 59, 49).

41. Seripium Dour Solier (Mém. de Turin, 1843, p. 22). Sep. alife- rum Erichs. (Wagner reise, LIL, p. 178).

42. SepipiuM MirTret Solier (Mém. de Turin, 1843, p. 16). Sep. unci- natum Erichs. (Wagner reise, III, p. 178).

13. ISOCERUS PURPURASCENS Herbts. (Coll. VIIL, p. 20). Isoc. ferrugi- neus Fabr. (Ent. Syst, Suppl, 53).

14. HELIOPATHES SUBVARIOLOSUS Lucas (Expl. de l'Algérie, II, 330). Hel. emarginatus Fabr. (Ent. Syst., I, 108).

45. MELADERAS QUADRATULUS Mulsant (Opusc., 1854, 220). Olocrates planiusculus ® Mulsant (ibid., 216).

16. CARABUS DORSIGER Fabr. (Mantissa, 1, 201). Phaleria cadaverina Var., Fabr. (Entom. Syst. I, 113).

D’après le type de la collection de Fabricius.

NOTICE.

SUR

QUELQUES ALÉOCHARIENS NOUVEAUX OU PEU CONNUS

ET

DESCRIPTION DE LARVES DE PHYTOSUS ET LEPTUSA.

Par M. A. FAUVEL. (Séance du 13 Novembre 1861.)

J'ai dit ailleurs (1), à propos des Micropeplus, combien l’abandon sys- tématique auquel paraissent voués aujourd'hui les Staphylinides était inexplicable sous tous les rapports. En effet, quelle autre famille présente à un plus haut degré cette variété de types, ces mœurs singulières, ces curieux détails d'organisation, qui intéressent si vivement l’observateur ! Quelle autre surtout promet autant de nouveautés à qui explorerait soi- gneusement nos provinces montagneuses ou méditerranéennes !

Habitant une contrée tempérée et humide de la France, placé à proxi- mité des rivages maritimes, je me suis livré avec d’autant plus de plaisir à la chasse des Staphylins, que le concours de ces deux circonstances permettait d'espérer une faune plus variée et plus riche. Cinq années de recherches attentives n’ont fait que me confirmer davantage dans mon opinion première.

Les petites remarques qui vont suivre sont le résultat de ces recher- ches. Puisse cet essai d’un de vos jeunes collègues trouver dans votre indulgence la place qu’il réclame et contribuer pour sa faible part à la connaissance d’une famille très digne de nos plus sérieuses études !

L Sur le Genre FALAGRIA Steph.

Les Falagria françaises, au nombre de cinq espèces, sont bien connues, quoique généralement assez rares, à l’exception de l’obscura Curt., très

(1) Bulletin de la Société Linnéenne de Normandie, 1860.

82 FAUVEL.

commune partout. Quelques auteurs rapportent en avoir trouvé au milieu des fourmis (Germar, Zeitschr., V, p. 209), et pensent que certaines espè- ces, entre autres {horacica Gurt., peuvent être rangées parmi les insectes spéciaux des fourmilières. M. Kraatz (Naturg. Ins. Deustch., IT, 34) a déjà formulé ses doutes sur ce point. Je crois pouvoir affirmer, après de nombreuses observations, principalement sur cette dernière espèce, que si des Falagria se rencontrent parfois sous les pierres au milieu de quel- ques fourmis, c’est par une circonstance purement fortuite; jamais on n’en prend une seule dans les endroits habités par les espèces vraiment myrmecophiles. Cette remarque du reste est applicable à beaucoup d’au- tres Staphylinides, et sans aucun doute on a exagéré le nombre des insec- tes qui vivent normalement en société de ces Hyménoptères.

IL Sur le Genre PHYTOSUS Curt.

Les Phytosus sont, on le sait, des insectes exclusivement maritimes, toujours réunis en familles nombreuses, mais de mœurs un peu différen- tes. Le spinifer Curt. se trouve au premier printemps sous les pierres, dans les fentes des rochers baignés par la haute mer; il peut même, s’il est surpris par le flot, rester, comme les Diglossa, immergé pendant un certain temps; c’est l'espèce la plus rare en Normandie. Le nigriventris Chevr. habite en grand nombre toute l’année enterré dans le sable humide sous les cadavres de gros mammifères ou de poissons en putréfaction. Mais l'espèce la plus répandue sur nos rivages est le balticus Kraatz (Berlin, Entom. Zeitschr., 1859, 52), indiqué par cet auteur comme pro- pre aux côtes allemandes et décrit antérieurement dans le Naturg. Ins. Deutschl., I, 43, comme étant le vrai nigriventris Chevr. Cest en géné- ral sous les pierres, au bord même de la mer, qu’on le prend en plus grand nombre, quelquefois mêlé à l’espèce précédente. Je ne doute pas qu’il existe sur toutes les côtes de l'Océan.

C’est au printemps qu’on trouve les Phytosus accouplés ; les g' se recon- naissent à première vue par leur coloration plus foncée, leur taille plus petite el leur forme plus étroite. Il est facile, au mois de mai, de prendre sous chaque pierre une dizaine de couples de ces curieux insectes. On doit donc s’étonner que les auteurs, et Erichson le premier, aient confondu les sexes et par suite méconnu longtemps trois espèces évidemment dis- tinctes.

Je désirais vivement me procurer les larves, mais longtemps je ne pus obtenir aucun indice sur leur manière de vivre. Enfin, au mois d'avril

Aléochariens nouveaux ou peu connus, etc. 83

dernier, après plusieurs jours de recherches dans une localité les P. nigriventris étaient très abondants, je découvris sous une pierre profon- dément enfouie dans le sable humide, parmi des détritus rejetés par la mer, deux pelites larves peu agiles que leur ressemblance avec l'insecte parfait me fit immédiatement reconnaître. Heureux de ma capture, je pris toutes les précautions possibles pour les conserver en vie, dans le but d'observer leurs transformations; je les plaçai dans du sable humide, parmi les détritus elles avaient été prises. Ce fut peine perdue; elles moururent après quelques heures, et je dus me contenter de les avoir dans l'alcool. Déjà plusieurs fois j'avais tenté l'éducation de larves mari- times ; leurs conditions particulières d'existence ne m'ont jamais permis d’en élever.

En examinant ces larves, on est tout d’abord frappé, comme je viens de le dire, de la ressemblance que présente l’ensemble de leurs formes avec celles de l’insecte parfait; ce qui, en général, ne s’observe pas chez les autres larves connues d’Aléochariens. Comme lui, elles marchent lente- ment, quand elles ne sont pas inquiétées, el dans l’état de repos, elles relèvent l'abdomen d’une manière très notable, beaucoup moins cepen- dant que les Phytosus eux-mêmes, chez lesquels il est ramené dans cette position jusqu’au-dessus de la tête. Cette particularité me sembla surtout intéressante dans l'éducation (abrégée, à mon regret !) de mes élèves, et je la consigne ici avec d'autant plus de plaisir qu’on ne l’a pas encore signalée chez les autres larves d’Aléochariens (1). N'est-ce pas un rapport, un lien de plus entre les premiers élats et l’état parfait de Coléoptères doués presque sans partage d’une faculté à laquelle une foule d’espèces doivent leur incroyable agilité (Tachyusa, Chilopora, Pæderus, etc.) ? faculté qui n’est après tout qu’une conséquence naturelle et nécessaire de leur organisation, et qui leur procure un continuel équilibre, soit pour échapper à leur ennemi, soit dans leur état normal de repos ! Serait-ce trop présumer que de croire que cette faculté même est inséparable du type de Staphylinien, et qu’on la retrouvera à l’une ou l’autre époque de leurs métamorphoses ? Je citerai un seul exemple ; il me paraît, entre plu- sieurs, digne d’être rapporté. Chez le Syntomium æneum Müll., où, par suite de l'allongement des élytres, de la plus grande solidité des tégu- ments, les segments abdominaux ne peuvent pas être relevés à la volonté de l’insecte, la larve au contraire, très semblable à celle des Sipha (2),

(1) Voyez Perris, Insectes du Pin maritime, Soc. Ent. Fr., 8e sér., t. 1 (1853), p. 61. (2) J'ai trouvé une fois au mois d'août plusieurs individus adultes de cetle larve en compagnie du Syntomium dans des souches de chênes déracinés; je me réserve

8. FAUVEL.

possède à un haut degré cette propriété, et ramène dans la marche son abdomen jusque sur le métathorax.

Je n'ai garde pourtant de généraliser la proposition en présence des observations beaucoup trop restreintes que nous possédons sur les méta- morphoses des Staphylinides.

PHYTosus NIGRIVENTRIS Chevr. (PI, 2, fig. 44).

LARVE. Long. 2 mill. Larve assez luisante, de consistance coriace, d’un blanc légèrement jaunâtre, devenant faiblement roussâtre sur la tête, allongée, linéaire, un peu élargie aux deux tiers de l’abdomen, assez con- vexe en dessus.

Corps composé de treize segments distincts, ayant trois soies raides sur le bord postéro-externe de chacun d’eux. Tête presque entièrement sem- blable de forme à celle de l’insecte parfait, grande, de la largeur du premier segment thoracique, non rétrécie postérieurement, un peu déprimée, sub- quadrangulaire, une faible dépression médiane en forme de triangle ; à ponctuation très fine et éparse ; des poils blanchâtres sur les côtés, plus serrés au-dessus des antennes. Épistome et labre soudés entre eux, se confondant avec le front, arrondis antérieurement. Mandibules fortes, cornées, larges, épaisses, longues et pointues, offrant intérieurement en dessous une arête tranchante, n'ayant aucune dent visible, roussâtres comme toutes les parties de la bouche. Mâchoires petites, raccourcies, à lobe obtus, avec quelques cils en dedans ; palpes maxillaires droits, allon- gés, grêles, de trois articles, le premier très court, peu visible, le second très long, le troisième très délié, sétiforme, n’ayant que les deux tiers de la longueur du précédent. Lèvre inférieure à peu près trapézoïdale. Pal- pes labiaux paraissant composés de deux articles intimement soudés. Antennes insérées au bord antérieur de la tête, courtes, robustes, compo- sées de quatre articles munis de quelques soies raides et courtes, plus un article supplémentaire venant s’insérer en dedans sur le troisième article; premier à peine distinct du suivant, extrêmement court, suture n'étant réellement visible que sous un certain jour; deuxième article qua- drangulaire, à peu près de la largeur du précédent; troisième d’un tiers plus long que le deuxième, plus étroit, obconique; quatrième très petit

d'y revenir plus tard. Je dirai seulement ici qu’elles sont plus agiles que le Synto- mium, oviformes, d’un noir brillant, très luisantes et lisses, robustes, assez épaisses, et ressemblant, comme l'indique très bien Erichson, à de très petites larves de Silpha.

Aléochariens nouveaux ou peu eonnus, etc. 85

et court, conique, séparé du troisième par une très fine sulure à peine visible. Derrière les antennes et à la même hauteur du côté des joues, un ocelle formé par un petit point noir de forme légèrement triangulaire.

Corselet formé de trois segments distincts, beaucoup plus grands que les segments abdominaux. Prothorax plus large que long, assez convexe, arrondi antérieurement, légèrement sinué à la base; côtés faiblement obliques ; tous les angles obtus ; une dépression médiane limitée comme par deux accoïades opposées; quelques soies aux angles antérieurs. Méso- thorax plus étroit, subovalaire, transversal, côtés formant au premier tiers antérieur un angle obtus, bords antérieur et postérieur droits; très faible- ment déprimé dans son milieu, deux soies raides au milieu des bords latéraux et quelques autres plus fines. Métathorax plus étroit encore, for- tement transversal, angles antérieurs bien marqués, postérieurs obtus ; également rétréci en avant et en arrière à partir du milieu qui forme un angle bien marqué, une dépression antérieure en forme d’accolade et deux petites dépressions postéro-externes.

Segments abdominaux s’élargissant graduellement jusqu’au sixième, transversaux, à peu près d’égale largeur, bords antérieur et postérieur parallèles ; côtés d’abord rétrécis fortement (segments 4 à 3) et affectant alors une forme trapézoïdale, puis devenant peu à peu plus parallèles, enfin à peine rétrécis en avant (septième segment). Segmenis septième et huitième graduellement plus étroits, neuvième presque carré, moitié plus étroit environ que le précédent. Tous les segments, sauf le dernier, ayant chacun aux bords antérieur et postérieur en dessus une légère dépression transversale et le long des côtés une faible dépression formant comme un petit crochet à chaque extrémité, munis vers les angles de petites soies raides, blanchâtres; huitième segment renflé et comme tuberculé posté- rieurement en dessus, ce qui donne au bord externe, vu de profil, un élargissement notable; neuvième segment s’emboîtant dans le milieu du précédent ; bord postérieur se prolongeant également en dessus en une pointe assez fine et longue, terminée par de longues soies blanchâtres.

Dessous des segments offrant quatre impressions, deux antéro-médianes petites et sinueuses, deux autres orbiculaires placées de chaque côté et plus bas.

Stigmates au nombre de neuf paires, dont une en dessous sur le méso- thorax dans la dépression qui le sépare du prothorax et huit sur le bord des segments abdominaux.

Pattes courtes, robusles; cuisses médianes et postérieures notablement élargies au sommet, offrant quelques soies blanchâtres. Jambes grêles,

Série, TOME II. 6

86 FAUVEL.

munies de soies raides et de petites épines au nombre de trois ou quatre, et terminées par un onglet corné, unique, long et fortement recourbé.

Habite les lieux obscurs et humides, sous les pierres, au bord même des dunes; paraît attaquer diverses Podurelles qu’on rencontre dans les mêmes localités.

On voit que les différences que présente cette larve avec celles déjà décrites dans les genres voisins, sont assez notables. Les antennes ont quatre articles, le premier et le dernier très petits; au contraire, l’article supplémentaire est plus grand; les mandibules ne présentent aucune dent visible, tandis qu’on en observe chez celles des Leptusa, Phlæopora et Homalota; les Placusa seulement faisaient exception, et en ce point les Phytosus s’en rapprocheraient. Les palpes maxillaires sont remarquables et les deux derniers articles d’une longueur inaccoutumée; enfin la con- formation des cuisses, celle des segments thoraciques et des derniers seg- ments abdominaux doivent être signalées.

La forme de la nymphe m'est inconnue.

INSECTE PARFAIT. Je (donnerai une description comparative des P. nigriventris ei balticus, espèces souvent confondues dans les collec- tions.

BP. NIGRIVENTRIS Chevrier.

Long. 2 3/4 à 3 4/4 mill. Paral- lèle, mais assez large. Testacé, mat, à pubescence grise. Tête enfumée seulement en arrière, à ponetuation fine, serrée. Élytres un peu élar- gies en arrière. Abdomen très fine- ment ponctué ; segments 4-5 entiè- rement noirs, noir dans sa moi- tié antérieure seulement.

P. BALTICUS Kraatz.

Long. 2 4/2 à 2 3/4 mill. Étroit, filiforme. Brun ou rougeûtre, à pu- bescence dorée. Tête entièrement enfumée surtout sur les côtés, à ponctuation très fine. Élytres paral- lèles. Abdomen brillant, à ponc- tuation forte, visible, d’un noir de poix plus foncé sur les et seg- ments; base plus ou moins enfu- mée, quelquefois brun rougeâtre.

C'est le vrai xigriventris que M. Jacquelin du Val a figuré dans l’Atlas de son Genera, IL, pl. 8, fig. 41.

Je termine par une observation. Les auteurs ont varié sur la place à assigner aux Phytosus dans la série. En dernier lieu, M. Kraatz (Naturg. der Insect. Deutschl.) les intercale entre les Bolitochara et Silusa. Je pré- férerais les voir rapprochés des Leptusa, dont ils ont le faciès et tous les caractères principaux.

Aléoéhariens nouveaux ou peu connus, elc. 87

HI, Sur de Genre LEPTUSA Kraatz.

I. Les larves des Leptusa vivent, comme les insectes parfaits, sous les écorces des arbres morts, particulièrement sous celles du chêne (ruficol- lès Er.), et du hêtre (fwmida Er.). M. Perris, dans son beau travail sur les Insectes du pin maritime (1), a décrit et figuré divers caractères de la larve de L. analis Gyll., très voisine de celle des Phlæopora, et qui, sui- vant cet auteur, subit ses métamorphoses dans les galeries du Tomicus laricis. 1] ne paraît pas que depuis cette époque, aucune autre larve de Leptusa ait été signalée.

Ayant eu occasion d'étudier, grâce à de nombreuses excursions dans une de nos forêts à essence de hêtre, les insectes qui vivent habituelle- ment sur cet arbre, j'ai pu me procurer plusieurs larves intéressantes et non encore décrites. Je ne parlerai ici que de celle de la L. fumida, espèce assez commune dans le Calvados, mais généralement rare dans le reste de la France.

Voici les différences que cette larve parait présenter, d’après la descrip- tion de M. Perris, avec celle de L. analis :

Longueur 3 mill. Corps testacé, roussâtre sur la tête et vers l’extré- mité de l'abdomen; allongé, parallèle, un peu élargi vers les deux tiers postérieurs. Tête de même forme que celle d’analis ; organes buccaux modifiés de la manière suivante : Palpes maxillaires allongés, premier et deuxième articles à peu près d’égale grosseur, ce dernier trois fois plus long que le précédent ; troisième article très grêle, aciculaire, à peine plus court que le deuxième, terminé par deux soies raides. Antennes courtes, épaisses; les deux premiers articles transversaux, troisième large, de forme obconique, quatrième ellipsoïdal; article supplémentaire petit, court et conique. Segment prothoracique quadrangulaire, légèrement élargi en avant. Huitième segment se prolongeant postérieurement en une sorte de chaperon subtriangulaire, qui s’avance au dessus du neuvième ; ce dernier translucide, à peu près carré, caché sous le précédent et beau- coup plus petit, pourvu à chaque angle externe d’un appendice formé de deux articles très courts et conformés comme chez les PAlæopora, le second surmonté de deux longues soies raides; pas de pseudopode visi- ble. (PI. 2, fig. 13.)

On peut voir, en se reportant aux dessins de M. Perris (loc. cit., pl. 47, fig. 47-19), que la larve ci-dessus est très différente en plusieurs points

(4) Annales Soc. Ent. de France, 1854, 563.

88 FAUVEL.

de celle de L. analis. La forme des antennes, dont l’article supplémentaire est conique et beaucoup plus petit, celle des huitième et neuvième seg- ments abdominaux, enfin l’absence de pseudopode méritent d’être notées.

Les larves de la L. fumida se trouvent réuuies en familles, de mai à juillet, sous les écorces des hêtres morts sur pied, au milieu des galeries perpendiculaires et parallèles creusées par le Cerylon deplanatum GyN. et ses larves. Elles paraissent vivre des excréments de celles-ci et des détrilus accumulés dans ces galeries. Peut-être même attaquent-elles les nymphes des Cerylon, peu résistantes et accolées, dans un petit cocon de bourre grossière, au milieu des interstices de l'écorce.

La nymphe m'est inconnue.

INSECTE PARFAIT. Long. 2 mill. Allongé, d’un noir de poix, assez brillant; base des antennes, bouche, extrémité de l'abdomen et pattes d’un testacé rougeûtre; corselet transversal, légèrement rétréci vers la base; celle-ci avec une petite fossette; segments abdominaux 2-4 assez fortement, 5-6 moins densément et plus finement ponctués.

Assez commun, surtout en juillet, sous les écorces de hêtre.

II. Non loin de fumida se place l'espèce nouvelle ci-après :

LEPTUSA RUPESTRIS. Nigra, nitidula, dense cinerco-pubescens, ore, antennis, pedibusque piceis, thorace transverso, subovali, convexo, basi leviler foveolalo, angulis rotundatis, elytris hoc pauld brevioribus, sub- tiliter rugulose punctatis, abdomine suprà parcè sublilissimè punctato. Longueur 2 mill.

Ressemblant de forme à L. fumida Er., mais plus petite et plus courte. D'un noir profond, assez brillante, à pubescence blanchâtre assez longue, fine et dense. Palpes d’un brun foncé. Antennes un peu moins longues que la tête et le corselet, légèrement épaissies vers l'extrémité, en entier d’un noir de poix, articles 4-3 allongés, premier à peine plus clair, deuxième plus court que le précédent, troisième à peine plus long que le suivant, 4-8 fortement transversaux, 9-11 plus épais, plus longs, onzième court, obtusément acuminé. Tête plus étroite que le corselet, à ponctua- tion extrêmement fine, à peine visible. Corselet presque plus large que les élytres, transversal; angles antérieurs arrondis, postérieurs effacés, côtés fortement arrondis; assez convexe, au milieu de la base une petite fos- setle s’allongeant antérieurement en un sillon très faible: très finement ponctué. Élytres un peu plus courtes que le corselet, à ponctuation assez

Aléochariens nouveaux ou peu connus, elc. 89

forte, un peu rugueuses, densément pubescentes, triangulairement échan- crées à l'extrémité vers la suture, Abdomen faiblement élargi aux deux tiers postérieurs, segments 2-5 à ponctuation écartée, très fine, sixième à ponctuation plus visible, bord externe d’un noir de poix, chez ce der- nier seulement. Pattes d’un noir de poix, genoux un peu plus clairs.

Remarquable par sa couleur, sa ponctuation et la longueur de ses ély- tres. Par ce dernier caractère, cette espèce forme un petit groupe inter- médiaire entre les Leptusa à élytres plus longues que le corselet (gracilis, analis, fumida, ruficollis), et les Sipalia de M. Mulsant, deuxième groupe des Leptusa pour M. Kraatz.

Habite sous les mousses humides des rochers. Je l’ai prise en juillet dans la région des Conifères, au dessus de la Grande-Chartreuse, près la chapelle de Saint-Bruno (Alpes Dauphinoises).

Parail très rare.

IV. Sur le Genre SILUSA Er,

M. Kraatz (Naturg. der Insect. Deutschl., IL, 47) a créé sous le nom de Stenusa un nouveau genre avec la Silusa rubra d’Erichson. M. Jacquelin du Val (Genera de Coléopt. d’'Eur. IL, 6) a rejeté cette séparation comme fondée sur des caractères sans importance. Je partage entièrement son opinion. S'il est vrai, comme le dit M. Kraatz, que cette espèce diffère un peu, quant à sa forme extérieure, de la S. rubiginosa Fr., il est plus vrai encore que ces différences ne sont que spécifiques. Les caractères tirés de la languette plus longue, un peu dilatée dans son milieu, du menton moins échancré, et notamment de la forme allongée du dernier article de palpes maxillaires, ne sauraient justifier la séparation générique de deux insectes de faciès et de mœurs analogues, dans un groupe comme celui des Aléochariens, chaque genre moins d'en créer un pour chaque espèce) comprendra toujours des insectes de formes diverses. M. Kraatz se serait-il arrêté, s’il avait pris pour base le même criterium dans l'étude des Homalota ? Évidemment anceps, notha, scapularis, cir- cellaris et autres y sont bien moins à leur place que l'espèce d’Erichson parmi les Silusa !

V. Sur le Genre ISCHNOGLOSSA Kraatz.

Ce genre se compose, pour M. Kraatz, de trois espèces (prolixa Er., rufopicea Kraalz, corticina Er.). Or, M. Fairmaire (Faune Franç., 1, 441) me paraît avoir décrit l'espèce de M. Kraatz sous le nom de prolixa Er.

50 FAUVEL.

Je crois devoir signaler cette petite rectification, parce que I. rufopicea est, d’après renseignements authentiques, répandue dans une grande par- tie de la France, et se prend même dans le Calvados, sous les écorces de hêtre, tandis que prolixa manquerait complétement ou au moins serait fort rare chez nous.

VI Sur le Genre HAPLOGLOSSA Kraatz.

C'est encore, aujourd’hui, une question de savoir si H. pulla Gyll, et nidicola Fairm., constituent ou non deux espèces différentes. M. Kraatz tient sans hésitation pour la négative (Stett. Entom. Zeitschr., 4855, 27 et Naturg. der Insect. Deutschl., If, 81), et semble regarder le débat comme terminé. Je le crois en effet bien près de l’être, mais en sens con- traire de son opinion. Récollant chaque année sur nos rivages maritimes un certain nombre d’H. pulla qui, je n’en doute pas, représentent le type de Gyllenhal, ou du moins se rapportent exactement à sa description, je suis resté convaincu, après comparaison à des nidicola des environs de Paris, que cette dernière espèce était réellement distincte. La forme un peu plus déprimée, ses antennes moins épaisses, le corselet moins pro- longé sur les élytres, celles-ci ordinairement d’un beau rouge-brique, enfin Ja ponctuation beaucoup plus fine, surtout sur les élytres, sont caractéristiques (V. Fairm., Faun. Franç., I, 451). J'ajoute que j'ai pris bien des fois H. pulla Gyll. en Basse-Normandie, que jamais je n’y ai vu d'individus à élytres entièrement rougeûtres, el qu'H. nidicola Fairm. n’y a jamais été trouvée. Des exemplaires de nos Alpes de Savoie se rap- portent exactement, sauf une taille un peu plus petite, à ceux des bords de la Manche,

VII. Sur le Genre ALEOCHARA Grav.

I On confond généralement sous le nom de #ristis Er. deux Aleo- chara très différentes. M. Miller (Verhandl. der Zool.-Bot, Ver. in Wien., Il, 27) a justement distingué l’une d'elles sous le nom de nigripes, et M. Kraatz a depuis consacré la séparation dans le Naturg. d. Insect. Deutschl., 11, 90. Les diagnoses suivantes permettent de les reconnaître sans peine: « Elylris rufo-lestaceis, macula triangulari circa scutellum fusca; » c'est l'A. tristis scutellaris Luc. « Elytris nigris, apice ad angulum interiorem macula rufo-lestacea; » c’est l'A. nigripes Mill., tristis Fairm., Faun. Franç., 1, 449. Gette dernière seule est de Nor- mandie.

Aléochariens nouveaux ou peu connus, etc. 92

I. Il y aurait bien à dire sur notre faune maritime encore si peu connue et pourtant si intéressante. Les rivages du département de la Manche pré- sentent surtout des Coléoptères fort remarquables et méritent d’être explo- rés. Combien n’y a-t-il pas de curieux Staphylinides à recueillir sur des plages se trouvent aussi haut vers le nord des espèces comme Cicin- dela littoralis (Carteret), trisignata (Avranches), Amara rufipes (Cabourg- Calv.), Bembidium scutellare, caraboides, Ochthebius punctatus (Moiïdray), Bledius taurus (Mont Saint-Michel), et tant d’autres !

Du reste, la suite de ces notices le prouvera mieux que je ne le pour- rais dire, puisque, par exemple, le seul genre A/eochara m'a fourni, cette année même, deux espèces maritimes nouvelles,

Ces deux Aleochara appartiennent au groupe composé par M. Kraatz et MM. Rey et Mulsant, avec obscurella Grav. et deux espèces voisines, grisea Kraatz et albopila Rey et Muls.

Voici le tableau synoptique de leurs caractères différentiels ; j'en écarte albopila étrangère à la Normandie et qui m'est inconnue (1).

I. Tête, corselet et élytres assez brillants, ponctuation grosse et pro- LORARN RE SV AANPRL, PA, ER US ts ee SRE DPTSCIE IT. Corps mat; abdomen seulement assez brillant, ponc- tuation formée de points visiblement écartés, un peu effacés.

A. Antennes brunes, un peu plus longues que la tête ; pubescence longue et soyeuse; septième segment inférieur triangulaire chez le &. . . . . . . . . . obscurella.

B. Antennes épaisses, noires, de la longueur de la tête et du corselet, pubescence plus rare; septième segment inférieur obtusément arrondi chez le & . algarum. IL. Antennes d’un tiers plus longues que la tête et le cor- selet, assez grêles ; ponctuation extrêmement fine et serrée; /LAIle DELIE à - o +. « s à » sa + » ee © 2 DOUPIINAESL,

(1) Suivant M. Kraatz, qui dit en avoir reçu un exemplaire typique de M. Rey lui-même, elle serait plus voisine de grisea Kr. que d'obscurella Grav., et remar- quable par sa ponctuation encore plus grosse et plus visible (Naturg., 11, 97, note). M. Fairmaire (Faune. Fr., I, 411) lui donne pour longueur seulement 3 millimètres ; il y a sans doute erreur, car M. Kraatz (loc. cit.) ne l'indique pas plus petite que grisea qui a plus de 4 millim., ou bien la longueur aurait été prise sur de très pelits individus 4.

99 FAUVEL.

4. ALEOCHARA ALGARUM. Atra, nnaximè opaca, pube brevi, grisea vestila, antennis pedibusque piceis, tarsis rufis, elytris thoracis longitu- dine, parce obsoleteque punctatis, abdomine parallelo, anterius parce, suprà punclalo, proslernis ferè lœvigato. Long. 8 4/4 (4). 5 mill. (Q). (PI. 2, fig. 40, 11, 12.)

Faciès d'Al. grisea Kraatz. Remarquable par la longeur de ses anten- nes, leur coloration, sa pubescence d’un gris verdâtre, plus écartée, la partie antérieure du corps très mate, et la ponctuation écartée de l’abdo- men. Antennes d’un noir profond, épaisses, de la longueur de la tête et du corselet, articles 2-3 allongés, troisième légèrement plus court que le deuxième, les suivants devenant peu à peu plus larges, les derniers visi- blement transversaux; dernier article assez allongé, conique. Tête offrant de gros points écartés et peu visibles. Corselet à peine moitié plus large que long, côtés fortement arrondis, angles antérieurs marqués, postérieurs arrondis ; ligne médiane très fine, visible seulement à un certain jour ; ponctuation moins forte, plus serrée que sur la tête, mais comme effacée. Élytres de la longueur du corselet, ponctuées comme ce dernier. Abdo- men très peu brillant, segments antérieurs offrant surtout sur leur bord externe des points assez gros, distants; les deux derniers n’ayant que quelques gros points épars; paraissant entièrement chagriné à un fort grossissement. Pattes d’un noir de poix, genoux et tarses plus clairs.

d' plus petit; septième segment inférieur de l’abdomen subarrondi, un peu sinué de chaque côté.

Sous les amas d’algues marines au pied des falaises du littoral; juillet à septembre. Luc-sur-Mer, Langrune, etc. (Calvados); Mont-Saint- Michel (Manche); Saint-Malo (Ille-et-Vilaine). g très rare, © peu commune.

Espèce peu agile, se trouvant toujours en compagnie des Al. grisea Kraatz et bilineata Gyll. ; mais jamais avec obscurella Gray.

C'est évidemment aux grands exemplaires © de cette espèce, que M. Kraatz (loc. cit.) fait allusion dans sa note sur obscurella. Il n’est pas douteux qu’elle existe sur toutes nos côtes septentrionales et jusque dans la mer du Nord.

2, ALEOCHARA GODELINAISI. Minima, atra, opaca, pube brevi, cras- siuscula, grisea densius vestila, antennis elongatis, piceis, pedibus tar- sisque rufescentibus, elytris thorace ferè tertià parte longioribus, crebre subtilissimè punclatis , abdomine parallelo, suprà densè subtiliter punc- tato. Long. 2 3/4 à 3 mill.

Aléochariens nouveaux ou peu connus, elc. 93

Ayant un peu la forme d’une Homalota, mais le faciès des espèces du groupe. Remarquable par sa pubescence grise, soyeuse et serrée, moins longue que chez les précédentes, sa ponctuation très fine, ses antennes plus grêles et allongées, et la ponctuation serrée de tout l'abdomen. D'un noir mat. Antennes d’un brun de poix, d’un tiers environ plus longues que la tête et le corselet; deuxième article d’un tiers plus long que le troisième, quatrième à peine plus court que ce dernier, articles 4-10 visi- blement plus longs que larges, dernier allongé, subacuminé, moitié plus long que le précédent. Tête à ponctuation serrée, visible. Corselet d’un tiers plus étroit que les élytres, légèrement transversal, côtés faiblement parallèles, rétrécis notablement en avant, à partir du premier tiers anté- rieur, ils forment un angle effacé; angles antérieurs et postérieurs marqués; assez convexe, à la base une large, mais faible impression en forme de fossette; ponctuation très fine et serrée. Élytres à peine d’un tiers plus longues que le corselet, parallèles, à ponctuation encore un peu plus fine, à fine pubescence grise et soyeuse; bord externe finement rou- geâtre. Abdomen parallèle, très peu brillant, densément pubescent; seg- ments antérieurs à ponctuation serrée et plus visible sur le bord externe, les deux derniers très finement et densément ponctués. Pattes roussâtres, cuisses postérieures rembrunies ; tarses plus clairs,

Différences sexuelles non apparentes.

Cette curieuse espèce n'offre pas tous les caractères des A/eochara, entre autres le petit article supplémentaire des palpes maxillaires fait défaut. Mais sa forme générale, très voisine de grisea et algarum, ne per- met de la placer dans aucun autre genre.

Avec l’espèce précédente et dans les mêmes conditions ; septembre.

Saint-Malo (Ille-et-Vilaine).

Je l’ai reçue en nombre de M. l'abbé de la Godelinais, ami et collègue plein de zèle, à qui je dois plusieurs Staphylinides remarquables; je suis heureux de la lui dédier en témoignage de ma reconnaissance.

Su

FAUVEL. Aléochariens nouveaux ou peu connus, etc.

EXPLICATION DES FIGURES 40 À 4/4 DE LA PLANCHE 2*.

Caractères sexuels d’Aleochara.

Fig. 140. Dernier segment abdominal d'Al. obscurella Grav. d.

11. Dernier segment abdominal d'Al. algarum G:. 12. Dernier segment abdominal d’AL. grisea Kraatz.

Larve de Leptusa fumida Er.

13. Palpe maxillaire. 13 a. Antenne. 13 b. Huitième et neuvième segments abdominaux.

44. Larve du Phylosus nigriventris Chevr., et à côté mesure de sa grandeur naturelle.

44 a. Mandibule. 44 b. Antenne.

14 c. Segment abdominal vu en dessous.

14 d. Huitième et neuvième segments abdominaux vus de profil 44 e. Jambe et ongle postérieurs.

44 f. Mâchoire et palpe maxillaire.

14 g. Ocelle.

See © ©-Q-Q-Q-dene—

NOTE

SUR DES

LARVES DE DIPTÈRES DÉVELOPPÉES DANS DES TUMEURS

D'APPARENCE FURONCULEUSE

AU SÉNÉGAL.

Par MM. COQUEREL Er MONDIÈRE,

Chirurgiens de la Marine Impériale.

(Séance du 11 Décembre 1861.)

S L.

La plupart des observations de larves d'OEstrides se développant au sein des tissus de l’homme nous viennent de l'Amérique méridionale. Nous faisions remarquer ce fait singulier dans une note publiée dans la Revue et Magasin de Zoologie, n. 8, 1859, à propos du Ver macaque de Cayenne et du Ver moyocuil du Mexique. Tout récemment, notre ami et collègue, le docteur Laboulbène, donnait dans nos Annales (1861, p. 249) la figure et la description d'une larve d’CEstride provenant encore de Cayenne.

Les habitants de l’ancien continent ne sont pas cependant à l’abri des attaques de ces hôtes insolites, Nous venons faire connaître aujourd’hui des faits analogues observés au Sénégal.

Au mois de mai 1861, l’un de nous (M. Mondière) fut chargé du ser- vice médical d’un poste qu’on établissait sur la côte d'Afrique, à une dizaine de lieues de Gorée, à Portudal (Sali des indigènes). Au mois de juillet, époque de Fhivernage, lors de l'apparition des premières pluies, plusieurs cas de larves parasites furent constatés.

Deux militaires se présentèrent porteurs de tumeurs d’apparence furon- culeuse, rouges, dures, acuminées, sans indice de fluctuation. Chez l’un, elles étaient situées, au nombre de deux, à l’avant-bras; chez l’autre, il y en avait huit sur la partie postérieure de l’épaule gauche.

Un garde du génie, qui se plaignait d'avoir été piqué au coude, offrait en ce point une éminence semblable.

Enfin, chez deux autres militaires, cinq tumeurs occupaient la jambe et le pied.

Les hommes atteints de cette curieuse affection se souvenaient d'avoir éprouvé, à un certain moment, à l'endroit lésé, une sensation {rès analo-

96 COQUEREL ET MONDIÈRE.

gue à celle d’une piqûre de moustique. Le premier résultat de cette piqûre est une légère saillie de la peau, avec accompagnement d’une démangeai- son assez vive mais très supportable.

Le deuxième jour, la tumeur est plus marquée, rouge, dure, sans fluc- tuation. Elle augmente progressivement de volume, jusqu’à atteindre celui d’une petite noix.

Le cinquième jour, la peau s’amincit et un orifice très étroit se montre à son sommet.

Le sixième jour, l’orifice augmente jusqu’à avoir un diamètre de deux à trois millimètres. Les bords sont lisses, comme muqueux, et la pression en fait sortir un liquide séro-sanguinolent. Au fond de cet orifice on voit s’agiter lentement l'extrémité postérieure du ver. On le retire par un léger effort, au moyen d’une pince à dissection.

Dès que le ver est sorti, la tumeur diminue et disparaît tout à fait le dixième ou le douzième jour.

A la même époque, une chienne épagneule qui vivait dans le poste pré- senta des tumeurs qui renfermaient des larves semblables à celles observées chez les hommes, sa peau était criblée par une centaine de ces vers. Elle mourut au bout de quelques jours; comme on pouvait le prévoir, toutes les larves furent perdues et leur métamorphose ne put être observée.

Cette singulière affection est connue des indigènes, qui savent très bien extraire les larves qui les tourmentent et viennent souvent se loger dans les tissus du scrotum de ces malheureux. Ils prétendent que ces vers sont produits par une petite mouche très commune à Portudal. Cette mouche pondrait ses œufs dans le sable humide, le ver y séjournerait jusqu’au moment où, profitant du repos d’un homme étendu sur le sol, il s’intro- duirait dans la peau de sa victime. Il n’est pas besoin d’insister sur les détails de ce récit pour en signaler les erreurs. Il est évident que les larves du Diptère du Sénégal ont été déposées dans la peau, ou que les œufs ont été fixés à quelque poil de cette membrane dès leur origine el que les vers ne peuvent vivre ailleurs. Les Diptères, auxquels les noirs du Sénégal attribuent des instincts si féroces, appartiennent à un groupe de Muscides qui ne se nourrit que du suc des fleurs (1).

(1) Ce Diptère, que M. Bigot, notre savant collègue, a bien voulu examiner avec sa bienveillance habituelle, appartient au genre Idia Meig., Macq. Il paraît être très voisin de la Rhinia testacea Rob.-Desv., de l’Ile-de-France, mais il s’en distingue par la coloration des pieds. Voici la description de cette Muscide; M. Bigot a bien voulu la rédiger et je me fais un plaisir de lui dédier cette espèce qui paraît nou- velle :

InrA Bicor: Coquerel. Thorax verdâtre-bronzé. Slyle à extrémité brunâtre, naraît nu? Palpes testacés, trompe noirâtre. Face noire. namfsie atanniment

Larves de Diplère développées chez l'homme. 97

S IL.

Voici la description de la larve :

Dimensions : Long. 44 mill., larg. (du cinquième segment) 4 mill.

LarvE. Cylindrique, atténuée vers l'extrémité antérieure, renflée au milieu, légèrement contournée en $S, en sorte que l'extrémité postérieure qui est obliquement tronquée et légèrement fléchie en arrière, se trouve dirigée de ce côté, tandis que l'extrémité céphalique s'incline dans une direction opposée.

Formée de onze segments.

Le premier segment (segment céphalique) (pl. 3, fig. 4 b et 1 c), pré- sente deux appendices antennaires globuleux, offrant deux points ocelli- formes (fig. 1 6, x); au dessous se remarquent deux appendices analogues (palpes?) plus petits, munis de quelques épines très fines vers leur bord interne, et réunis inférieurement par une languette de forme triangu- laire. Entre ces organes apparaissent les crochets buccaux noirs, cornés, très aigus, légèrement recourbés en dehors. Vers le bord postérieur se trouve le bourrelet jaunâtre des stigmates antérieurs, sur la disposition desquels nous reviendrons plus loin. Ce segment est armé de très petites épines éparses, peu serrées, un peu plus nombreuses et plus fortes en arrière.

Les segments suivants augmentent progressivement de volume jusqu’au sixième. En ce point le corps commence à s’infléchir doucement en arrière et les anneaux diminuent un peu de volume. Ils sont munis de petites épines noires, triangulaires, courtes, à pointe dirigée en bas, plus abondantes et plus fortes snr les côtés et le long du bord supérieur. Les mieux armés sont les septième et sixième, surtout sur la face ventrale une bande d’épines placée transversalement sépare le segment en deux

nâtre, granuleuse ou chagrinée, principalement sur les côtés avec quelques reflets gris entre les granulalions. Joues d’un noir lisse. Yeux rougeâtres. Thorax d’un cui- vreux assez obscur, couvert de lignes ponctuées noirâtres peu distinctes. Flances lon- gitudinalement traversés par une large bande d’un blanc jaunâtre. Poitrine d’un noir-cuivreux. Cuilleron et balanciers d’un blanc jaunâtre. Abdomen entièrement d’un testacé pâle, couvert de poils très courts, très clair-semés, noirs, insérés chacun sur un petit point brunâtre. Pieds testacés; extrémités des tibias antérieurs très légèrement brunâtres; tarses verdâtres, à base un peu plus pâle; pieds intermé- diaires semblables; tarses postérieurs d’un testacé foncé, à extrémité noirâtre. Ailes presque hyalines, base, bord externe, nervures d’un testacé pâle. Extrémité portant une petite tache diffuse grisâtre. 4 Q.

98 COQUEREL ET MONDIÈRE.

parties, dont la supérieure, plus étroite, est munie d’épines formant un amas triangulaire situé sur la ligne médiane, et dont l’inférieure plus grande, offre une masse pareille étranglée vers son milieu, et quelque- fois même séparée en deux parties latérales. Un vestige de cette disposi- tion se remarque sur les autres segments, mais sur le neuvième les épines sont déjà moins serrées et plus petites. Sur les suivants elles disparaissent presque complétement. Il existe quelques plis latéraux plus prononcés sur les derniers segments.

Le dixième, cylindrique, nu, reçoit dans son intérieur le onzième et dernier (segment stigmatique); il est cylindrique et souvent légèrement rénflé, surtout chez les jeunes larves, d’où résulte que chez ces dernières, les deux derniers segments réunis présentent un aspect de massue.

-

Stigmates. Les stigmales postérieurs ne sont pas renfermés dans une caverne comme dans beaucoup d’OEstrides, ils sont placés tout à fait superficiellement dans une très légère dépression terminale du onzième segment (fig. 1 d). Ils se présentent, de chaque côté, sous la forme d’une plaque cornée, d’un fauve foncé, munie de trois boutonnières à bords cornés, fortement contournés (fig. 4 f).

Les lèvres de ces boutonnières, examinées à un très fort grossissement, me paraissent complétement fermées par une membrane. Ce qui me paraît confirmer cette manière de voir, c’est qu’en comprimant les larves dans une direction quelconque, il est toujours impossible de faire suinter, par ces prétendues ouvertures, la plus petite goutte du liquide dont leurs tis- sus sont imprégnés.

La grande plaque cornée n’est qu’un cadre qui sert à soutenir à l’exté- rieur les extrémités des trois stigmates: ceux-ci communiquent à une poche commune, jaunâtre, membraneuse, d’un tissu, très serré et proba- blement élastique, qui vient s’insérer par un bourrelet circulaire sur l’ex- trémité des grandes trachées. J'ai figuré cette disposition (fig. 1 g). On voit (en x) une anastomose avec le système trachéal du côté opposé.

Stigmates antérieurs. Is sont situés au bord postérieur du premier segment et se présentent sous la forme d’une masse mamelonnée. Comme pour les stigmates postérieurs, on trouve encore ici une poche membra- neuse qui communique avec la grande trachée par sa partie inférieure ; mais ici, au lieu des boutonnières, on remarque des ampoules circulaires disposées de la manière la plus élégante et fixées à un cadre corné qui prévient sans doute leur affaissement. Il y a six ampoules de chaque côté (fig. 1 h).

Si nos observations sont exactes, comme le système respiratoire de nos larves ne communique à l'extérieur que par les appareils que nous venons

Larves de Dipière développées chez l'homme. 99

de décrire, ce système serait clos de toutes parts, ce serait au travers des membranes qui forment d’une part les boutonnières des stigmates infé- rieurs, et qui constituent de l’autre les ampoules terminales des stigmates supérieurs, que s’effectuerait l'échange de gaz qui constitue l'acte de la respiration.

La coloration générale de la larve est d’un blanc jaunâtre qui paraît brunir plus tard, les crochets et les épines sont noirs, les stigmates anté- rieurs et postérieurs d’un brun fauve.

Comme les devoirs du médecin passent avant ceux du zoologiste, il a fallu extraire, bien entendu, toutes les larves renfermées dans les tumeurs sans pouvoir attendre leur développement complet. La mort subite de la chienne, qui portait des larves semblables, ne nous a pas permis de continuer les observations dont elle était l’objet. Nous ne pouvons done, à notre grand regret, compléter cette note par la description de la pupe et par celle de l’insecte parfait. C’est une lacune importante que les rapports que nous entretenons avec nos confrères du Sénégal nous per- mettront sans doute de combler un jour.

$ UT.

Depuis la publication de notre note sur des larves d’OEstrides observées à Cayenne et au Mexique, M. Brauer a étudié la question de la présence de larves d’OEstrides chez l’homme. Dans un premier mémoire qui a paru sous ce titre: Ueber den sogenannten Œstrus hominis, etc., in Verhandl, Zool., Botan., Wienn., Gesells., 1861, il se refuse à admettre l'existence d’un OEstre propre à l'espèce humaine; de plus, comme, d’après lui, chaque espèce attaque un Mammifère particulier, les vers observés chez l’homme pourraient bien ne pas appartenir au groupe des OEstrides. Il fait obser- ver que, dans l’état actuel de la science, il est impossible de dire à priori si l’on a affaire à une larve d’OEstride ou de tout autre Diptère, et que jamais on n’a pu encore obtenir l’insecte parfait des vers qui se dévelop- pent quelquefois dans des tumeurs chez l’homme. Il ajoute même à ce propos une phrase peu courtoise et assez mal placée dans un recueil scientifique (1).

(4) Dans ce passage (op. cit., p. 70), M. Brauer dit que Coquerel a intitulé son mémoire : Larve d'OEstride, quoiqu'il lui reste à prouver qu'il s’agit bien J’une larve de ce groupe, parce que ce titre devait piquer l'intérêt du lecteur plus que ne l’aurait fait celui de : Larve de Muscide, et que cela lui rappelle ce que dit Siebold au sujet du classement des Strepsiptères parmi les Coléoptères.

M. Brauer, dans un mémoire postérieur à celui-ci et dans lequel il classe parmi

100 COQUEREL ET MONDIÈRÉ.

Quant à la première question, celle de l'existence d’un prétendu OEstrus hominis, nous nous étions déjà prononcé à ce sujet et nous l’avions nié de la manière la plus formelle (Voy. Coquerel, Des larves de Dipt. dévelop. dans les sinus. front., etc., in Arch. gén. de médecine, mai 1858 ; et Larve d'OEstride, elc., in Rev. et Mag. de Zool., de Guérin, n. 8, 1859).

Relativement à la seconde question, M. Brauer a reconnu lui-même son erreur. Il admet aujourd’hui que certains OEstrides peuvent attaquer des animaux très différents et l’homme lui-même, et que les Vers maca- que de Cayenne et moyocuil du Mexique appartiennent au groupe des OEstrides.

Ces nouvelles conclusions se trouvent dans un mémoire sur les Larves de Culerebra (in Verhandl. de Zool., Botan., Wienn., Gesells, 1860, 777).

M. Brauer reconnaît cette fois qu'il est possible de distinguer une larve d’OEstride, et établit un genre nouveau, dans lequel il classe les Cuterebra noxialis de Goudot et cyaniventris de Macquart, nos vers de Cayenne et du Mexique et quelques autres larves dont nous donnons la liste ci-après :

M. Brauer dit à ce sujet: « Si je résume les résultats, il est établi qu’à la vérité les Cuterebra ne s’attachent à aucun animal déterminé, mais que les larves seules du genre distinct Dermatobia ont été trouvées en parasite sur des hommes, des chiens et des bêtes à cornes. En même temps que je concède ces aberrations des Dermatobia sur l'homme, je rétracte, muis seulement en partie, mes réflexions sur les observations de Goudot et de Coquerel. »

Voici le résumé des caractères que M. Brauer assigne aux larves de ces deux genres.

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LARVES DE CUTEREBRA. Larve ovalaire, comprimée, avec trois paires de tubercules latéraux, notäblement développés du troisième au neuvième segment. Peau densément couverte d’appendices écailleux qui laissent libres seulement la région buccale, les stigmates antérieurs et le onzième segment qui demeure caché. Crochets buccaux disparaissant au temps de la maturité (ils sont perdus dans le coriacement de la peau environ- nante). Corps large jusqu’au sixième segment et diminuant ensuite dou- cement. Stigmates postérieurs formant deux plaques cornées en demi- lune.

les OEstrides les larves qne j’ai décrites comme telles, ayant déclaré qu'il retracte en partie ce qu’il a dit précédemment au sujet de mes observations, j'aime à penser que les lignes que l’on vient de lire, et qui sont si peu dignes de la plume d’un écri- vain sérieux, sont comprises dans cette rétractation.

Larves de Diptères développées chez l’homme. 104

4. Cuterebra cuniculi (Clark, Essay on the bots of horses, etc., 1815).

2. Larves développées sur le Sciurus æstluans L. ‘(Brauer, op. cit., p. 67).

3. Larves de la peau du Dédelphys philander L.

h. Larves de la peau du Thomomys borealis Richards. (Leidy), N. Amé- rique (Brauer OEstrus hom., etc., p. 69).

LARVES DE DERMATOBIA. Larve pyriforme allongée, partie antérieure plus épaisse que la postérieure. Celle-ci plus ou moins grêle, rapidement amincie à partir du septième segment en col de cygne (chez les jeunes larves). Bourrelets latéraux indislincts aux segments antérieurs, bien mar- qués à partir du septième et du neuvième segment. Peau nue, à l’excep- tion de queiques rangées d’épines au bord antérieur des segments ou en travers sur la partie dorsale, ou au bord postérieur, Épines un peu arquées, noires, transparentes. Au temps de la maturité quelques mame- lons en dessus deviennent cornés. On n’a rien remarqué sur les crochets buccaux qui ont toujours été vus. Stigmates postérieurs comme chez les OEstrus.

4. Larve de la Cuterebra noxialis. Sur des bœufs, des chiens et sur l’homme, Nouvelle-Grenale (Goudot, Ann. Sc. Nat., 1845, p. 221), figure de la larve reproduite par nous, Note sur une larve d'OEstr., elc., in Rev. et Mag. de Zool. de Guérin, 1859, n. 8, pl. 12, fig. 2.

2. Ver macaque de Cayenne. Sur l'homme (Coquerel, op. cit., p. 356, fig. in pl. 12, f. 4. 1859).

3. Ver moyocuil du Mexique. Sur le chien et sur l’homme (Coq. et Sallé, op. cit., p. 361, fig. in pl. 12, f. 4: 1859).

h. Larve provenant de la peau d’un homme, sans indication de localité (Hope, Transact. of Ent. Soc. London, V, I, 4839-1840, pl. xxx, f. 5), figure reproduite par nous (op. cit., pl. 42, £ 3).

5. Larve de la peau de l'homme à Costa-Rica (Grube, Wiegmann, Arch., 4860, 1, tab. I, 4, 5).

6. Larve de la peau de l’homme à Cayenne. Laboulbène (Ann. Soc. Ent. de France, 1861, p. 249,.pl. 7, f. 149). Nous croyons que cette larve, dont notre ami M. Laboulbène à donné une excellente figure, rentre dans le groupe élabli par M. Brauer.

Série, TOME Il. ñ

402 COQUEREL ET MONDIÈRE.

S IV.

Il nous reste à étudier la question suivante : A quel groupe de Diptère